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Revue de presse du jeudi 17 mars 2011

Profs stagiaires – Profs du privé – Grand écart - Auto-satisfaction et xyloglossie

Profs stagiaires
Heureuse initiative de LibéLyon qui (re) donne la parole aux profs stagiaires.Dans une actualité chargée, il est vrai qu’on ne les entendait plus après un moment (trop bref) où les médias s’étaient intéressés à leur situation. Ce serait une erreur de penser que c’est parce qu’ils allaient mieux ou que leur situation s’était brusquement améliorée. Non ! Tout simplement car pour témoigner, il faut du temps et la liberté de le faire. Et ils ne disposent ni de l’un ni de l’autre.
La liberté ? Beaucoup disent qu’ils «  ressentent une pression forte et craignent de ne pas être titularisés à la rentrée  ». Ce qui explique d’ailleurs la difficulté des journalistes à recueillir des témoignages et le fait que cet article ne comporte aucun nom ni même prénom. Le temps ? de nombreux profs stagiaires vivent «  en apnée », incapables de prendre du recul. C’est ce que dit une stagiaire en maths “je ne m’arrête jamais de travailler et suis complètement débordée, la semaine comme le week-end. Je n’ai donc pas le temps de prendre de recul nécessaire sur ma pratique pour essayer de progresser et de ne pas reproduire les mêmes erreurs, c’est terriblement frustrant et culpabilisant.”.
Ils dénoncent aussi l’aberration et l’impréparation de la maigre formation qui leur est dispensée. “La formation massée qui nous est offerte actuellement est intéressante mais arrive beaucoup trop tard. Pourquoi nous apprendre à gérer l’entrée en classe et la préparation d’une séquence cinq mois après la rentrée, au lieu de l’avoir fait au début de l’année ? ” dit l’un d’entre eux (rappelons que les modalités de formation diffèrent grandement d’une académie à l’autre).
On a évoqué en début d’année les démissions d’un certain nombre de nouveaux enseignants. Mais le résultat, pour ceux qui restent, c’est aussi de fabriquer des profs désabusés (voire déjà cyniques) et cette conséquence est désastreuse car elle engendre de la méfiance vis-à-vis de toute innovation. Écoutons encore la parole d’une de ces stagiaires : “Je résiste, tout le temps, à la tentation de changer de métier et de démissionner. Je tiens parce que j’aime ce métier et j’aime le partage avec les élèves.Mais ce faisant, je sais que je fais le jeu de l’Etat... Malheureusement c’est ce qui est voulu : qu’on se débrouille, qu’on bricole des cours, malgré le manque de formation, juste parce qu’on aime enseigner. Ils comptent sur notre bonne conscience, et ils ont gagné. C’est honteux de la part d’un État qui se dit démocratique, civil et responsable vis-à-vis de ses citoyens !
En complément de cet article sur les stagiaires et les méfaits du nouveau dispositif de formation, je vous invite à lire la tribune d’André Ouzoulias dans le journal du SNUipp. Celui-ci dévoile, selon son expression le “pot aux roses sur les mobiles réels des choix gouvernementaux concernant l’intitulé de l’épreuve "Agir en fonctionnaire..." (l’objectif réel est selon lui d’éviter de recruter des désobéisseurs) et les dates des épreuves d’admissibilité au début de M2 (ne pas donner un point d’appui aux syndicats pour la revendication d’une formation rémunérée). A lire et à débattre.

Profs du privé
Loin de l’image du prof bigot et traditionnaliste qui traîne encore dans certaines têtes, les profs du privé ressemblent beaucoup à ceux du public. C’est ce que nous apprend une enquête de l’IFOP dont Le Figaro et La Croix (évidemment) rendent compte.
Seulement 1% des enseignants a fait le choix du privé avec une motivation religieuse. Leur vision de l’éducation se rapproche beaucoup de celle des enseignants du public. Si les professeurs considèrent que leur métier est enrichissant et permet de se sentir utile, des difficultés croissantes sont mises en avant. Elles sont d’abord liées au manque de moyens et à l’absence de suivi des parents, à l’augmentation des élèves en échec scolaire et à l’indiscipline. Leurs préoccupations sont semblables sur ces points à celles des enseignants du public. Pour 57% d’entre eux, les problèmes d’indiscipline sont les mêmes dans le privé et dans le public.
On notera aussi que les enseignants du privé plébiscitent le sens de la pédagogie et la patience, puis le sens du relationnel, devant la maîtrise de la discipline. Le plaisir d’enseigner et celui de faire évoluer les élèves constituent les principales motivations au moment de choisir ce métier. 82% affirment d’ailleurs qu’ils choisiraient de nouveau ce métier si c’était à refaire. Mais, paradoxalement, malgré cela, le privé peine à recruter . Lors de la session 2010 qui s’est déroulée au printemps, le nombre d’inscrits au concours de recrutement de l’enseignement privé a baissé de 27% dans le premier degré (écoles) et de 21% dans le second degré (collèges, lycées). Alors que dans le même temps, 50% des professeurs vont prendre leur retraite d’ici à 2020. Comment expliquer ce risque de pénurie ? Malgré les éléments positifs de ce sondage, le manque de reconnaissance semble être un des freins principaux : 88% des professeurs considèrent que leur métier "n’est pas reconnu aux yeux de tous" et est "socialement dévalorisé". Et ce constat est bien le même dans le public…

Grand écart
Entre les déclarations de ceux qui dans le même parti, évoquent les “bateaux” pour les immigrés, font des “blagues” racistes ou qui sont dans une logique uniquement sécuritaire et les conclusions de ce rapport, il y a plus qu’un grand écart, il y a un gouffre…
Fabienne Keller, sénatrice UMP (et ancienne maire de Strasbourg), a rendu public, mercredi 16 mars, au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective son rapport sur «  L’avenir des “années-collège" dans les quartiers sensibles. ». Et le moins qu’on puisse dire est que ce rapport est en décalage avec le climat malsain de ses congénères de l’UMP. Loin de toute stigmatisation, la première caractéristique de ce rapport est une approche résolument respectueuse de la réalité des quartiers et de ses habitants, sans en cacher pour autant les aspects sombres. Il est nécessaire et urgent, résume Fabienne Keller, de porter "un autre regard sur les quartiers fragiles".
Pour favoriser une évolution positive, qui pourrait être, estime la sénatrice, "l’affaire d’une génération", le rapport énumère une vingtaine de "leviers d’action" qui portent à la fois sur la politique de la ville et la politique éducative. La sénatrice estime que les collèges "assurent globalement très bien leur mission" grâce à des équipes "engagées, où jeunesse des enseignants rime avec implication et volontarisme". Cependant, outre que le travail de ces enseignants est "peu reconnu", les dispositifs scolaires existants "ne sont pas à la hauteur de l’enjeu", estime-t-elle. Parmi les leviers, le rapport se situe résolument du côté du socle commun et de la défense des " travaux interdisciplinaires, des projets et classes à thèmes". Autre levier qui comme le remarque Luc Cédelle, du Monde va faire grincer des dents sa famille politique. En effet, afin d’effectuer "l’indispensable travail de mémoire" auprès de collégiens issus des immigrations africaines ou maghrébines, son rapport propose d’écrire. "une histoire commune" des jeunes de banlieue . Selon Mme Keller "on peut pour cela s’inspirer du précédent du manuel d’histoire franco-allemand, c’est-à-dire réaliser, en réunissant des historiens français et africains, une histoire croisée qui peut contribuer à l’établissement d’une conscience commune franco-africaine".

Auto-satisfaction et xyloglossie
Merci, Monsieur Chatel… Si, si sincèrement, Merci…
Les syndicats et les autres organisations (dont le CRAP-Cahiers Pédagogiques), réunis dans le collectif “Une école, notre avenir qui avaient d’éventuelle inquiétudes sur la mobilisation pour la nouvelle journée d’actions prévue le 19 mars peuvent vous remercier. Votre interview dans le NouvelObs.com est un modèle du genre. Pas un poil d’autocritique, que de l’autosatisfaction. Vous y affirmez que “Nous n’avons jamais autant investi pour l’éducation.” (la Dépense Intérieure d’Éducation/PIB, faut il le rappeler, ne cesse de baisser…). Vous affirmez même que “nous avons 35.000 professeurs de plus en 2011 qu’en 1990 alors qu’il y a 500.000 élèves en moins ” (la manip’ qui a permis de ressortir à la fin de l’année dernière un bon nombre d’“équivalents-temps plein” trouve ici sa justification). Le bouquet final de cette interview vient avec le couplet sur la réforme de la formation des enseignants. Vous y affirmez “Je trouve injustes ces critiques. Avec la réforme, nous élevons le niveau de la formation initiale en recrutant à bac+ 5 au lieu de bac +4. Certes, une partie des reçus au concours en 2010 ont dû prendre en charge des classes directement, mais c’est une étape de transition. Dès 2011, les admissibles aux concours auront un stage pratique dans un établissement avant de passer l’oral.” (formateur à l’IUFM et intervenant en M1 et M2, j’hésite entre les larmes et le rire nerveux…).
Merci donc, de contribuer à la mobilisation pour cette journée du 19 mars . Quant à la Xyloglossie , appelée aussi Xylolalie , voici quelques liens ici ou , pour vous perfectionner dans cette discipline. Mais est-ce vraiment nécessaire ?

Bonne Lecture...


Libération.fr du 17/03/11(certains articles payants)

Les profs stagiaires témoignent de "l’aberration" de leur situation
Jusque là, ils n’avaient «  pas osé ni trouvé le temps » de se plaindre de l’ « aberration » de leur situation : à la rentrée de septembre, des milliers de jeunes profs ont été propulsés sans formation à l’enseignement, et à temps plein, devant des classes souvent surchargées. Conséquence de cette réforme de la formation des enseignants : surmenés, déboussolés, de nombreux profs stagiaires vivent « en apnée », incapables de prendre du recul. Ce matin, réunis à l’IUFM de Lyon qui les accueille pour une courte formation, ils ont décidé de lever la tête du guidon pour témoigner de leur situation. Libé Lyon publie certains de ces témoignages. Ils sont anonymes car ces jeunes profs «  ressentent une pression forte et craignent de ne pas être titularisés à la rentrée ».
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Des collèges option bohême
En Seine-Saint-Denis, des artistes infiltrent les établissements scolaires, invitant les ados à participer à leur travail.
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Le Figaro du 17/03/11

Les enseignants du privé satisfaits de leur métier
Leur vision de l’éducation se rapproche de celle des enseignants du public.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 17/03/11

"Le français a toutes les ressources nécessaires pour se réinventer"
A l’occasion de la Semaine internationale de la langue française et de la Francophonie, Xavier North, agrégé, normalien et délégué général à la langue française et aux langues de France, se félicite de la progression du français à travers le monde. Et réfute, au passage, l’idée selon laquelle la langue de Molière, trop figée, courrait un danger face à l’anglais.
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Luc Bérille : "L’UNSA doit oeuvrer au rassemblement de la famille réformiste"
Luc Bérille, 53 ans, sera élu, jeudi 17 mars, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA). Ce Savoyard, instituteur de formation, a été huit ans à la tête du syndicat des enseignants de l’UNSA. Il succède à Alain Olive, 61 ans, qui a marqué, pendant plus de seize ans, par sa finesse et son ouverture, le syndicalisme français.
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Fabienne Keller, sénatrice UMP, prône "un autre regard sur les quartiers fragiles"
Sénatrice (UMP) du Bas-Rhin et ancienne maire de Strasbourg, Fabienne Keller devait rendre public, mercredi 16 mars, au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective son rapport sur "L’avenir des années-collège" dans les territoires urbains sensibles.
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L’Humanité du 17/03/11

Site inaccessible


Le Parisien (certains articles payants) du 17/03/11

ALTERNANCE : Les formations courtes sont très prisées des entreprises
Souvent craints par les étudiants qui souhaitent se rassurer en optant pour des formations en bac + 5, les cursus plus courts, en bac + 2 ou + 3, offrent de belles possibilités d’intégration professionnelle. Le point avec deux employeurs.
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France Soir du 17/03/11

Rien vu...


La Croix du 17/03/11

L’enseignement catholique est-il confronté à une crise des vocations ?
Confronté à des difficultés de recrutement, l’enseignement catholique a lancé jeudi 17 mars à Paris une campagne nationale de communication en direction des étudiants. Objectif : valoriser le métier de professeur et attirer ainsi de nouveaux candidats aux concours
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Les échos (certains articles payants) du 17/03/11

Des parents contestent en justice l’emploi du temps de leur fils
Les parents d’un élève de terminale ont contesté jeudi devant le tribunal administratif d’Orléans l’emploi du temps de leur fils, qui prévoit des cours le mercredi après-midi et l’empêche ainsi de participer aux activités sportives de son lycée.
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Un rapport propose d’écrire "une histoire commune des jeunes de banlieue"
Un rapport parlementaire publié mercredi préconise la rédaction par des historiens d’un ouvrage scolaire sur "l’histoire commune des jeunes de banlieue", "partagée entre Français, Maghrébins et Africains", notamment pour éviter "un enfermement des collèges de banlieue dans les ghettos urbains".
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20 minutes du 17/03/11

L’enseignement catholique peine à recruter
L’enseignement catholique, confronté à de nombreux départs en retraite et une hausse des inscriptions d’élèves, peine à recruter des enseignants, une désaffection qui pourrait remettre en cause la croissance d’un secteur accueillant deux millions d’élèves.
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Rue89 du 17/03/11

Rien vu...


