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Revue de presse du 28 juin 2013

Orientation - Le nerf de la guerre - Les rapports à l’entreprise - Examen et diplômes - Pour les raccrocheurs - En vrac

La revue s’égaye dans tous les sens, comme les élèves, et pas seulement les élèves sans doute, en cette fin d’année scolaire.

L’orientation vers l’enseignement supérieur

Le petit journal nous propose un guide : ORIENTATION POST-BAC- Etudier en France, comment s’y prendre ?« Un peu plus de 70% des 12.000 bacheliers issus des lycées français de l’étranger choisissent de poursuivre leurs études en France. Impossible d’improviser, une orientation se prépare longtemps à l’avance. Ecoles de commerce, d’ingénieur, facs, IEP, suivez le guide !  »

C’est peut-être un peu tard pour APB, car le Figaro nous indique que les résultats sont tombés. « Admission post-bac a publié les affectations ce jeudi. Les élèves doivent confirmer avant le 2 juillet. Le mode d’emploi avec le Figaro Etudiant.  »

Mais si vous avez raté APB, il y a peut-être un moyen de faire quelques études supérieures… Libération propose des Cellules de rattrapage à Fleury-Mérogis (sic). En effet, la région Ile-de-France lance un programme pour aider les détenus à poursuivre des études supérieures. Rencontre.


Le nerf de la guerre

Quentin Blanc dans Le Figaro titre : Les dépenses par étudiant ont augmenté de 15% en France. « Entre 2005 et 2010, la France a rattrapé la plupart des autres pays de l’OCDE et consacre près de 15.000 dollars par étudiant dans le supérieur. Les taux de réussite ne semblent pas directement corrélés aux dépenses. »

De son côté, François Jarraud dans le Café pédagogique axe sur la thématique inverse : OCDE : La France face au désinvestissement en éducation. «  L’effort fourni par l’Etat depuis l’alternance réussira-t-il à compenser 10 ans de désinvestissement éducatif ? Car c’est celui-ci qui se lit pour le moment dans les statistiques de l’OCDE. »

L’Observatoire des inégalités
prend la forme questionnante à propos des dépenses d’éducation : la France dépense-t-elle vraiment trop ? avec le concours de Louis Maurin, son directeur. « Sur 14 pays riches comparables, la France est au dernier rang en matière de dépense par élève au primaire, au 11e rang pour l’enseignement supérieur et au 7e pour le secondaire. Un choix de société. ». Un article long et fouillé.

C’est l’occasion que prend la Cours des Comptes pour vouloir désanctuariser l’Education nationale. « Les magistrats s’inquiètent du déficit de la France dans un rapport publié ce jeudi. Parmi les dépenses critiquées : la prime de 400 euros aux professeurs des écoles, qui coûtera 160 millions d’euros annuels. »


Les rapports à l’entreprise

Les Echos signalent qu’un Conseil national éducation économie (CNEE) est institué par le décret. Il représentera les chefs d’entreprise à l’école, et Jean-Cyril Spinetta pourrait prendre la tête de la future structure. (bio sur wikipedia ). “Le futur conseil devra donner une orientation stratégique facilitant l’insertion professionnelle des jeunes, appuyé en cela par les 14 commissions professionnelles consultatives qui existent déjà, et dans lesquelles les branches professionnelles contribuent à l’élaboration du contenu des diplômes, du CAP au BTS. »

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Le dessin de Fabien Crégut

De leur côté, Les patrons de PME plébiscitent l’apprentissage, mais le trouvent mal adapté à leurs besoins. « Selon un sondage Agefa-PME-Ifop, l’image de l’apprentissage s’améliore, mais les entreprises veulent participer aux programmes.
Dans la réalité, le succès de l’apprentissage est plus nuancé. Le nombre d’entrées en contrat d’apprentissage est en repli de 19,4 % à fin avril 2013 par rapport à la même période l’an dernier, à 36.000 nouveaux contrats sur quatre mois (contre 49.600 l’an dernier). La crise explique en partie cette baisse de motivation des entreprises. Le problème est aussi ailleurs. Selon le sondage, 51 % des patrons estiment que l’enseignement professionnel « n’est pas adapté aux besoins des PME ». Du coup, 92 % souhaiteraient être davantage consultés dans la définition des programmes. « Il serait normal que les chefs d’entreprise aient leur mot à dire dans l’enseignement professionnel. En Allemagne, il y a un travail commun entre entreprises et enseignants », indique Bernard Capron, président d’Agefa PME.
 »

Et vous écouterez ce vendredi 28 juin à 19h 30 sur RFI une émission d’Emmanuelle Bastide :L’enseignement de l’informatique en France, une comparaison de cette enseignement entre la France et la Grande Bretagne.


Examen et diplômes

Le questionnement du Brevet des collèges se poursuit encore aujourd’hui. Anthony Lozac’h s’interroge : pourquoi il faut réformer cet examen, dans un long et très détaillé papier pour Le Plus du Nouvel observateur.

Et de son côté, dans l’Express Marie Caroline Missir nous propose une révélation : L’histoire secrète du bac 2.0. « Le ministère de l’Education nationale a déjà testé, en toute discrétion, un bac dématérialisé, sans copies, et sans distribution de sujets : 10% d’économies à la clé. »


Pour les raccrocheurs

Sur notre site des Cahiers pédagogiques on trouvera une interview d’Ingrid Duplaquet par Christine Vallin : Passer son bac au Microlycée de Paris ? Bientôt possible !
Et ce 27 juin, les auteurs du livre Les Microlycées. Accueillir les décrocheurs, changer l’école, Nathalie Broux, Eric Saint-Denis, ont répondu aux questions d’Ingrid Duplaquet.
Rappelons que ce livre paru chez ESF en partenariat avec les Cahiers pédagogiques avait donné lieu lundi dernier à un bel article de Véronique Soulé dans Libération et à une interview de Nathalie Broux dans Le Café pédagogique.


En vrac, mais pas inintéressant

La FCPE prône une réduction des vacances scolaires, une réforme qui sera difficile à faire passer.

Yann Bergheaud de l’université Lyon 3 proclame : "Avec le numérique, l’enseignant doit devenir un coach". Cette exigence ne devrait pas s’arrêter à l’enseignement supérieur, sans aucun doute !


Peut-être une petite revue internationale ce dimanche s’il y a matière à. Et Mila Saint Anne vous concoctera celle de lundi soir. Bon week-end !

Bernard Desclaux