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Revue de presse du jeudi 11 novembre 2004

Pas d’armistice dans la guerre contre les pédagogues...
Encore une régression qui augure mal de la future loi d’orientation. François Fillon propose de supprimer les TPE (Travaux Personnels Encadrés) en terminale. La raison principale semble être essentiellement budgétaire : il s’agit de « récupérer » des heures... Mais c’est aussi la remise en cause d’une des innovations pédagogiques de ces dernières années qui commençait à trouver sa place et qui offrait un espace de liberté et d’autres formes d’apprentissage au profit d’un recentrage sur les seuls savoirs disciplinaires. C’est à lire dans le Monde.
Bonne Lecture...


Libération du 11/11/04

Rien vu...


Le Figaro du 11/11/04

Ces salariés qui lâchent l’entreprise pour devenir enseignants
Ni l’appel du président Chirac à combattre une violence scolaire endémique, ni les récentes circulaires du ministre François Fillon destinées à restaurer une autorité perdue, ni même la volée de bois vert syndical contre le projet de budget 2005 de l’Éducation voté la semaine dernière ne les dissuaderont : ils seront enseignants. Ils, ce sont ces dizaines de salariés venus du monde de l’entreprise qui ont décidé de changer d’orientation pour embrasser une profession qui se plaint volontiers d’être incomprise, voire négligée. Depuis deux ans, ils sont accueillis à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon, qui a mis en place pour eux un dispositif de reconversion qui n’existe nulle part ailleurs. L’Éducation nationale voit dans ces transferts du « privé » une excellente façon d’élargir le « vivier de recrutement » pour compenser les départs en retraite massifs des années à venir : d’ici à 2011, près de 45% des enseignants sont concernés.
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L’Humanité du 11/11/04

Gérard Mendel, au carrefour du psychique et du social
Le psychanalyste et sociologue, disparu le 14 octobre dernier, laisse une oeuvre inclassable où le jeu des affects interroge les formes du pouvoir.
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Le Parisien du 11/11/04

Série (3/3)/Profs issus de l’immigration « Mes élèves, je connais leur langage »
Lahouari El Kouradi, enseignant en Seine-Saint-Denis

« EH M’SIEUR, vous êtes quoi, vous ? » C’est la question rituelle. Celle qui fuse dès les premiers cours de l’année. Qui taraude des élèves bien plus que de savoir s’il aura la colle facile.
Cette année encore, Lahouari El Kouradi, qui partage son temps entre deux collèges de Seine-Saint-Denis (Henri-Cellier à Bondy et Jean-Jacques-Rousseau au Pré-Saint-Gervais), y a eu droit... et ne s’est pas dérobé. «  Je suis d’origine chinoise », leur a-t-il lancé sans ciller. La classe s’est esclaffée. Il a souri et repris : « Vous voulez vraiment savoir ? Bon d’accord : je suis français, né au Maroc il y a trente-quatre ans, et j’habite le 93. Mais ici, je suis votre professeur d’arts plastiques. Alors au boulot ! » Quelques semaines plus tard, ils s’inquiètent cette fois de savoir s’il fait le ramadan.[...]
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La Croix du 11/11/04

Rien vu...


20 minutes du 11/11/04

Rien vu...


Le Monde daté du 12/11/04

M. Fillon propose de supprimer les travaux personnels encadrés en terminale et au baccalauréat
A quelques jours de la présentation de son projet de loi d’orientation sur l’éducation, François Fillon tente de donner des gages au SNES-FSU, le principal syndicat des enseignants de collège et de lycée. Le ministre de l’éducation a accepté de céder à une vieille revendication du SNES, en proposant de supprimer en terminale et au baccalauréat les travaux personnels encadrés (TPE), activités introduites par Claude Allègre en 1998 pour favoriser les recherches personnelles et interdisciplinaires des élèves.
Le projet d’arrêté a été transmis aux organisations syndicales et doit être examiné le 2 décembre par le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), instance chargée de donner l’avis des différents acteurs de l’éducation nationale.
Ce texte propose de supprimer, dès la rentrée de septembre 2005, les deux heures hebdomadaires réservées aux TPE en terminale. L’épreuve facultative de TPE au baccalauréat, que les élèves pouvaient choisir pour obtenir des points supplémentaires, serait supprimée à partir de la session de juin 2006. Le ministère explique que "la mesure proposée se traduira pour les élèves et leurs professeurs par un allégement de leur charge globale de travail au profit de la préparation de l’examen"."Malgré l’intérêt pédagogique croissant qu’ils suscitent, les TPE sont ressentis en terminale comme une surcharge de travail l’année de l’examen", justifie le ministère. Ils sont maintenus en classe de première.
Cette décision a provoqué la colère des organisations qui avaient soutenu l’instauration des TPE par Claude Allègre en 1998. "François Fillon ne se contente plus de surfer sur la vague rétro, il planifie la régression, et les TPE, seule innovation pédagogique d’importance depuis dix ans au lycée, vont être engloutis, sacrifiés sur l’autel du bachotage", a réagi le secrétaire général du Syndicat des enseignants (UNSA-éducation), Luc Bérille. "La suppression des TPE renforce une conception à courte vue de la scolarité au lycée centrée sur les seuls savoirs disciplinaires. Voilà qui a de quoi inquiéter au moment où s’élabore la nouvelle loi d’orientation", a ajouté le SE.
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