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Revue de presse du jeudi 15 décembre 2005

Aujourd’hui, les politiques écrivent sur l’école. On pourra lire en effet dans le journal Libération une tribune de Nicolas Sarkozy sur les ZEP et une autre de Jack Lang sur l’apprentissage à 14 ans.
N. Sarkozy, l’avait déjà dit par ailleurs, il veut déposer le bilan des ZEP. "Les raisons de ce revers sont triples", dit-il estimant que les moyens accordés ont été très insuffisants, qu’ils n’ont servi qu’à réduire légèrement le nombre d’élèves par classe ce qui est "sans influence sur la réussite scolaire" et qu’enfin, la politique des ZEP a "aggravé la ségrégation sociale". A ce propos, il note que "la carte scolaire n’existe plus que pour ceux qui ignorent comment la contourner".
"Les ZEP sont devenues un exemple typique des injustices que produit notre modèle social. La générosité qui soustend cette politique nous empêche de voir les effets pervers induits", ajoute-t-il.
"Plutôt que d’envoyer les meilleurs collégiens de ZEP dans des lycées de centre ville, ce qui aggravera la situation dans les établissements défavorisés, il faut fermer les établissements où se concentre un pourcentage très élevé d’élèves en difficulté et répartir ceux-ci dans les établissements environnants. C’est la seule solution pour rétablir la mixité sociale", souligne-t-il.
Jack Lang quant à lui, revient sur l’apprentissage à 14 ans. Il dénonce le renoncement et l’exclusion qui sont à l’œuvre avec cette mesure. « Même baptisé « apprenti junior » jusqu’à l’âge de 15 ans, le jeune de 14 ans est de facto éjecté du parcours scolaire commun des élèves. Qui peut croire un instant à la liberté laissée aux jeunes de pouvoir reprendre quand il le souhaite le chemin de l’enseignement classique ? Qui peut se laisser duper par la notion de volontariat ? L’apprentissage junior, c’est en fait la déscolarisation précoce pour tous les élèves issus de milieux défavorisés. C’est un voyage sans espoir de retour vers le cursus ordinaire qui est ainsi offert. » déclare t’il dans cet article. Il déclare également « Au lieu de diversifier les voies d’excellence au collège et de favoriser en milieu scolaire les pédagogies de l’alternance, la droite préfère organiser le plus tôt possible le tri social. »
Et si l’école était un des thèmes majeurs de la future campagne présidentielle ?
Attention ! avant-dernière chronique avant les vacances de Noël.
Bonne Lecture et bon courage en attendant les vacances et les fêtes...


Libération du 15/12/05

Donner la priorité aux élèves
par Nicolas SARKOZY

[...]Le bilan des ZEP a été déposé depuis longtemps... dans les cartons du ministère de l’Education nationale. Pour évaluer les établissements, celle-ci en compare les résultats, non pas aux objectifs fixés par la nation, mais à des « résultats attendus » calculés en fonction de l’origine des élèves et des catégories socioprofessionnelles des parents. Je conteste radicalement cette méthode qui est l’inverse même du principe d’égalité républicain [...]
j’ai proposé que l’on passe d’une politique où les zones sont prioritaires à une politique où ce sont les élèves qui sont prioritaires. Je me réjouis que le ministre de l’Education nationale ait repris le même principe dans les propositions qu’il vient de faire au sujet des ZEP, ce qui n’empêche pas les établissements les plus difficiles de bénéficier de beaucoup de moyens puisqu’ils accueillent beaucoup d’élèves prioritaire [...]
Plutôt que d’envoyer les meilleurs collégiens de ZEP dans les lycées de centre ville, ce qui aggravera la situation des établissements défavorisés, il faut fermer les établissements où se concentre un pourcentage très élevé d’élèves en difficulté, et répartir ceux-ci dans les établissements environnants. C’est la seule solution pour rétablir la mixité sociale et donner à tous les enfants les mêmes chances. La République n’a pas le droit d’imposer une carte scolaire si elle n’est pas capable de garantir que tous les établissements se valent. [...]
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Apprenti à 14 ans : la machine à exclure
par Jack lang

