Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du 15 mai 2017


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du 15 mai 2017

Les projets macroniens — Un ministre macronnien — Memorandum — Pédagogie — Ressources — Ailleurs —

Le président de la République étant installé et le premier ministre nommé, on s’interroge sur les projets concernant l’éducation, l’identité du ministre de l’EN, pendant que l’ancienne ministre fait une mise au point. En complément, quelques réflexions pédagogiques, une ressources et un petit tour ailleurs.


Les projets macroniens

Éducation : des promesses de changements dès la rentrée, par Marie-Estelle Pech, Caroline Beyer. “Séduisant, le changement annoncé est-il jouable, alors que la préparation de la rentrée est traditionnellement bouclée dans l’Éducation nationale en avril ?” Réflexions réservées aux abonnés du Figaro.

École : ce qu’Emmanuel Macron veut changer. "C’est une révolution à l’école. Emmanuel Macron veut en finir avec la centralisation qui est la règle depuis un siècle et demi. En clair, les collèges et les lycées pourront décider du recrutement, de l’organisation des cours ou de la pédagogie."

Le collège selon Emmanuel Macron. “En cette période de transition d’entre-deux présidences, force est de constater que le projet politique d’Emmanuel Macron s’attache fort peu à la question du collège. Dans les quelques informations que l’on peut glaner ici ou là, il y a au mieux des imprécisions, au pire un flottement de vocabulaire, un certain flou artistique qui complique l’anticipation sur ce qui va réellement se passer pour les collégiens et les équipes pédagogiques à la rentrée 2017. Comme le dit la sagesse populaire, quand c’est flou, c’est qu’il y a – éventuellement – un loup.”

Education : les syndicats critiquent déjà la « méthode Macron »

Projet de rythmes scolaires à la carte : "Une logique purement libérale et financière", selon la FCPE. "Présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves, Liliana Moyano estime que vouloir revenir sur la semaine de quatre jours et demi est "un très mauvais signal envoyé par le président élu".’


Un ministre macronnien

Quel(le) ministre de l’éducation pour E. Macron ?"La culture et l’éducation... seront au coeur de mon action". Dans son premier discours, le président de la République a donné une priorité à l’éducation. Alors qui sera le prochain ministre de l’éducation nationale ? Des noms circulent, découvrez les. Mais à quoi sert exactement un ministre ? Quelle influence a-t-il réellement sur la politique menée ? Quelles limites rencontre-il ? Quelques réflexions avant une nomination du titulaire de la rue de Grenelle qui reste encore très ouverte..

Y en a un qui se place en tout cas...
Pierre-Yves Duwoye : “Le prochain ministre de l’Éducation devra écouter ce qui se dit autour de lui”. “Le prochain ministre de l’Éducation ne devra pas confondre politique et communication. Il devra écouter ce qui se dit autour de lui et donner aux enseignants un message de confiance, car ce sont eux les acteurs du changement”, estime, après trente ans de carrière, le tout jeune retraité de l’éducation nationale, aujourd’hui conseiller maître à la Cour des comptes. Les recteurs sont “de simples relais des instructions nationales”, ajoute l’ancien directeur de cabinet de Vincent Peillon rue de Grenelle, qui regrette les “occasions ratées”, notamment pour réformer le statut et les obligations de service des enseignants."

« Un pacte de la nation pour l’éducation de nos élèves devrait être déterminé » (P-Yves Duwoye). "Pierre-Yves Duwoye, ex-directeur de cabinet de Vincent Peillon, déplore le "rendez-vous raté" de la gauche avec l’école. Soutien d’Emmanuel Macron, il nous explique comment le nouveau Président pourrait "approfondir" son projet éducatif."

Interview de Pierre-Yves Duwoye dans La lettre de l’éducation : « Les syndicats d’enseignants représentent des intérêts légitimes mais particuliers »


Memorandum

Les « points d’alerte » de Najat Vallaud-Belkacem sur l’éducation, par Marie-Christine Corbier. “EXCLUSIF + DOCUMENT - Dans un memorandum adressé à son futur successeur, la ministre sortante suggère de se « mettre d’accord sur l’essentiel ».
L’école ne doit pas être « victime des alternances politiques », écrit Najat Vallaud-Belkacem, dans un memorandum destiné à son successeur, que « Les Echos » se sont procurés (voir document ci-dessous). « Sommes-nous capables de nous mettre d’accord sur l’essentiel ? » interroge la ministre de l’Education sortante. Les résultats se mesurent « à l’échelle d’une génération d’élèves », plaide-t-elle, en estimant que « la politique menée depuis cinq ans constitue un socle solide pour cela »
.”

