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Revue de presse du jeudi 20 mars 2014

Le bonheur - Le Printemps - Le Numérique - Le métier d’enseignant - l’UVSQ

Le bonheur - Le Printemps - Le Numérique - Le métier d’enseignant - l’UVSQ

La journée du bonheur

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Le dessin de Fabien Crégut

Attention, aux bougons de tout poil, aux grincheux de nature, aux empêcheurs de tourner en rond, en cette journée du 20 mars 2014, qu’on se le tienne pour dit, il ne fait pas bon être malheureux. En effet, c’est en 2012 qu’est officiellement proclamée par l’Organisation des Nations Unies la journée mondiale du bonheur. « L’Assemblée générale du 28 juin 2012, sachant que la recherche du bonheur est un objectif fondamental de l’être humain, consciente de l’intérêt que revêtent le bonheur et le bien-être, objectifs et aspirations à caractère universel, dans la vie des êtres humains partout dans le monde, et ayant à l’esprit qu’il importe de les prendre en compte dans le programme de l’action publique, consciente également qu’il faut envisager la croissance économique dans une optique plus large, plus équitable et plus équilibrée, qui favorise le développement durable, l’élimination de la pauvreté, ainsi que le bonheur et le bien-être de tous les peuples, décide de proclamer le 20 mars, journée internationale du bonheur. » Pour cette occasion, cette année, un certain nombre d’événements sont organisés en France, notamment par La Fabrique Spinoza, le think-tank du bonheur citoyen. Bonne nouvelle, selon le Parisien, les Français seraient de plus en plus heureux, « si l’on en croit un sondage rassurant réalisé pour la société de services à la personne O2 par Market Audit. D’après cette enquête menée auprès de 824 personnes, le Français est râleur peut-être mais pas si malheureux que ça : 83 % de nos concitoyens se déclarent « assez » ou « tout à fait » heureux dans leur vie. » Et du côté des enseignants, qu’en est-il de ce bonheur ? Le métier rend-il heureux ? Une ébauche de réponse à lire sur le site du Café pédagogique « Selon un sondage Viavoice publié en octobre 2013, les enseignants sont tout en haut des professions qui rendent heureux. Une bonne nouvelle alors que l’on se penche plutôt sur la souffrance des enseignants. Mais qu’est -ce qui les rend heureux comme ça ? Les enseignants viennent en 3ème position du bonheur professionnel derrière les cadres de la fonction publique et les agriculteurs. Ce qui fonde leur bonheur c’est le sentiment d’être utile à la société et la stabilité de l’emploi, deux domaines où leur taux est nettement supérieur à celui des agriculteurs. » Sur le site d’Antonella Verdiani, chercheuse, spécialiste de l’éducation à la joie et auteur de l’ouvrage « Ces écoles qui rendent nos enfants heureux », on trouvera un ensemble de sondages et de pistes à explorer à la recherche de ce bonheur tant désiré. « Malgré la crise, la pollution, le chômage, les guerres qui dévastent la planète, le trafic d’humain, les enfants soldats, l’inégalité hommes-femmes, les aliments qui nous empoisonnent, la violence sur les animaux, la déforestation, la fonte des glaciers, » malgré tout cela, oui le bonheur est un droit et ce droit est porté haut et fort en ce jour officiel. Pour Christophe André, psychiatre, psychothérapeute et spécialiste des thérapies comportementales et cognitives, « contrairement à l’idée reçue selon laquelle le bonheur serait un luxe pour gens égoïstes et nombrilistes, [il croit] au contraire qu’il est une nécessité, surtout en période de crise. » Il ajoute : Le bonheur, ce n’est pas nier que la vie soit dure. Bien sûr qu’elle est faite de souffrance, d’adversité, de maladie et de mort. Mais le bonheur nous permet de les affronter ou de nous en remettre. On pourra lire l’intégralité de son entretien sur le journal La Croix Enfin un autre article à mentionner dans cette revue du bonheur : celui du magazine 20 minutes On y apprend entre autre que « à la différence de l’animal, l’homme a développé une telle intelligence, un tel esprit critique, que son cerveau est capable de regarder a posteriori ce qui lui fait plaisir ou pas. « C’est là la différence entre plaisir et bonheur », souligne l’auteur de La Chimie des sentiments (Ed. Jean-Claude Gawsewitch). Le bonheur serait l’interprétation humaine d’une succession à long terme des plaisirs de l’existence. Alors que le plaisir ne se vit que dans l’immédiateté. L’envie d’une voiture, d’une belle maison, procure de la joie mais retombe très vite. Sauf chez certains sujets dont le circuit désir-plaisir est exacerbé. »
A méditer donc, aujourd’hui, bien sûr, mais sans oublier pour autant d’y consacrer quelques minutes chaque jour que la vie nous offre !


Premier jour du printemps

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, c’est aujourd’hui, et non demain, que nous fêtons avec bonheur, joie et soulagement, l’arrivée du printemps. Et à quoi reconnaît-on le printemps ? Aux bourgeons, à la douceur de l’air, aux rires d’écoliers qui se prolongent dans la cour, mais surtout et avant tout, à la fameuse équinoxe de printemps sensée se produire aujourd’hui même à 17h57 très précisément. Et qu’est-ce qu’une équinoxe ? Le journal Le Point nous éclaire « c’est le moment précis où le Soleil se trouve exactement à la verticale de l’équateur, le tout dépendant de l’inclinaison de la Terre. Sauf que la position de la planète par rapport au Soleil n’est pas exactement la même d’une année sur l’autre. Ces irrégularités du mouvement terrestre expliquent le changement de date des équinoxes et donc de l’arrivée du printemps » Voilà qui est clair : nous voici officiellement et scientifiquement entrés dans l’ère printanier, saison du renouveau, de tous les possibles et de toutes ses manifestations. A propos de manifestation, de printemps et d’éducation, se déroulaient ces 18, 19 et 20 mars, les Journées du Printemps du Numériques, au Grand Palais de Lille, journées organisées par par le département éducation du Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique, en collaboration avec les trois directions Diocésaines du Nord-Pas de Calais. Sur twitter, une balise #pdn2014 s’est ouverte pour suivre l’événement à distance. On pourra également retrouver un grand nombre de vidéos des intervenants et des ateliers sur le site LudoMag la chaîne d’information sur le digital et la communication.