Alors que les ghettos urbains de France ont jeté à la face de nos gouvernants le mal-être des cités, le chômage de masse de génération en génération, les discriminations face à l’embauche et la sortie de l’école de 60 000 jeunes sans qualification, le Premier ministre n’a eu qu’une réponse : la fin de la scolarisation obligatoire à 16 ans. [...]
Même baptisé « apprenti junior » jusqu’à l’âge de 15 ans, le jeune de 14 ans est de facto éjecté du parcours scolaire commun des élèves. Qui peut croire un instant à la liberté laissée aux jeunes de pouvoir reprendre quand il le souhaite le chemin de l’enseignement classique ? Qui peut se laisser duper par la notion de volontariat ? L’apprentissage junior, c’est en fait la déscolarisation précoce pour tous les élèves issus de milieux défavorisés. C’est un voyage sans espoir de retour vers le cursus ordinaire qui est ainsi offert. L’exemple allemand aurait pourtant dû alerter le gouvernement. [...]
La crise des cités a servi de prétexte pour casser le collège pour tous. Au lieu d’apporter de l’espoir dans les quartiers, le gouvernement fait la seule chose qu’il sait faire : de l’idéologie. Le modèle du casseur fait des émules là où on ne l’attend pas. Au lieu de diversifier les voies d’excellence au collège et de favoriser en milieu scolaire les pédagogies de l’alternance, la droite préfère organiser le plus tôt possible le tri social. En remettant en cause l’âge de la scolarité obligatoire, la droite fabrique une nouvelle machine à exclure et à précariser. Les jeunes en échec scolaire méritent mieux que cette invention d’une nouvelle voie de relégation scolaire. L’apprentissage est une voie noble. Elle doit être un choix et non une punition. Ce rôle de l’apprentissage, le gouvernement ne l’a pas compris. [...]
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Le Figaro du 15/12/05

Le ministère rebat les cartes de l’éducation prioritaire
Finis les sigles peu compréhensibles pour le profane de ZEP ou de REP et les connotations péjoratives qui les accompagnent lorsque sont évoqués les établissements scolaires difficiles. Pour redorer leur blason, le ministre de l’Éducation nationale préfère parler d’ « éducation prioritaire
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L’Humanité du 14/12/05 (un jour de retard)

Robien comprime la carte des ZEP et le parcours des élèves
Les moyens alloués à l’éducation prioritaire seront recentrés sur environ 200 établissements, baptisés « collèges ambition réussite ». L’individualisation y sera renforcée.
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« Des établissements sortiront du réseau prioritaire »
Bruno Mer est professeur au Val-Fourré et membre du secteur « collège » au SNES, principal syndicat chez les enseignants du secondaire.
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Le Parisien du 15/12/05 ( payant)

« On retient et on comprend mieux par le jeu »
Vous avez étudié les effets des jeux ludo-éducatifs sur les petits de maternelle... Alors ça marche ?
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La Croix du 15/12/05

Rien vu...


20 minutes du 15/12/05

Rien vu...


Ouest-France du 15/12/05

Au lycée pro, des jeunes à fleur de peau
Ils ont entre 15 et 17 ans et sont en première année de BEP « métiers de la production mécanique informatisée », au lycée Sud du Mans. Où la vie de classe n’est pas un long fleuve tranquille. Suite de notre série dans les établissements de l’Ouest.
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Le Monde daté du 15/12/05

