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Revue de presse du Mercredi 2 octobre 2019

Malaise - Limites - Fusion

Aujourd’hui on évoque le malaise des directeurs d’écoles élémentaires et celui de leurs homologues du secondaire. On constate aussi les limites de l’école d’aujourd’hui et les inspections générales fusionnent.


Malaise

« Une pétition et un jour de grève pour dénoncer le suicide de la directrice de Pantin »écrit L’Actu. « En plus de ce jour de grève, une pétition a été mise en ligne et a déjà reçu près de 1500 signatures en quelques heures. Elle a été intitulée : « Plus jamais ça » et elle a été décidée par l’ensemble des syndicats de la profession. Il y est indiqué : Par cette signature je réclame une toute autre qualité de vie au travail et je refuse que le travail engendre des situations de souffrance au quotidien, notamment par des demandes, des prescriptions et autres injonctions, le plus souvent dans l’urgence qui font perdre le sens de nos métiers. Un tel drame ne doit plus se reproduire. » »
La presse quotidienne régionale s’en fait l’écho, comme France3 Occitanie par exemple.
Dans The Conversation, Cécile Roaux, Chargée de cours à l’Université Paris Descartes et à l’Université de Picardie Jules Verne, chercheure associée au CERLIS écrit « Directeurs d’écoles primaires : un statut source de mal‑être ». Elle y explique que « Le débat récent concernant la loi sur l’école « de la confiance » a mis en avant les clivages idéologiques forts concernant le métier de directeur d’école. D’un côté une partie (majoritaire) des enseignants refusait l’idée d’un statut hiérarchique du directeur, de l’autre une partie importante des directeurs souhaitait bénéficier enfin d’un statut clair.[...] C’est une réalité méconnue, en particulier par les parents d’élèves, et qui pourtant a des implications institutionnelles importantes. »

Sur LCI, des directeurs d’école racontent leur quotidien, bien loin du « temps de l’école à la Pagnol » : « L’année dernière, une enseignante de CP n’a pas souhaité faire passer les évaluations obligatoires de début d’année à ses élèves. Je me suis pris un blâme car je n’avais pas fait remonter l’information à l’inspection d’académie. Or, c’est elle la supérieure hiérarchique de ma collègue, pas moi. C’est à elle de vérifier que tous les professeurs de CP font leurs évaluations. »

Rappel : Des pistes pour s’attaquer au malaise des directeurs d’école dans les Echos du 30 septembre : « Après le suicide d’une directrice d’école, le sujet de leur mal-être revient sur le devant de la scène. La députée LREM Cécile Rilhac travaille à une proposition de loi pour créer des « chefs d’établissement du premier degré » mieux rémunérés. » et une proposition qui ressemble à celle déjà proposée dans la loi sur l’école de la confiance.

Ce malaise des directeurs fait écho à celui des perdirs (chefs d’établissements du 2nd degré) « 1/4 des perdirs ont été harcelés, dont 35 % par des enseignants » dans l’académie de Lyon publie Vousnousils : « Georges Fotinos, chargé d’Inspection générale et Diplômé de l’Institut des Hautes études de sécurité intérieure, vient de publier avec la Casden une étude sur les perdirs face à la violence dans l’académie de Lyon. »


Limites

Le Monde constate avec Pierre Périer, auteur de Les Parents invisibles, l’école face à la précarité familiale, que « L’école éloigne d’elle les familles avec lesquelles elle souhaitait précisément établir un contact »

Sur son blog, Jean-Yves Mas conclue à l’issue de la rentrée qu’on est passé avec la « Réforme du lycée : de la hiérarchie des séries à la hiérarchisation des élèves »
« La suppression des séries au bac général par la récente réforme de l’Éducation nationale est présentée par le ministre Jean-Michel Blanquer comme une façon de rétablir une égalité des chances perdue avec l’évolution des séries ES, S et L. Mais la suppression de la « grossière » hiérarchie des séries se fait au profit de la hiérarchisation et du classement des bacheliers, un peu comme si demain le permis de conduire devenait un nouveau type de permis à point où seuls les candidats ayant obtenu un certain score avaient le droit de rouler sur l’autoroute. »


Fusion

La création de l’inspection générale unique est en route. L’Equipe titre sur la création de l’IGÉSR « IGESR : c’est le nouveau sigle de l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche. Cette entité interministérielle, officialisée mardi par la parution d’un décret publié au Journal Officiel, prend le relais de l’inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS), de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN), de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) et de l’inspection générale des bibliothèques (IGB). »

Et ce même jour, Le Parisien évoque l’autorité positive proposée dans les écoles par Clément Turpin, arbirtre international de football. Une jolie fin pour une triste revue de presse.

Emilie Kochert


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Sur la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 555 - Droits des enfants, droits des élèves
Dossier coordonné par Catherine Chabrun et Maëliss Rousseau
Septembre 2019
La Convention internationale des droits de l’enfant aura 30 ans en novembre 2019. Quelles pratiques pédagogiques et quels partenariats développer pour que les enfants, y compris ceux en situation difficile à l’extérieur de l’école, soient acteurs de leurs droits, tout en respectant leurs obligations en tant qu’élèves ?

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie, de l’école au lycée
Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre 2017
Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels ?

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.