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Revue de presse du 1er Juillet 2013

Les ESPÉ dans les starting-block - L’École buissonnière ? - L’École et les parents

L’actualité de l’éducation aujourd’hui, c’est la venue à Lyon de Vincent Peillon et de Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur, pour un séminaire préparatoire à la mise en place des Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ). Ces établissements doivent permettre la refondation de la formation initiale des enseignants, que le gouvernement précédent avait supprimée dans la foulée de la « masterisation ».

Les ÉSPÉ dans les starting-block

L’actualité de l’éducation aujourd’hui, c’est la venue à Lyon de Vincent Peillon et de Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur, pour un séminaire préparatoire à la mise en place des Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ).

"Les Espé constituent "la réforme la plus importante de la refondation de l’école", a déclaré M. Peillon. "Il faut transformer nos pédagogies, nos façons d’évaluer"... » peut-on lire dans la Nouvelle République qui présente rapidement la nouvelle organisation des formations.
Mais cette nouvelle formation, promesse de campagne de François Hollande, ne fait pas l’unanimité, sinon sur le principe, du moins dans la forme.

De nombreux quotidiens régionaux du groupe Est-Bourgogne-Rhône-Alpes rendent compte d’une interview que Vincent Peillon leur a accordée à la veille de cette officialisation.

Cité par le Républicain Lorrain, le ministre affirme : "La France est confrontée depuis des années à un déclin de ses performances scolaires. Toutes les études, que ce soit celles de la Cour des comptes ou de l’OCDE, démontrent que le facteur le plus important de la réussite des élèves tient à la formation des professeurs."

"Les ÉSPÉ s’inscrivent en rupture avec les IUFM et tout ce qui a été fait précédemment. (...) Les deux années de master d’enseignement conjugueront simultanément, et non successivement, apprentissages disciplinaires, réflexion sur les pratiques pédagogiques et stages devant les élèves. Les étudiants intéressés par les métiers de l’enseignement pourront même commencer à apprendre le métier dès la 3e année de licence grâce à des modules spécifiques." peut-on lire dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Interrogé sur l’éventualité d’une revalorisation salariale pour les enseignants français qui sont parmi les moins bien payés d’Europe, Vincent Peillon rappelle les récents gestes faits pour le premier degré et annonce pour l’automne "des discussions approfondies sur les missions des personnels de l’Éducation nationale, et notamment des enseignants, ainsi que sur les conditions d’affectation, notamment les premières".

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Le dessin de Fabien Crégut

Pour 20 Minutes "L’ère des professeurs stagiaires bombardés sans expérience devant des élèves est définitivement révolue". Le quotidien a demandé à de jeunes enseignants leur avis sur cette nouvelle formation : "[Elle] me semble plus progressive, ce qui permettra aux futurs enseignants de mieux l’assimiler et de faire leur entrée dans le métier en étant beaucoup mieux armés que nous face aux élèves et beaucoup moins stressés."

Pour Le Figaro, si cette première année sera pour les ÉSPÉ une année complexe (gestion d’étudiants de statuts différents, financements par des universités en difficulté) c’est bien le recrutement qui constituera le réel défi à relever par les ÉSPÉ.
Dans un second article du Figaro, Caroline Beyer insiste : "(…) sur le terrain, l’incertitude domine, moins de deux mois avant la mise en place des 30 ÉSPÉ. L’article cite longuement Philippe Watrelot : "Comme beaucoup sur le terrain, il constate que la construction des nouveaux masters « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) a "surtout conduit à écarter les formateurs en temps partagé au profit des universitaires et des professeurs IUFM à temps plein. Il décrit en outre les difficultés à faire travailler ensemble universités, futurs ex-IUFM (qui, contrairement à un discours répandu, n’ont pas disparu et assurent 80% de la formation des enseignants) et rectorats, "dans un contexte d’urgence où tout le monde se sent menacé."

Dans VousNousIls, Vincent Peillon précise qu’une "accré­di­ta­tion pro­vi­soire" sera pro­po­sée aux pro­jets "qui ne sont pas encore tout à fait abou­tis", pour "une durée d’un an, au lieu de cinq". Durant cette année, "ils seront accom­pa­gnés pour par­faire leur dossier".


L’École buissonnière ?

Pendant ce temps, La Dépèche s’inquiète : "Où sont passés les élèves en ce début juillet ?" En effet entre le bac, le brevet et les commissions diverses, de nombreux enseignants sont retenus hors de leurs classes. Mais les établissements sont ouverts jusqu’au 5 juillet, date officielle du début des vacances et Michel-Jean Floc’h, le directeur des services départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN) de Haute-Garonne l’affirme : "l’absentéisme est avant tout le fait des élèves et de leurs parents.".


L’École et les parents

George Pau-Langevin était l’invitée du débat « L’école c’est mieux ailleurs ? » dont Libération se fait l’écho. La ministre déléguée y revient sur ses missions : "restaurer l’égalité à l’école, faire en sorte que les élèves, quelles que soient leurs origines sociales, aient les mêmes chances de réussite."
Une de ses pistes de travail réside dans le rapprochement entre les famille et l’École. "Certains parents restent « intimidés par l’école » (…) il faut donc amener les parents à entrer à l’intérieur de l’école, ne pas les laisser attendre à la sortie des classes. L’idée ? « Des espaces parents » où il serait possible de s’arrêter boire un café, précise la ministre. Mieux, dans certaines écoles, les parents prennent des cours de Français. Cela change leur relation à l’école. Ils sont aussi plus à l’aide quand il s’agit d’aller parler aux professeurs."

Mila Saint Anne