Rubrique enseignant

Enseignant, un nouveau métier à l’ère du numérique ? C’est la question posée par Olivier Alfiéri sur son site E-Média En effet, « L’apprentissage mobile et les technologies au service des enseignants étaient les thèmes de la dernière conférence annuelle sur l’éducation mobile organisée par l’Unesco en février dernier. Pour communiquer, créer, évaluer, enseigner différemment, les outils du numérique sont une source quasi inépuisable d’innovations comme en témoignent les quelques expériences relatées ci-dessous. » Il y expose quatre nouveaux gestes professionnels susceptibles de transformer profondément l’exercice du métier : « Communiquer en réseau pour échanger entre enseignants, utiliser les réseaux sociaux avec les étudiants et les parents, créer des parcours pédagogiques différents par curation de ressources et enfin mieux évaluer les apprenants à l’ère du numérique » A propos d’enseignants, depuis mardi 18 mars, on cherche un peu partout sur la planète, Le meilleur prof du Monde. La question est sur quel critères ? Des éléments de réponses sur le site du journal L’Express « Cela va de soi, le gagnant doit être un professeur exemplaire, qui a des résultats exceptionnels avec ses élèves. Mais il doit également sortir de l’ordinaire et servir de modèle par ses engagements dans les activités caritatives, le travail pour la communauté, et d’autres accomplissements culturels avec sa classe. L’enseignant doit parvenir à aider ses élèves à devenir des "citoyens du monde" précise la fondation, même ceux qui sont en difficulté. Enfin, le gagnant doit jouer un rôle auprès des autres enseignants également. Il devra avoir encouragé d’autres professeurs à rejoindre la profession et contribuer à des débats autour de l’enseignement. » Sur le site officiel, on trouvera de plus amples informations concernant la genèse du projet et la manière dont on peut candidater ou proposer à la candidature, le professeur de son choix. A la clé : One million dollar teacher ! Voilà qui ferait une bonne affiche de film, non ? Notre ami et illustre illustrateur Fabien Crégut, professeur de SVT à Avignon, et récemment décoré par Vincent Peillon des Palmes académiques, répondait sur ce sujet aux questions de Christel Brigaudeau pour le journal Le Parisien : « C’est un peu délicat de prétendre être le meilleur prof du monde, surtout dans une profession où l’on est vite jalousé quand on est distingué. » Il précise également : « Ce qui est à récompenser c’est une pratique qui fait réussir tous les élèves, une pratique qui soit alors mutualisée et proposée au plus grand nombre, et non mettre en avant un enseignant. La pratique donc et non la personne. » Sur France Info aujourd’hui, c’était la Question d’éducation d’Emmanuel Davidenkoff : Profs, qui veut gagner un million ? On y apprend que « parmi les témoignages déjà publiés, figure celui d’une enseignante du Malawi, Esnart Chapomba, à qui il et déjà arrivé d’avoir des classes de 230 enfants, auxquels elle enseignait dehors, sous un arbre, faute de salle de taille suffisante. » Une autre candidature, en Afghanistan cette fois, celle de « Nahida, enseignante depuis 1989. Elle s’estime privilégiée de n’avoir que 35 enfants dans sa classe quand la moyenne oscille entre 50 et 70. Mais son principal combat consiste à promouvoir l’éducation dans un pays en guerre depuis trente ans. Son mantra : " Les personnes éduquées ne prennent pas les armes pour détruire leu pays et leurs écoles " » Dans le Figaro, on découvre les membres du jury : « Un gagnant sera choisi parmi ces dix finalistes en novembre 2014 par une académie mondiale composée de directeurs d’école, d’experts en éducation, commentateurs, journalistes, chefs d’entreprises et scientifiques d’une vingtaine de pays. On y compte « de grands noms », est-il indiqué, tels que l’acteur Kevin Spacey, Martha Lane Fox, fondateur de Lastminute.com, le musicien de jazz Esperanza Spalding, le philosophe britannique David Rodin ».


Une dernière information, moins heureuse : il y a déjà deux semaines on pouvait lire dans Médiapart : « En quasi-banqueroute, l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines paie aujourd’hui les frais de la gestion calamiteuse de ces dernières années. L’établissement est en particulier asphyxié par deux PPP (partenariats public-privé) sur lesquels planent de lourds soupçons de conflits d’intérêts et de favoritisme. Son ancienne présidente est mise en cause. » Annonce confirmée officiellement aujourd’hui sur le site EducPros de l’Etudiant « Dans son rapport définitif, qu’EducPros s’est procuré, la Cour des comptes pointe, de la même manière que dans ses observations provisoires, la responsabilité de l’université Versailles Saint-Quentin dans la crise financière qu’elle traverse. »

Ainsi s’achève cette revue, en vous souhaitant une belle et printanière soirée de lecture. Demain vous serez en compagnie de Lionel Jeanjau.

Ostiane Mathon