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Revue de presse du jeudi 11 mai 2017

Bilans - Macron - Enseignement supérieur - Divers

L’actualité éducative de ce jeudi oscille entre bilans et attentes des mesures annoncées par le nouveau président. Il sera également question d’enseignement supérieur et d’informations diverses.

Bilans

Le site Lui président fait un bilan des créations de postes dans l’éducation pendant le quinquennat Hollande : « C’était le 36e des 60 engagements du candidat François Hollande. » Je créerai en cinq ans 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation « Promesse partiellement tenue de François Hollande, pouvait-on lire dans son programme. Une promesse devenue symbolique, et que le gouvernement affirme aujourd’hui avoir tenue, nourrissant l’idée que le bilan du quinquennat n’est pas si mauvais. Pourtant, plusieurs éléments portent à en douter. »
Francetvinfo décrit une atmosphère de départ-] au ministère : « Comme c’est l’usage, mercredi 10 mai, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a présenté la démission de son gouvernement. Le prochain gouvernement devrait être nommé en début de semaine prochaine. En attendant, dans les différents ministères, les équipes partantes font leurs cartons.
Au ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle dans le 7e arrondissement de Paris, il règne une ambiance particulière. Ici, tout le monde assure que le travail se poursuit, continuité de l’État oblige. Il y a le baccalauréat et la rentrée à préparer. Mais, au fond, la machine tourne au ralenti en ce moment. Au service mobilier, Yann redoute ce calme avant la tempête des déménagements : "Il va y avoir les passations, l’installation du nouveau cabinet, des armoires, des bureaux. Il y a du boulot ! »

Et pour clôturer ces bilans, EducPros relève un chiffre alarmant concernant le nombre de licenciements d’enseignants stagiaires : « Enseignant stagiaire ne semble décidément pas être une sinécure. Après la mobilisation, il y a quelques semaines, à l’Espé (École supérieure du professorat et de l’éducation) de Grenoble, où les stagiaires dénonçaient notamment une surcharge de travail, un nouvel indice confirme la difficulté d’entrer dans la profession.
Le 4 mai 2017, lors d’un comité technique ministériel de l’Éducation nationale, la direction générale des ressources humaines du ministère a présenté le "bilan de la campagne de titularisation des personnels enseignants des second et premier degrés", qu’EducPros s’est procuré. Résultat frappant : le nombre de licenciements d’enseignants-stagiaires, c’est-à-dire avant leur titularisation, a doublé entre les années scolaires 2012-2015 et 2015-2016. »


Macron

Les spéculations continuent d’aller bon train concernant les mesures que prendra le futur gouvernement en matière d’éducation. Europe 1 commence donc par rappelerce que Macron veut changer : « A quoi va ressembler l’école d’Emmanuel Macron ? Le président de la République, fraîchement élu, entend bien s’atteler aux questions d’éducation dès les début de son mandat. Certaines réformes pourraient être mises en place dès la rentrée prochaine. Un chantier qu’il estime prioritaire "pour garantir la cohésion sociale et la prospérité de la France", décrit dans son programme. Mais comment va-t-il s’y prendre ? Que veut-il modifier ? Le député écologiste François de Rugy, soutient d’Emmanuel Macron et qui a représenté le candidat lors de la campagne sur les questions éducatives nous éclaire. »
Libération reprend une dépêche de l’AFP et laisse entendre que la rentrée 2017 pourrait déjà voir quelques changements : « Une rentrée scolaire se prépare un an à l’avance mais celle de 2017 portera certainement la marque du nouveau président, Emmanuel Macron : plusieurs de ses promesses devraient se concrétiser dès septembre, suscitant déjà les craintes de syndicats. »
Le Monde se focalise plutôt sur les attentes des enseignants : « Education prioritaire, assouplissement de la réforme du collège ou des rythmes scolaires : les premières mesures du nouveau chef de l’Etat pourraient se concrétiser dès septembre, mais les précisions manquent sur certains points de son projet. »
Sylvain Connac analyse sur le site des Cahiers pédagogiques une des propositions phares d’Emmanuel Macron : « L’une des mesures phare d’Emmanuel Macron est de ramener à douze élèves les classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. L’intention est louable, dans le sens où elle s’adresse explicitement aux enfants les plus démunis et propose une action concrète dans la lutte contre le développement des inégalités par l’école. Maintenant élu, il est à prévoir que cette proposition sera communiquée aux corps d’inspection pour une mise en place rapide.
Que savons-nous de telles mesures, par la recherche en éducation ? Quelles précautions pédagogiques permettraient la réussite de tels investissements pour l’école ? C’est à ces deux questions que nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse. »

Un article de The Conversation s’intéresse également à l’avis de la recherche : « Que nous réserve Emmanuel Macron en matière d’éducation ? Et que peut en dire la recherche en économie ? Cet article propose une mise en perspective, à la lumière des derniers résultats de la recherche, des principaux éléments de politique éducative du futur président de la République.
Emmanuel Macron fait des propositions assez précises, qui vont, globalement, dans le sens des travaux de recherche en économie. Mais il reste encore quelques angles morts dans son programme éducatif qu’il faudra éclaircir. »
De méchantes langues, dont nous ne sommes évidemment pas, ne manqueront pas de s’étonner que la recherche en économie soit évoquée plutôt que celle en sciences de l’éducation...
Enfin, le syndicat SE-UNSA lance un appel au nouveau président.


Enseignement supérieur

The Conversation se penche sur le phénomène des entreprises étudiantes : « Si l’importance des connaissances continue d’être un socle de l’enseignement supérieur, la mise en application et même l’action sont de plus en plus prônées par l’ensemble des acteurs. Ainsi, selon le rapport de la StratNES remis au Ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur en 2015, « rendre les étudiants acteurs d’une pédagogie contributive, active et numérique est une des clefs d’une meilleure réussite ». »
Enfin, Actualités de la formation annonce la création d’un groupement d’intérêt public pour développer les compétences numériques : « Accompagner l’élévation du niveau général de connaissances et de compétences numériques tout au long de la vie, telle est l’ambition de Pix, nouveau groupement d’intérêt public (Gip) créé par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en partenariat avec le Cned [1] et l’université de Strasbourg représentant l’université ouverte des humanités [2].
Au-delà du Gip, Pix désigne un projet public de plateforme en ligne d’évaluation et de certification des compétences numériques. Gratuit et déjà disponible en version beta, l’outil sera déployé officiellement à la rentrée de septembre 2017. Ciblant à la fois les jeunes de l’enseignement secondaire et supérieur, les actifs de tous secteurs en emploi ou non et, plus largement, les « citoyens », Pix entend accompagner l’élévation du niveau général de connaissances et de compétences numériques. L’objectif annoncé est de « préparer la transformation digitale de l’ensemble de notre société et de notre économie » »


Divers

Terminons avec une information réjouissante venue tout droit des Etats-Unis et communiquée par la RTBF ; la très incompétente Betsy DeVos, ministre de l’Education de Trump s’est fait copieusement siffler pendant un discours : « La secrétaire d’Etat à l’éducation de l’administration Trump, la milliardaire Betsy DeVos, était l’orateur choisi par l’Université Bethune-Cookman de Floride lors de la cérémonie de remise des diplômes.
Et le moins qu’on puisse écrire est que cela ne s’est pas bien passé.
Dès sa présentation par une autre oratrice, les huées et les cris d’indignation ont commencé. Ils ne s’arrêteront plus tout au long de la prestation de la secrétaire d’Etat et noieront toute son intervention. »

Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

N° 535 - Arts et culture : quels parcours ?

Dossier coordonné par Jean-Charles Léon

Février 2017
Pour donner aux jeunes un égal accès à l’art et à la culture, les derniers textes officiels concernant l’Éducation artistique et culturelle mettent l’accent sur la notion de «  parcours  », qui doit permettre à l’élève de se constituer une culture personnelle, développer son habileté artistique et rencontrer des artistes, des œuvres, des lieux.

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016

Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?