Pour Le Café pédagogique : Le testament politique de N. Vallaud Belkacem. “" Je souhaite livrer quelques réflexions issues de mon expérience qui n’ont pas d’autre ambition que de servir, dans un état d’esprit républicain, ce que je crois être l’intérêt général dans le cadre d’une alternance démocratique qui doit marquer des changements, mais aussi une certaine forme de continuité dans les politiques publiques". Dans un long texte destiné à son successeur, et sans doute aussi au grand public, l’ancienne ministre de l’éducation nationale dresse en 10 points ce que pourrait être cette continuité. Quitte à lister des points de désaccord avec E Macron.”

Et avant de partir … Création de "conseillers entreprises pour l’école" au BOEN. “2016 : N Vallaud Bekacem relance les relations école entreprises. 2017, un décret crée des "conseillers entreprises pour l’école". Selon le texte, "les conseillers entreprises pour l’école assurent une mission de coopération entre leurs organisations professionnelles ou interprofessionnelles et les services académiques et les établissements d’enseignement... Ils contribuent aux actions qui ont pour objet de rapprocher le système éducatif de son environnement économique en vue de favoriser la future insertion sociale et professionnelle des élèves, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel".”

Et dans La Lettre de l’éducation : Le rideau se referme sur les cinq ans de la « refondation ». “Un nouveau gouvernement, donc une autre politique éducative, se profilent. L’ancienne équipe cédant la place, l’heure est au récapitulatif du quinquennat. Voici, à très grands traits, non un impossible bilan exhaustif de la « refondation », mais un aide-mémoire.”


Pédagogie

Classe inversée : « si l’on perd les bons élèves, c’est que l’enseignement est mauvais ». “Pionnier de la classe inversée, Olivier Quinet refuse l’idée selon laquelle la flipped classroom ne conviendrait pas aux bons élèves. Tout se jouerait dans la différenciation. Professeur d’histoire-géographie au collège Jean Rostand, à Montpon-Ménéstérol (Dordogne), Olivier Quinet s’est lancé en 2012 dans la classe inversée. Son objectif était de rendre ses élèves (4e et 3e) davantage autonomes, en les faisant construire eux-mêmes leurs connaissances et leur savoir-faire.”

Ce que les technologies peuvent apporter à l’éducation, par Bourg Marie. "Les technologies regroupent les techniques de l’informatique, de l’audiovisuel, des multimédias, de l’internet et des télécommunications. Elles permettent la communication entre les utilisateurs, l’accès aux sources d’information, le stockage, la manipulation, la production et la transmission de l’information sous des formes diversifiées (texte, musique, son, image, vidéo etc..)."


Ressources

Vient de sortir : Administration & Éducation, 2017/1 (N° 153). Parents « gêneurs » ou « acteurs », La place difficile des parents dans l’école.


Ailleurs

Japon : virage à droite dans l’éducation. "Le « jukendo », technique de combat à la baïonnette développée par l’armée impériale, est désormais enseigné dans les écoles secondaires."

iMaginez détruire un système éducatif qui fonctionne. Où ça ? A Singapour ! L’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Un plan de restructuration du système éducatif singapourien est annoncé qui suivait les orientation suivantes :
De passer d’une éducation « de l’âge industriel » sachant-apprenant à un système d’apprentissage où l’étudiant est au centre des enseignements.
D’arrêter de se focaliser sur le contenu (celui-ci est disponible facilement, partout et en permanence) et préférer développer les capacités des jeunes à résoudre des problématiques complexes, à savoir faire preuve de discernement, être capable de résoudre rapidement des difficultés qui apparaissent.
Développer des enseignements autour de l’innovation, de la créativité et l’entreprenariat. Et ceci ne peut se faire qu’en mettant l’accent sur les personnalités, le tempérament des individus et non sur leur capacité à apprendre par cœur des théories.
De faire travailler les élèves en petit groupes, qu’ils s’entraident dans l’apprentissage et qu’ils réussissent à résoudre des cas de la vie réelle, qu’ils peuvent par exemple rencontrer dans leur vie d’étudiants
.”
A méditer surement !

Bernard Desclaux


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

N° 535 - Arts et culture : quels parcours ?

Dossier coordonné par Jean-Charles Léon

Février 2017
Pour donner aux jeunes un égal accès à l’art et à la culture, les derniers textes officiels concernant l’Éducation artistique et culturelle mettent l’accent sur la notion de «  parcours  », qui doit permettre à l’élève de se constituer une culture personnelle, développer son habileté artistique et rencontrer des artistes, des œuvres, des lieux.

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016

Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?