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Revue de presse du jeudi 11 janvier 2018

Sciences nerveuses — Réformes — DIvers

La création d’un nouveau conseil en sciences nerveuses suscite quelques … nervosités et ça réagit toujours aux “non-réformes”.


Sciences nerveuses

« Prendre les neurosciences comme un outil supplémentaire que les enseignants vont avoir à leur disposition pour travailler. » "Le rôle de ce conseil sera notamment de se pencher sur le contenu des formations enseignantes ou des manuels scolaires." Mais "Au fait, c’est quoi les neurosciences ? C’est une véritable marotte du nouveau "boss" de l’Éducation nationale. Mais c’est quoi au juste ? Les neurosciences explorent l’organisation et le fonctionnement du cerveau. Les progrès considérables accomplis ces dernières années grâce au développement des techniques d’imagerie cérébrale permettent d’apporter de nouvelles réponses sur son fonctionnement. De nombreux scientifiques partagent l’idée que l’enseignant devrait se saisir des éléments de connaissance sur le cerveau pour enseigner et adapter ses pratiques aux activités cognitives de l’élève." Plusieurs interviews sur Europe1 dont celle de Caroline Tambareau , prof d’HG.

Olivier Houdé : "La connaissance des lois du cerveau vaut pour tous les domaines du programme scolaire". "Les neurosciences à l’école, "un faux débat" plaident plusieurs chercheurs en écho à l’installation par Jean-Michel Blanquer d’un conseil scientifique à visée éducative."
Olivier Houdé, Professeur de psychologie cognitive explique ce qu’apporte la connaissance du cerveau à l’éducation dans cet interview : "Le cerveau est à la fois universel et individuel".

Qu’apportent les neurosciences à l’éducation ? Bonne question formulée par le journal La Croix, mais pour avoir accès aux réponses, il faut être abonné. Dommage. Et même chose pour l’article de Denis Peiron : Un conseil scientifique pour « éclairer » les pratiques pédagogiques

SOS Conseil scientifique. “Action. Réaction. Vous avez un problème avec un élève ? Le conseil scientifique nommé par JM Blanquer le 10 janvier vous donnera la réponse à appliquer immédiatement selon un protocole bien défini. C’est ce qu’a expliqué, très sérieusement, Stanislas Dehaene, président du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, en présence de JM Blanquer le 10 janvier. Le Conseil se mêlera des interventions dans la classe, de la formation des enseignants et aussi des manuels. Une nouvelle époque commence ?” sur le Café pédagogique.

Mais nous sommes rassurés par la déclaration de Stanislas Dehaene qui annonce sur FranceInter : "Nous n’allons pas faire d’IRM à tous les écoliers". L’interview est découpé en plusieurs petites vidéos.

Et le site, parodique, Edukactus résume bien la situation : Ministère : JM Blanquer crée un conseil pour réfléchir à la création de conseils pour le conseiller. “« Conseil scientifique », « conseil des sages », etc., JM Blanquer aime manifestement créer de nouvelles instances dans un univers qui en est pourtant déjà bien pourvu. Pour l’aider dans cette tâche, particulièrement complexe, le ministre de l’Education nationale souhaite installer un nouveau conseil spécialement dédié à la création de Conseils pour le conseiller.”


Réformes

Dans Vousnousils, Réforme du bac : des « épreuves ponctuelles » organisées chaque semestre en terminale ? "Les syndicats ont dévoilé hier de nouvelles pistes envisagées dans le cadre de la réforme du baccalauréat, dont l’organisation d’épreuves ponctuelles à la fin de chaque semestre de terminale."

Dans le Café pédagogique, interview de Claude Lelièvre : Réforme du lycée : Vers un changement de modalité de différenciation ?L’expansion d’un système généralisé d’enseignement tout au long de la cinquième République s’est accompagnée de nombreux changements qui portent - en dernière analyse - sur la modalité dominante de différenciation pour traiter les différences : différenciation des établissements, différenciation des filières, différenciation de la pédagogie, différenciation de cursus plus ou moins individualisés dans un contexte plus ou moins optionnel voire ’’modulaire’’. Certes, l’ensemble de ces modalités de traitement des différences est toujours en œuvre, au moins de façon embryonnaire ou résiduelle. Mais ce qui est en cause, c’est le degré de généralisation de tel ou tel vecteur ou principe institutionnel de différenciation.”

Sur son blog, Yannick Trigance explique Pourquoi réduire le nombre d’élèves par classe n’est pas suffisant pour réformer le primaire. "Si l’intention, bien que caricaturale, peut paraître acceptable, elle soulève un certain nombre d’inquiétudes et d’interrogations."

Le site du gouvernement publie un rapport intitulé Quand la scolarisation à 2 ans n’a pas les effets attendus : des évaluations sur données françaises. "La scolarisation précoce est souvent promue pour prévenir les difficultés et inégalités de réussite liées aux origines sociales. Pourtant, on sait peu de chose de son effet réel. Ce document en propose plusieurs évaluations. Les résultats ne permettent pas d’asseoir le bien-fondé de la préscolarisation mais alertent sur la nécessité de penser les conditions d’accueil des tout-petits pour que l’expérience scolaire leur profite."

Et le Café pédagogique relaie La scolarisation à 2 ans remise en cause. “"Les résultats présentés ici, s’ils ne réussissent pas à asseoir le bien-fondé de la préscolarisation précoce, ne doivent pas pour autant conduire à le remettre en cause. Mais ils doivent alerter sur la nécessité de penser les conditions d’accueil des tout-petits à l’école maternelle pour que l’expérience scolaire profite à ces derniers". C’est a un nouveau regard sur la scolarisation à 2 ans que nous invite France Stratégie avec cette étude réalisée par Arthur Heim. Le Café pédagogique l’avait publiée en juin 2017. La nouveauté c’est qu’en la publiant France Stratégie, un service du Premier ministre, donne une dimension officielle à une étude qui n’arrive pas à conclure au regard de sa propre méthodologie. S’il y a bien une question de l’éducation des jeunes enfants , il semble qu’encore une fois la scolarisation précoce soit appelée à porter le chapeau.”

Toujours dans le Café Loi Vidal : Des universités en résistance. ”Par 21 voix pour et une contre, le Conseil d’administration de paris 1 a décidé le 9 janvier de refuser de mettre en place la réforme sur l’orientation en université. Le conseil estime que "le gouvernement s’apprête à mettre en place une sélection qui ne dit pas son nom" et que "c’est un changement complet de la politique d’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur". L’université estime aussi qu’elle n’a pas les moyens d’assurer la rentrée. Paris 1 n’est pas seule à aller en ce sens. D’autres universités ont pris position contre la réforme par exemple Poitiers, Dijon, Aix-Marseille récemment. L’ASES, association des sociologues de l’enseignement supérieur, a lancé une pétition contre la sélection à l’université.”

Un journal local annonce Le conseil régional pose son véto contre la réforme de l’apprentissage. “La région Auvergne Rhône-Alpes et Régions de France ont annoncé le 22 décembre, leur retrait de la concertation conduite par le Gouvernement, en vue d’une réforme de l’apprentissage attendue pour le premier trimestre de cette année. « Mi-décembre, des arbitrages, qui auraient dû être annoncés à la fin de la concertation, ont été publiés dans la presse, sans démenti du Gouvernement, explique le conseil régional Auvergne Rhône-Alpes. Régions de France a pris la décision de sortir de la concertation, dénonçant la méthode employée. Le Gouvernement ne semble pas souhaiter prendre en compte les intérêts des territoires locaux et les enjeux de péréquation, d’équité et d’intérêt public que représentait jusqu’alors la gestion des 51 % de la taxe d’apprentissage par les régions. »


Divers

Sur le site de l’Unesco, Les Nations Unies préconisent une approche globale de l’éducation sexuelle. “Près de 10 ans après leur première édition, l’UNESCO publie aujourd’hui la nouvelle version des Principes directeurs internationaux sur l’éducation sexuelle. Ces principes encouragent la mise en œuvre d’une éducation sexuelle complète de qualité afin de promouvoir la santé et le bien-être, le respect des droits humains et l’égalité des genres. Ils suggèrent également aux jeunes des moyens afin de mener une vie saine, sûre et productive.”

Dans Vousnousils : « Pour aider leurs élèves dys, les enseignants devraient déjà connaître leur handicap ». “Le Dr Alain Pouhet, médecin à la retraite, est spécialiste des troubles dys. Il revient avec nous sur ce handicap, qu’encore trop d’enseignants semblent méconnaître. Le Dr Alain Pouhet, ex-médecin de rééducation fonctionnelle au CHU de Poitiers et formateur en neuropsychologie infantile, est spécialiste des TSLA (troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage). En 2015, il a réalisé un ouvrage pratique pour les profs : « Difficultés scolaires ou troubles Dys ? » (Retz). Il est aussi l’auteur de « S’adapter en classe à tous les élèves dys » (CRDP de Poitou-Charentes).”

Sur France Inter, Le faux problème des repas de substitution… Editorial de Thomas Legrand. “Il n’y a rien d’anti républicain dans le fait de servir du poisson, du bœuf ou un repas végétarien le jour où il y a aussi du porc. Ce qui est exaspérant avec ce débat c’est que les trafiquants de laïcité frelatée, comme le maire de Beaucaire, font passer l’idée saugrenue selon laquelle un menu sans porc serait un menu communautaire ou de mauvais Français.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 541 - Les tâches complexes à la loupe
Dossier coordonné par Christophe Blanc et Florence Castincaud
décembre 2017
Depuis l’instauration du socle commun et l’incitation des enseignants à mettre en œuvre des «  tâches complexes  » dans leurs classes, on assiste à un foisonnement de propositions, personnelles et institutionnelles. Un dossier pour poursuivre la réflexion et nous aider à faire des choix pédagogiques et didactiques plus pertinents.

N° 540 - Voie professionnelle : (r)évolutions en
cours

Dossier coordonné par Sabine Coste et Nicole Priou
novembre 2017
La rénovation de la voie professionnelle engagée en 2009 a modifié les représentations sur les études initiales et la façon d’envisager les inégalités scolaires. Les caractéristiques sociales des jeunes scolarisés dans la voie professionnelle se sont, elles aussi, modifiées. Entre «  diplôme bradé  » et «  émancipation sociale  », quel état des lieux ?