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Revue de presse du 7 novembre 2016

Discours politiques — A quoi sert l’école ?


Désolé, je n’ai pu terminer cette revue avant 16h 34 ! Aujourd’hui vous aurez droit à des discours politiques et à une question de base, "A quoi sert l’école ?".


Discours politiques

Lionel Jeanjeau sur son blog nous propose L’éducation dans le programme d’Arnaud Montebourg. “Je vous propose ici le verbatim du discours d’Arnaud Montebourg, tenu en conclusion des Etats Généraux du Projet France, à Paris, le 5 novembre 2016. Je reprends ici les propos du candidat sans les commenter, laissant chacun, dans les commentaires du billet de blog, dire ce qu’il en pense. Ce verbatim se compose de deux parties : les sujets « transversaux » qui concernent l’ensemble des sujets abordés, dont l’éducation ; le passage spécifiquement dédié aux questions d’éducation.”

Jean-François Copé : “Sans éducation, il n’y a plus de communauté nationale”. “Dans une tribune exclusive pour Atlantico, Jean-François Copé revient en détails sur ses propositions relatives à l’école, afin que celle-ci puisse à nouveau remplir son rôle républicain.”

Le Café pédagogique présente "L’école de demain", le programme libéral pour l’Ecole. “La droite a-t-elle enfin trouvé son programme pour l’école ? A coté des petites phrases dérisoires des candidats à la primaire, c’est un véritable programme pour l’Education nationale que propose le nouveau livre de Jean-Michel Blanquer. Présenté comme "équilibré", "fondé sur la science" et même soucieux de ne pas perturber le système actuel, le programme que dessine "L’école de demain" est une véritable rupture avec l’école qui s’est construite ces dernières années.”
Parmi les quatre principes, il y a celui-ci présenté par François Jarraud : “Le quatrième principe en découle : c’est la hiérarchisation. Sous prétexte "d’intelligences multiples", pourtant peu développées au primaire, le nouveau "collège commun" préparerait des parcours spécifiques pour les élèves. Ceux ci seraient réunis en "groupes de compétences", une formule qui pourrait bien se réduire à des groupes de niveau dont on sait bien qu’ils empêchent la progression des plus faibles. Ce tri précoce des élèves aboutirait pour une partie d’entre eux à une voie professionnelle débouchant sur l’entrée dans la vie active. Finie la poursuite d’études supérieures pour les bacheliers professionnels. Les lycée professionnels seraient confiés aux régions et adaptés aux "besoins économiques territoriaux".”
Il y a ensuite à lire l’interview de Jean-Michel Blanquer.

En contre-point, le compte-rendu de ce livre tombe bien : Hélène Buisson-Fenet, Olivier Rey (dir.), Le politique doit-il se mêler d’éducation ? par Christophe Point. “Cet ouvrage est le produit de la première conférence publique des « Entretiens Ferdinand Buisson » qui a eu lieu le 9 décembre 2015.” Pour conclure, il est intéressant de noter que John Dewey, dans un article encore trop largement méconnu, s’était déjà en son temps posé la question des justes interactions entre le politique et l’éducatif1. Le point de vue qu’il développe n’est pas si éloigné du constat que les auteurs du présent ouvrage font ici tout au long de sa réflexion2. Les acteurs du monde éducatif, s’ils ne sont pas formés aux problèmes du monde politique sont relativement démunis face aux tentatives de réformes de celui-ci. De plus, cette absence de formation peut être également une cause de la difficulté que les enseignants rencontrent pour faire partager les valeurs démocratiques. Donc, s’il fallait répondre, nous pouvons dire que « oui le politique doit se mêler de l’éducatif », mais que l’inverse est vrai également. Il y a sans aucun doute urgence à établir une meilleur compréhension mutuelle pour ces deux mondes.”

Et pour suivre les positions des candidats américains, Vousnousils nous propose : Elections US : les programmes éducation de Trump et Clinton.


A quoi sert l’école ?

Dans La Croix, Pour les Français, la famille est l’acteur clé de l’éducation. “Selon un sondage OpinionWay pour les Semaines sociales de France, les Apprentis d’Auteuil et La Croix, le rôle de l’école se limite, pour une majorité de Français, à la transmission des savoirs fondamentaux et à la préparation à la vie professionnelle.”