Les partis de gauche défendent le devoir de mémoire
Comment l’etat doit-il accomplir son devoir de mémoire sans entraver le travail des historiens ? Alors que dix-neuf d’entre eux ont rendu public, le 12 décembre, une déclaration contre les "interventions politiques" dans leur travail (Le Monde du 14 décembre), c’est au tour de vingt-cinq intellectuels de gauche dont Edgar Morin, Max Gallo et Paul Thibaud, de faire la même demande au nom de "la liberté de débattre". "Le pouvoir ne saurait régler (...) les perpétuels réaménagements de la conscience collective, (...) le dialogue avec le passé qui est indissociable de l’exercice des libertés publiques", écrivent-ils. Jeudi, l’ensemble des responsables de la gauche devaient se réunir pour présenter leur pétition exigeant l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février sur le "rôle positif" de la colonisation.
Si la plupart des chefs de parti, au complet pour la première fois depuis 1996, justifient leur démarche au nom du devoir de mémoire mais aussi de la liberté de recherche, ils n’envisagent pas de suivre les chercheurs dans leur demande d’abroger les dispositions législatives qui ont "restreint la liberté de l’historien". A leurs yeux, la loi Gayssot réprimant la négation des crimes contre l’humanité, celle sur le génocide arménien ou la loi sur la reconnaissance de l’esclavage relèvent du "devoir de mémoire" que doit accomplir la représentation politique.
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Mémoire et histoire, examen critique ou repentance : le débat fait désormais rage
Pour avoir promulgué la loi du 23 février et son désormais fameux article 4, concernant le "rôle positif" de la colonisation, Jacques Chirac a contribué à déclencher une polémique qu’il aura désormais bien du mal à maîtriser. Boîte de Pandore, ce débat sur la mémoire exacerbe des passions contradictoires, dont le président est lui-même le reflet. [...]
Admettons que le chef de l’Etat parvienne, via la mission qu’il a confiée au président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, à concilier exigences des historiens et devoir de mémoire. Il lui faudra encore apaiser les esprits politiques, qui commencent, eux aussi, à s’échauffer.
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Le Nouvel Obs Quotidien du 15/12/05

Appel de la gauche ? contre la loi de février
Les leaders de toute la gauche demandent à Jacques Chirac d’abroger l’article sur "le rôle positif" de la colonisation "au plus tard le 31 décembre".
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Une sélection dans les dépêches du 15/12/05

Egalité des chances : l’Agence contre l’illettrisme craint de disparaître
L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) a fait part jeudi à la presse de ses vives inquiétudes à la lecture de l’avant-projet de loi pour l’égalité des chances qui, selon elle, prévoit sa disparition.
En effet, le projet prévoit la création d’une Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances devant "mettre en oeuvre des actions visant à l’intégration des populations immigrées" et "concourir à la lutte contre les discriminations dont elles pourraient être victimes".Il ajoute que les missions de l’ANLCI lui seront transférées "à la date d’expiration ou de dénonciation de la convention conclue entre l’Etat et cette association".
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L’Observatoire des ZEP dubitatif et réservé sur le plan de réforme des ZEP
L’Observatoire des zones prioritaires (OZP), association de professionnels et experts des ZEP, s’est déclaré, jeudi dans un communiqué, plutôt dubitative et réservée à l’égard du plan de réforme ministériel proposé mardi.
"Recentrer l’effort sur les zones les plus en difficulté était devenu nécessaire depuis longtemps et le départ progressif des zones dont le maintien dans le dispositif prioritaire n’est pas justifié est souhaitable", a approuvé l’OZP.
Toutefois, il se montre réservé sur l’action +axée sur les individus+.
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Le SNUipp et l’abandon des méthodes globales : "déclarations intempestives"
Le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU, s’est élevé, jeudi dans un communiqué, contre les déclarations du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, sur les méthodes de lecture, les qualifiant d’"intempestives".
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Ségrégation et niveaux scolaires : résultats disparates en France (étude)
La relation entre l’affectation des collégiens dans les lycées et leur niveau scolaire n’est pas la même selon les académies, a révélé jeudi une étude de la direction des évaluations et de la prospection (DEP) du ministère de l’Education nationale.
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Sarkozy : Fermer les établissements concentrant les élèves en difficulté
Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a proposé jeudi de "fermer les établissements où se concentre un pourcentage très élevé d’élèves en difficulté et de répartir ceux-ci dans les établissements environnants" afin de supprimer les ghettos et rétablir la mixité sociale.
Dans une tribune publiée dans Libération, le ministre réitère que la politique des ZEP, "idée généreuse", s’est soldée par un échec avec un écart de niveau ne cessant de s’accroître.
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Manifestation à Charleville-Mézières contre les fermetures de collèges
Un millier de personnes selon les syndicats, 700 selon la police, ont manifesté jeudi à Charleville-Mézières pour protester contre la suppression annoncée de dix collèges dans le département des Ardennes.
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Pour en savoir plus

L’indispensable café pédagogique

Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)

La maison des enseignants

Les dépêches AFP-Éducation sur le site Voila.fr

Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation