Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du jeudi 11 juin 2015


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du jeudi 11 juin 2015

Grève et Manifestations - Marronniers - Programmes - Méli-mélo


L’actualité éducative se concentre sur deux phénomènes, la grève et les marronniers de fin d’année. On y évoque aussi les projets de programmes de la réforme du collège et un méli-mélo de petites informations.


Grève et manifestations

Évidemment en ce jour de grève, on trouve des articles la mentionnant, mais curieusement pas autant qu’on pouvait s’y attendre.
Les Echos rappellent que pour cette journée de grève « les opposants campent sur leurs positions ». Cet article revient sur les événements ayant précédé ce jour de mobilisation : « L’intersyndicale, emmenée par le principal syndicat du secondaire, le SNES-FSU, a quitté la réunion en refusant de débattre de l’application de la réforme et du projet de circulaire destiné à la mettre en œuvre. Les syndicats concernés ont dénoncé « une ouverture de façade et la fuite en avant coupable de la ministre ». Ils réclament l’abrogation des textes de la réforme du collège, publiés au lendemain de la grève du 19 mai, un « coup de force » perçu selon eux comme « une insulte » aux enseignants.Les anti-réforme réclament des négociations pour pouvoir en claquer la porte ! » a réagi le secrétaire général du Sgen-CFDT. Favorable à la réforme, Frédéric Sève considère qu’il reste encore « beaucoup à faire » pour l’appliquer sur le terrain. « Un décret et un arrêté ne constituent pas une réforme », avait-il indiqué au Sénat, fin mai. « Après avoir fait mine de ne pas comprendre qu’on parlerait cir culaire d’application, le SNES abandonne la concertation », a abondé Laurent Escure, de l’Unsa-Education. Le SE-Unsa, qui défend la réforme, a insisté lundi pour que la circulaire d’application ne soit pas « floue ». Et qu’elle fixe, par exemple, les disciplines « prioritaires » qui pourront bénéficier des nouveaux moyens « parce que leurs pratiques pédagogiques l’exigent ». Comme les sciences expérimentales, la technologie, les langues vivantes et l’enseignement moral et civique. »
Ensuite, viennent les résultats de la grève, très faibles.
Le Point titre « taux de grévistes à 11,90% dans les collèges publics ». Ces chiffres sont contestés par la FSU : « Le SNES, premier syndicat dans le secondaire et membre de l’intersyndicale, annonce pour sa part "un tiers" de grévistes dans les collèges, une estimation qui se base "sur nos remontées en fin de matinée", selon une porte-parole. Contrairement au mouvement du 19 mai, il n’y a eu aucun appel à la grève dans les établissements du privé, auxquels la réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016, s’applique également. Le Snalc, syndicat classé à droite, n’a pas, lui non plus, appelé à la grève pour ce jeudi. Il demande cependant aux professeurs de cesser le travail pendant les écrits et les corrections du brevet, l’examen de fin de 3e. »
Le SNES-FSU a communiqué en précisant « Le SNES-FSU appelle à poursuivre les actions de toute nature dans les établissements au long du mois de juin en continuant, par exemple, à débattre avec les parents, et à interpeller les élus.  ».


Marronniers

C’est de saison, le bac et la fin d’année sont sur dans toutes les rédactions. Le bac c’est donc de la philosophie pour L’Obs qui vous propose « les 20 textes qu’il faut lire pour s’en sortir ».
L’Internaute vous propose tous ses trucs les plus recommandés pour cette « dernière ligne droite ».
20Minutes rappelle qu’il y a « Autour du bac, un commerce prospère qui fleurit avant l’été ». Ainsi, « Les annales du bac se sont vendues à 813.000 exemplaires en 2014, pour 6,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, indique le cabinet d’études GfK. Après avoir beaucoup progressé, leurs ventes ont reculé de 11% par rapport à 2013, en raison peut-être de l’absence de changement dans les programmes en 2014 et de la concurrence d’internet. ». On évoque aussi les vitamines, déstressant... sans oublier de préciser que tout ceci ne peut constituer un remède miracle et qu’il faut travailler.

JPEG - 51.7 ko
Le coaching du bac vu par Jimo

Le Point remarque que les épreuves coïncident avec le début du Ramadan. « « Passer un examen n’est pas considéré comme une raison valable d’abandon du jeûne », confirme Anouar Kbibech, prochain président du Conseil français du culte musulman (CFCM). « Il peut cependant y avoir des situations où la personne n’arrive pas à assumer le jeûne. À l’impossible nul n’est tenu », ajoute-t-il ».
Dans l’information on trouve aussi l’interview de Philippe Watrelot hier dans la Curiosité est Un Vilain Défaut sur RTL dans laquelle il a évoqué le bac de SES, matière qu’il enseigne depuis... longtemps !
L’absentéisme des professeurs revient, vieux serpent de merplutôt que marronnier. Dans l’Express malgré un titre excessif (« Absentéisme : l’Education Nationale, un malade qui s’ignore »), un article modéré sur cette question. « La durée moyenne des congés maladie ordinaires (6,7 jours par an) des enseignants est dans la moyenne de celle des agents de la fonction publique. De plus, le volume d’absences des enseignants est gonflé par les congés de maternité, nombreux, par définition, au sein d’une population encore majoritairement féminine (82% dans le premier degré). ».
Vrai marronnier par contre, les cours annulés en fin d’année. Le journal Le Monde fait un appel à témoignage, Ce sujet a inspiré notre dessinatrice Geneviève Brassaud.

JPEG - 93.1 ko
Les cours supprimés angoissent les élèves par Geneviève Brassaud

— -

Programmes

Michel Lussault est partout. Dans Libération, un portrait du président du Conseil supérieur des programmes qui insiste sur son calme face aux critiques. « ce géographe fait face avec humour aux conservatismes furibards. C’est un homme dans la mouise. Il s’y est mis tout seul, comme un grand, « de façon un peu inconsciente, c’est bien mon style », dit-il en souriant ». Mais cet article est réservé aux abonnés.
Ce matin,il était aussi sur FranceInter dans le 7/9. On a pu l’entendre réaffirmer qu’ « Il n’y a pas de cas, dans l’histoire récente, de nouveau programme qui ne provoque pas de polémique » et que
« Tout ce qui peut faire en sorte que les élèves soient en activité est utile. » même si pour cette dernière affirmation tout à fait vraie par ailleurs, on aurait aimé qu’il l’explicite pour les non-spécialistes.
Un programme dont on a beaucoup parlé précédemment en raison d’un jargon dénoncé, celui d’EPS. Slate pose le débat sur un autre terrain, plus profond, quel est l’objectif de l’EPS à l’école ? « Dans un paragraphe introductif concernant l’éducation physique et sportive, le CSP affirme que ce programme offrira « des expériences concrètes de socialisation et de citoyenneté » et permettra aux filles et aux garçons de construire « ensemble et à égalité, les mêmes compétences et des savoirs variés et complémentaires ». Ce qui n’a pas convaincu le Se-Unsa, au contraire. Yann Chandivert, délégué national pour l’EPS au sein du syndicat, estime que ce programme va à l’encontre de la politique égalitariste promue par le ministère de l’Education nationale. Pire, il créerait une culture de la performance et mettrait à l’écart de nombreux élèves moins à l’aise dans les cours d’EPS ».


Méli-mélo

En vrac, dans le Figaro on trouve aussi Claudine qui est toujours en colère car « Dans le Jura, les tablettes distribuées aux collégiens vont être reprises ». Et Claudine a bien raison d’être fâchée !
Pour l’Education aux Médias et à l’Information (EMI), le site québécois Ecole Branchée propose une trousse pour aider les enseignants à maîtriser les outils existants.
L’Humanité consacre sa page éducation aux élèves en situation de handicap qui n’ont pas de solution adaptée.
Ouest-France raconte l’histoire d’une BD créée par des lycéens de Cholet sur l’histoire d’une jeune fille réfugiée à Cholet puis déportée. Un bel exemple de travail interdisciplinaire.

Emilie Kochert

JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Réussir l’école du socle - En faisant dialoguer et coopérer les disciplines
Ouvrage - 2013
Francis Blanquart, Céline Walkowiak - ESF, 2013
Organisé de manière très concrète autour des pratiques scolaires de classe au collège et en 2de de lycée, cet ouvrage s’attache à tous les aspects de la pédagogie ouverte et innovante nécessaire à la réussite de « l’école du socle commun ».

Croiser des disciplines, partager des savoirs
Revue n°521 - mai 2015

Les pratiques communes, croisées, mises en synergie et en résonance, aident-elles les élèves à entrer dans la complexité des savoirs scolaires et dans les différentes cultures à construire à l’école ? Ce dossier montre à travers différentes pratiques de dispositifs comment entrer dans l’interdisciplinarité sans sacrifier aucunement les disciplines.