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Revue de presse du jeudi 16 mai 2019

Loi et polémiques - Parcoursup

Deux sujets dominent l’actualité éducative aujourd’hui : l’examen de la loi sur l’école par le Sénat et les résultats de Parcoursup.


Loi et polémiques

Tout d’abord un article de NiceMatin pour présenter cette loi. Scolarité obligatoire dès trois ans, exemplarité des profs, nouveautés en classe... Le projet de loi école de Blanquer examiné au Sénat
« Le Sénat à majorité de droite a entamé mardi l’examen en première lecture du projet de loi "pour une école de la confiance", défendu par Jean-Michel Blanquer comme "profondément social", mais dont plusieurs mesures rencontrent l’opposition des parents d’élèves, des enseignants ou encore des élus locaux.
Le Sénat se prononcera mardi prochain par un vote solennel sur l’ensemble du texte, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale. »

Cette loi et les amendements proposés par les sénateurs entraînent de nombreuses réactions tant dans le milieu politique que dans le milieu éducatif.

Les sénateurs ont rétabli la suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants violents. « Les parents d’enfants difficiles ne sont pas démissionnaires, ils sont dépassés »
« Pour l’ex-ministre déléguée George Pau-Langevin, supprimer les allocations aux parents d’enfants absentéistes, comme l’a voté le Sénat mardi, ou violents, n’a pas d’impact éducatif. »

Et l’on reparle du voile des mamans accompagnant les sorties scolaires. Loi Blanquer : le débat sur le port de signes religieux lors des sorties scolaires s’invite au Sénat
« Le Palais du Luxembourg, à majorité de droite, a adopté un amendement LR visant à interdire les signes religieux ostentatoires lors des sorties scolaires. Mais rien n’assure qu’il sera maintenu dans la version finale de la loi. »

Débat : L’« école du socle » serait-elle victime d’une malédiction ?
« Pour le rapporteur de la loi Blanquer au Sénat, « l’école du socle est un beau sujet, qui mérite d’être discuté ». Beau sujet donc qu’une structure couvrant tous les niveaux de la scolarité obligatoire et les savoirs fondamentaux, mais sujet trop explosif ? »

Une analyse explosive des chiffres des évaluations nationales.
"Faire mentir les chiffres, en pédagogie aussi", par Roland Goigoux
« Un an plus tard, R. Goigoux publie un texte dont on va beaucoup parler. Revenant sur les évaluations nationales de CP et CE1 dont il analyse les résultats dans le détail, le chercheur montre comment le ministère a manipulé les chiffres afin d’orienter les résultats des évaluations, dans le but de valider la politique mise en place. Une politique qui, fondée sur un dispositif importé d’Amérique du Nord, n’a jamais été réellement exposée, ni aux profs, ni aux parents.
Goigoux revient également sur l’autoritarisme à l’œuvre rue de Grenelle et qui ruisselle sur toutes les branches hiérarchiques de l’EN, avant d’invalider la caution scientifique revendiquée par le ministère, coupable selon lui de se couper des recherches scientifiques internationales qui n’iraient pas dans son sens et utilisant les travaux du Conseil scientifique qu’il a mis en place comme bon lui semble. »

ET l’analyse de Lucien Marboeuf
Comment le ministère manipule les évaluations nationales à des fins politiques (d’après l’article de R. Goigoux)
« Hier le chercheur Roland Goigoux publiait ici-même un long article sur les évaluations nationales. Ce texte, très étayé, renvoyant à de nombreuses études internationales et nationales, analyse les résultats des évaluations de CP et de CE1 et montre comment leurs résultats ont été manipulés afin de valider la politique mise en place par le ministère. Nous nous proposons ici de mettre en avant les éléments les plus saillants de l’article de R. Goigoux. »

Limiter le nombre d’élèves par classe : une clé de la réussite scolaire ?
Dominique Lafontaine, Professeure en sciences de l’éducation, Université de Liège
“Faut-il réduire le nombre d’élèves par classe ? La question revient régulièrement sous les feux de l’actualité. Les syndicats enseignants le demandent. Depuis 2017, le ministère de l’Éducation nationale en a fait l’une de ses priorités, à travers le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire. Et, lors de la conférence de presse du 25 avril dernier, le président de la République a plaidé pour un plafond général de 24 élèves par classe de la grande section de maternelle au CE1.”


Parcoursup

Parcoursup sature une nouvelle fois sous l’afflux des connexions
« Chaque année, l’histoire se répète : le site Parcoursup sature sous l’afflux des trop nombreuses connexions. 2019 ne déroge pas à la règle. Prise d’assaut par les lycéens et étudiants qui souhaitaient découvrir leurs résultats d’admission dans l’enseignement supérieur, la plateforme d’orientation post-bac était inaccessible pour nombre de candidats après 19h. »

On peut trouver de très nombreuses réactions de lycéens sur les réseaux sociaux, relayées par les journaux.
« Parcoursup m’a tué les gars… » : déçus ou excédés, ils réagissent sur Twitter après les premières réponses
« 15 mai 2019, 19 h... Ce rendez-vous a occupé l’esprit, mercredi, de tous les candidats qui ont inscrit un vœu de formation sur la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur. Seuls, en famille ou entre amis, tous étaient derrière leur écran d’ordinateur ou de smartphone à l’heure fatidique ou le sont encore à l’heure actuelle. Soulagement pour certains, immense déception pour d’autres… Petit tour d’horizon des premières réactions. »
« Roulement de tambour… Tel un empereur romain, Parcoursup a rendu ses premières réponses vers 19h00, mercredi. Pouce haut ou bas, quelque 900.000 inscrits se sont connectés, saturant parfois le site Internet. De nombreux lycéens se sont tournés vers Twitter pour exprimer leur frustration, mais aussi leur joie ou leur déception. » A lire sur 20Minutes
Sur LCI. « Les premières réponses aux vœux d’études supérieures sont tombées en début de soirée, mercredi 15 mai, sur la plateforme Parcours. Le site était parfois saturé, face à l’afflux des connections des quelque 900.000 inscrits, dont certains ont exprimé leur frustration sur les réseaux sociaux, mais aussi leur joie ou leur déception. »

PARCOURSUP : QUE FAIRE SI TOUS MES VOEUX SONT REFUSÉS ?

Les écoles d’infirmier(e)s, formation la plus demandée sur Parcoursup : "Un vrai engouement chez les lycéens"
« Ces 326 écoles, à laquelle les élèves accédaient jusque-là sur concours, sont désormais accessibles sur dossier scolaire. Selon Jérôme Teillard, chargé de projet Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur, il s’agit de répondre à une difficulté de recrutement des infirmiers : "Les formations d’infirmiers avaient souhaité rejoindre Parcoursup précisément parce que ça apportait un surcroît d’attractivité sur des métiers difficiles et exigeants. Donc là il y a un vrai effet, un vrai engouement de la part des lycéens", constate-t-il. »

Réforme du lycée, Parcoursup... Pourquoi le coaching en orientation des lycéens est en plein essor ?
« Les familles ont de plus en plus besoin d’accompagnement pour se repérer dans le dédale des formations et dans la procédure d’orientation »

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

N° 551 - Expliciter en classe
Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau
février 2019
L’enseignement explicite, de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?