Ouest-France du 17/03/11

Rien vu...


Le Journal du Dimanche du 17/03/11

Japon : Comment expliquer la crise nucléaire aux enfants ?
Alors que les médias français relayent chaque jour les étapes du drame humain qui se joue dans l’archipel nippon, le regard des enfants face à cette crise pose question. Confrontés à une succession d’images souvent marquantes, ces téléspectateurs en bas âge peuvent éprouver une certaine incompréhension mêlée à un sentiment d’angoisse. Le discours pédagogique de l’instituteur et l’écoute des parents doivent encadrer ce public sensible.
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Le Nouvel Obs Permanent du 17/03/11

Luc Chatel défend son bilan : "Le faux argument des suppressions de postes"
A deux jours de la mobilisation des enseignants, le ministre de l’Education nationale s’explique.
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L’Express.fr du 17/03/11

Rien vu...


Le Café Pédagogique du 17/03/11

Fabienne Keller veut dessiner un avenir aux collégiens des ZUS
Peut-on être à l’UMP et tenir un discours nuancé sur les jeunes issus de l’immigration ? C’est ce que fait la sénatrice Fabienne Keller. Remis le 16 mars 2011, son rapport sur "l’avenir des "années collège" dans les territoires urbains sensibles" propose une approche globale de l’avenir de ces jeunes avec l’objectif de "banaliser" ces quartiers c’est à dire de rompre avec la stigmatisation et la ghettoïsation. Pour construire cet avenir, les collèges sont en première ligne.
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Pour le Snpden, c’est le ministère qui menace la réforme du lycée
Pour le premier syndicat de personnels de direction, la reprise de moyens par les académies menace directement la réforme du lycée.
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Médiapart (accès payant) du 17/03/11

« Couvre-feu scolaire » à Asnières et Gennevilliers
Après les affrontements dans les Hauts-de-Seine, les élèves d’Asnières scolarisés à Gennevilliers et ceux de Gennevilliers scolarisés à Asnières ont été priés de rester chez eux. Un pas supplémentaire dans la bunkerisation des établissements scolaires où s’installent sas de sécurité, grilles surélevées et caméras de surveillance. Comme si c’était la seule réponse aux problèmes de l’école.
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Slate.fr du 17/03/11

Rien vu...


ÉducPros du 17/03/11

Le plagiat est-il une arme de destruction massive ? Le billet de Christine Vaufrey
"La guerre semble en effet bel et bien déclarée. Les universités lyonnaises utilisent le logiciel Compilatio qui détecte automatiquement les similitudes entre textes. Des acteurs publics tel un ministre allemand, un journaliste romancier français son accusés de plagiat dans leurs oeuvres. [...] Le plagiat semble donc bien miner la crédibilité des études universitaires et de la qualité des travaux qui y sont réalisés", écrit Christine Vaufrey sur son blog. "Pour lutter contre ce fléau, Madame Pécresse propose (discrètement, sur une page Facebook) une “charte de déontologie sur le plagiat dans les thèses”. Si Madame Pécresse pense que cela va suffire à éradiquer le fléau et à éviter le conflit, nous pouvons lui dire aimablement qu’elle se trompe."
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VousNousIls du 17/03/11

Le SE-Unsa lance un appel pour améliorer la réussite au collège
Le syn­di­cat ensei­gnant SE-Unsa a lancé jeudi un appel pour "amé­lio­rer les condi­tions d’enseignement au col­lège", notam­ment en ces­sant les sup­pres­sions de postes, a-t-il affirmé dans un communiqué.
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Luc Bérille succède à Alain Olive à la tête des syndicats autonomes Unsa
L’enseignant Luc Bérille, 53 ans, a été élu secré­taire géné­ral de l’Union natio­nale des syn­di­cats auto­nomes (Unsa) en rem­pla­ce­ment d’Alain Olive, a annoncé l’organisation réunie jeudi en Conseil natio­nal (CN).
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