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Revue de presse du 5 novembre 2014

Contre le décrochage scolaire - des promesses non tenues - Salaires - et ailleurs ?


Pour commencer, une interview de la ministre de l’Éducation qui dévoile son plan contre le décrochage scolaire, les promesses non tenues du gouvernement en matière de création de postes. Ensuite les mésaventures salariales de certains professeurs stagiaires. Et pour terminer, quelques infos sur l’éducation à l’étranger.


Contre le décrochage scolaire

Sur le site de l’Obs, on annonce une enquête en kiosque jeudi sur Najat Vallaud-Belkacem et l’on peut lire une interview exclusive de la ministre qui présente son plan sur le décrochage scolaire. Elle y parle de l’ouverture d’un droit nouveau. " ces jeunes qui ont quitté les études précocement pourront, s’ils le souhaitent, être accompagnés pour revenir soit en formation initiale comme élève ou comme apprenti, soit s’inscrire comme stagiaire de la formation professionnelle, suivre une préparation opérationnelle à l’emploi ou une remise à niveau dans une école de la deuxième chance, un centre Epide, etc. C’est un dispositif très volontariste dont l’objectif est d’apporter une réponse, au cas par cas, aux trop nombreux jeunes en décrochage que l’on évalue à 140.000 par an." Cela impose aux pouvoirs publics de nouvelles responsabilités.

Au delà du décrochage, la ministre esquisse un constat intéressant sur l’école à l’issu de ses deux mois de travail. "Il y a une mode, notamment éditoriale, qui consiste à critiquer l’école pour son immobilisme. En réalité, d’un établissement à l’autre, les enseignants innovent, mènent des projets pédagogiques, affrontent les difficultés spécifiques de leurs classes et n’attendent pas une directive ministérielle pour adapter leurs pratiques. En cela, l’école va beaucoup mieux que ce qu’on en dit.
En revanche, là où l’école va plus mal, c’est sur la question des inégalités entre les territoires
."


Des promesses non tenues

"François Hollande avait promis 60 000 postes pour l’école à l’horizon 2017.
À la moitié du quinquennat, le ministère de l’Éducation nationale reconnaît
en avoir créé 3 856 dans l’enseignement public (2 906 dans le primaire et
950 en collèges et lycées).
Il s’agit là de vrais postes, d’emplois de titulaires, pérennes, à temps plein
devant les élèves
"
L’article du Monde dresse un constat sévère, dénonçant la volonté " de jouer les artifices pour faire du chiffre sans grever les finances publiques plutôt que de réinventer une école capable d’enseigner à tous à lire, écrire et compter." Ce qui permet d’expliquer, selon l’auteur pourquoi les enseignants estiment que la gauche n’a pas changé leur quotidien.


Salaires

La situation devient plus que précaire pour une trentaine de professeurs des écoles stagiaires de région parisienne qui n’ont pas touché de salaire ni d’avance depuis la rentrée. Le Parisien nous explique que "pour faire face à ce « problème technique », la direction académique a proposé des bons alimentaires aux 231 enseignants stagiaires et contractuels concernés jusqu’à la semaine dernière." Suit une interview de Joëlle : "à 53 ans, cette mère de famille de trois grands enfants montre avec amertume et déception le carnet de tickets alimentaires qu’elle est allée chercher aux services sociaux de l’Éducation nationale. « J’ai un certain âge, une carrière de militaire derrière moi et je n’ai jamais eu de problème financier, liste-t-elle. Je trouve cela scandaleux de proposer des bons alimentaires à des gens qui sont diplômés. »


Et ailleurs ?

En Amérique latine, on se préoccupe de donner une éducation de qualité. Le défi est d’atteindre 6% du PIB pour les dépenses relatives à l’éducation.
L’Express nous rapporte la signature de la "Déclaration de Lima", signée ces derniers jours par des représentants des pays de la zone qui tenaient congrès au Pérou. "La valorisation du métier d’enseignant et l’accès universel à une éducation de qualité sont d’autres priorités que se sont assignés ces pays à partir de 2015, quand prendra fin le délai pour atteindre les "Objectifs du développement du millénaire" des Nations unies, qui sont loin d’avoir été remplis dans ces domaines. "

Au Royaume Uni, la préoccupation actuelle est l’éducation sexuelle. Courrier International, reprenant un article du Guardian, utilise un titre choc pour en parler : Aujourd’hui, c’est masturbation. Tous les petits britanniques ne bénéficient pas d’une éducation à la sexualité : il est question de le rendre obligatoire. "Certains jeunes grandissent sans recevoir la moindre information sur leur corps, tandis que d’autres ne comprennent pas les concepts de viol et de consentement sexuel. En l’absence d’éducation sexuelle complète et détaillée, les jeunes s’en tiennent aux mythes de cour de récré, et complètent de plus en plus souvent leurs lacunes avec la pornographie et Internet."


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner l’histoire-géographie avec le numérique
Hors-série n°37 - octobre 2014
Dossier coordonné par Laurent Fillion et Olivier Quinet

Ce dossier, coordonné par Laurent Fillion et Olivier Quinet, montre que le numérique, à certaines conditions, a un réel impact sur les apprentissages des élèves en histoire-géographie, en développant l’autonomie, la collaboration, la concentration, le sens de l’effort, tout en offrant un aspect ludique que nos élèves apprécient. On verra ainsi naître de nouveaux chemins qui amènent tous à apprendre, tous au savoir. Mais dans un monde où l’internet nomade donne accès à une banque de données dans laquelle on trouve le pire comme le meilleur, le vrai comme le faux, le rôle de l’enseignant devient aussi d’aider nos élèves à appréhender cet outil. Mais pas de doute : le numérique ouvre des possibilités immenses pour ces matières, dont il serait dommage de ne pas s’emparer.