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Revue de presse du jeudi 11 décembre 2014

Branché sur les notes ? - Des crédits supérieurs pour le Supérieur


L’actualité du jour, c’est bien évidemment l’ouverture de la conférence nationale sur l’évaluation. Il y avait aussi une mobilisation dans le Supérieur pour des crédits finalement retrouvés.


Branché sur les notes ?

Après la presse écrite ces derniers jours (voir les revues de presse précédente), ce sont les radios qui nous ont offert, avec plus ou moins de réussite, une couverture de du débat sur l’évaluation des élèves à l’occasion de l’ouverture de la conférence nationale sur le sujet.
Notons que sur Twitter cette conférence a valu au hashtag #évaluationdesélèves la 3ème place des sujets les plus suivis dans la journée. (On y trouve notamment les compte-rendus des participants)

Récit d’une journée branchée sur la radio.
Ce matin, sur France Inter, on a pu entendre Patrick Cohen lancer le sujet d’un air bien condescendant, semblant se moquer de la question. S’ensuit l’interview par Léa Salamé de Michel Lussault, président du CSP. Ce dernier, comme Nathalie Mons quelques minutes plus tard dans le journal de 8h, pose enfin le débat dans une perspective pédagogique : quelle forme d’évaluation permet de faire progresser les élèves ?. Mais la journaliste ne l’entend pas et revient à la charge avec des questions qui veulent absolument démontrer qu’on ne peut se passer des notes pour évaluer. On notera au passage que les journalistes généralistes devraient davantage puiser leurs sources sur le site des Cahiers Pédagoqiques que sur celui du SNALC. Cela aurait éviter à Léa Salamé d’avancer sinon des fausses infos au mieux des raccourcis ,quand elle a prétendu par exemple que la Suède est revenue à un système de notes alors que Marianne Molander Beyer, expliquait dans le n°508 des Cahiers que son pays « a, entre autres, introduit un nouveau système de notation. L’ancien système suédois, comprenant les notes (ou mentions) Insuffisant (IG), Passable (G), Bien (VG) et Très Bien (MVG) a été remplacé par une nouvelle échelle de notation à six niveaux représentés par les lettres A à F, où A est la meilleure note, E la note de passage et F est Insuffisant. »
Dans l’après-midi, France Info nous offrait une mise en perspective historique intéressante avec la chronique "Histoires d’info" de Thomas Snégaroff. On a pu entendre Edgar Faure et ses détracteurs en 1969, au risque de les confondre avec Pierre Merle et Alain Bentolila. Rien de neuf au fond sur le plan des arguments.
A l’heure d’écrire cette revue de presse, on retrouve ces deux là sur France Inter, au "Téléphone sonne". L’émission nous offre enfin le témoignage de praticiens par l’intermédiaire de Catherine Lasserre, principale du collège de Vic-Fezensac (Gers). Face à elle, les avis non éclairés de Jean-Rémi Girard du Snalc, qui en feignant de s’offusquer de voir les enseignants adeptes des notes caricaturés a surtout passé son temps à caricaturer les collègues les ayant abandonnées. Des saltimbanques à ses yeux comme l’était Faure à ceux de Pompidou ?

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Ceci n’est pas un saltimbanque pédagogiste inconscient

Des crédits supérieurs pour le Supérieur

L’autre information du jour, c’était la mobilisation des universités pour dénoncer leurs conditions matérielles et les coupes budgétaires qui les concernent, . Alors que Le Monde nous présentait leurs revendications
Libération.fr, reprenant une dépêche de l’AFP, annonce que François Hollande a décidé de rétablir les 70 millions d’euros initialement amputés par les députés. « C’est ce que « doit annoncer » François Hollande vendredi lors d’un dîner avec des présidents d’université. » selon le journal. Pour Les Echos, les concernés hésitaient entre « soulagement et amertume ».

Laurent Fillion


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

L’évaluation des élèves
Revue n°438 - decembre 2005
L’évaluation peut être au premier chef un facteur d’aggravation des inégalités scolaires, produisant sélection et tri. Elle peut aussi être autre chose, essentiellement formative : reconsidérer l’erreur, utiliser des outils comme les « ceintures », se mettre au portfolio né de l’enseignement des langues vivantes, évaluer des tâches complexes sans les réduire à des listes d’items.

L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire ?
Ouvrage - juin 2014
Florence Castincaud et Jean-Michel Zakhartchouk - Collection Repères pour agir, Canopé CRDP d’Amiens - CRAP-Cahiers pédagogiques, juin 2014. L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire ? propose de regarder d’un œil neuf les pratiques d’évaluation les plus courantes dans l’enseignement en France, la circulaire de rentrée 2014 s’est montrée claire à ce sujet : « Il importe de faire évoluer les pratiques en matière d’évaluation des élèves. », et cet ouvrage se veut être l’un des outils incontournables pour y parvenir.
Comment évaluer les élèves sans les noter ? Quels paramètres prendre alors en compte pour l’évaluation des compétences ?
Pour répondre à ces questions le livre s’interroge sur les paramètres de l’évaluation (ses formes et fonctions) qui font partie des choix que chaque enseignant va devoir opérer. Il oriente la réflexion en observant ce qui se fait déjà dans les établissements (notamment des collèges) où les équipes pédagogiques ont pris à-bras-le-corps la question de l’évaluation.
L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire ? aborde le sujet sous un angle pluridisciplinaire en s’attardant sur ce qui peut être fait dans toutes les matières, celles dites académiques comme les autres, et notamment en éducation physique et sportive.
L’état des lieux et la réflexion ne seraient pas complets sans une certaine ouverture : sans y chercher de modèle à imiter, l’ouvrage s’intéresse de près à ce qui se passe ailleurs, là où les débats sont vifs aussi, comme en Suisse romande, au Québec, en Nouvelle-Zélande, ou encore en Europe du Nord.

Des ceintures pour évaluer les compétences des élèves
Ouvrage - septembre 2014
Dominique Natanson, Marc Berthou, éditions Fabert, 2014.
La problématique de l’évaluation est récurrente. De grandes réflexions et initiatives nationales sont régulièrement lancées afin que l’évaluation prenne davantage en compte les progrès des élèves et soit au service de l’acquisition des compétences pour tous.
De même, la pédagogie institutionnelle, présente surtout dans les années 1965-1980 autour de Fernand Oury et Jacques Pain, connaît un regain d’intérêt depuis le début du siècle : mise en place de « conseils d’élèves » pour lutter contre la violence scolaire, utilisation des ceintures... C’est dans ce contexte que paraît Des ceintures pour évaluer les compétences des élèves, un ouvrage unique et actuel sur le sujet. Les auteurs, forts de leurs précédentes publications dont Jouer en classe aux éditions Fabert, présentent ici des récits, des fiches en couleur et des aides pour les enseignants des collèges et lycées.
Des outils pour des pratiques alternatives à la notation traditionnelle, trop souvent inefficace et démotivante.