Le Café pédagogique présente également l’article de La Croix : L’école , le lieu des fondamentaux selon La Croix. “Selon un sondage publié le 7 novembre par La Croix, "l’école est avant tout, estiment 77 % des Français, « un lieu pour apprendre les savoirs fondamentaux ». Seules 9 % des personnes interrogées lui donnent pour mission première d’enseigner les règles de vie en société"...” et “Pour Claude Lelièvre, qui commente ce sondage, on assisterait à un "tournant historique", l’école ayant d’abord été conçue pour éduquer et tout spécialement l’école catholique.”

Valeurs à l’école : la fraternité dans tous les apprentissages ? par Jean-Pierre VERAN sur son blog. “En pleine opération « Fraternité générale ! », on peut se demander comment la culture de la fraternité s’acquiert à l’école. Les travaux du séminaire de l’inspection générale -Valeurs de la République et laïcité-, tenu en 2015, apportent de précieux éléments de réponse.”

Lorant Deutsch et l’Histoire : pour un enseignement débarrassé des charlatans. “La polémique récente suscitée par la venue de Lorànt Deutsch, comédien et auteur d’ouvrages de vulgarisation de l’Histoire de France, au salon Histoire de Lire de Versailles prévu le 4 novembre 2016, montre à quel point l’enseignement de cette discipline est un enjeu politique qui met à mal le respect de la laïcité à l’école.”

Luc Cédelle dans sa Lettre de l’éducation publie : Les enseignants, ces mal-aimés (en partie) imaginaires. “Dans le débat public comme au comptoir du Café du Commerce, le discours « anti-profs » est une réalité. Mais les sondages qui se succèdent ces dernières années montrent, même s’il reste difficile de les en convaincre, que les enseignants sont populaires et respectés.”

Enquête : La classe inversée, l’avenir de l’école ? La classe inversée, une étude selon Jacques Tibéri, juriste & journaliste by Samuel Paulet. “Dans le cadre discret du programme « l’école à l’ère Numérique », la rue de Grenelle a lancé des initiatives de classes inversées. Un concept made in America, où l’élève reçoit les cours chez lui et les met en pratique en classe, sous l’œil de l’enseignant.”

En Nouvelle-Zélande. L’enseignement en ligne va-t-il remplacer l’école ?C’est une première : le gouvernement néo-zélandais annonce une loi qui va autoriser tous les enfants d’âge scolaire à s’inscrire à un organisme agréé d’apprentissage en ligne. Progrès ou hérésie ?
L’article se termine par ce paragraphe :
Négocier ce virage avec prudence
De par son caractère inévitable, l’évolution du secteur requiert une plus grande anticipation et un bilan de notre action actuelle. Nous devons notamment nous demander si l’innovation technologique ne nous dispensera pas d’avoir des établissements plus sélectifs, étant donné que les écoles offrent un enseignement de plus en plus adapté aux besoins et au stade de développement de chacun.
Dans les années qui viennent, l’évolution se poursuivra et un nombre croissant de disciplines seront enseignées à distance, même si c’est sous le contrôle d’un enseignant.
“Nous devrons négocier ce virage avec prudence et ne pas transférer nos enfants dans un environnement d’apprentissage virtuel sans tenir compte de ce que font nos écoles pour leur bien-être social, physique et émotionnel.”

Éducation et formation en Europe : reprise des investissements, mais l’inclusion demeure un défi. “L’édition de cette année du suivi de l’éducation et de la formation réalisé par la Commission montre que des progrès ont été accomplis en vue de la réalisation d’importants objectifs de l’UE, mais souligne également que les États membres doivent rendre leurs systèmes éducatifs plus pertinents et plus inclusifs, en particulier pour ce qui est de l’intégration des réfugiés et des migrants nouvellement arrivés.”

En France : Le métier d’enseignant attire toujours, mais pas suffisamment. “Il n’y a pas de crise structurelle de recrutement : ce sont des crises localisées mais stratégiques que décrit le Conseil national d’évaluation du système scolaire dans un rapport dévoilé lundi.”

Ce même rapport est présenté ainsi par le Café pédagogique : Métier enseignant : De la durée avant toute chose...Comment renforcer l’attractivité du métier enseignant ? Trois études présentées par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) le 7 novembre montrent à la fois que le métier d’enseignant attire toujours mais que des difficultés ponctuelles existent. La solution passe déjà par le maintien d’une politique de recrutement. Une leçon au moment où les candidats de droite veulent ramener le balancier en arrière ? Le Cnesco émet d’autres préconisations pour faciliter le recrutement comme un meilleur accompagnement des débutants.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion


Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter