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Revue de presse du 10 juin 2013

Le numérique entre (encore) à l’École - Bac J-7 - Espoir

Plan Peillon pour le numérique à l’École

Vincent Peillon, présentait aujourd’hui son plan d’action pour « Faire entrer l’École dans l’ère du numérique » et dont les principaux axes sont en ligne sur le site du ministère : formation, éducation aux médias, équipements et maintenance, mise à disposition de ressources pédagogiques et 26 collèges pilotes « connectés ».
Pour les plus anciens et sans remonter au siècle dernier, tout cela aura un goût de déjà-vu. Espérons que cette fois ci soit la bonne et surtout qu’il ne sera pas fait table rase de tout ce qui se fait déjà, avec ou sans l’appui de l’institution.

« Numérique » ? « informatique » ? les mots sont souvent piégés quand ils semblent interchangeables. Quand le magazine Challenges titre «  Vincent Peillon, ministre de l’Education, veut développer l’informatique à l’école », il entame son article par le constat que « La France reste à la traîne pour l’utilisation du numérique à l’école, classée 24e sur 27 par l’OCDE ». il n’est donc pas ici question d’informatique mais d’usages pédagogiques des outils numériques.

Véronique Soulé propose pour les abonnés de Libération un entretien croisé entre le ministre Vincent Peillon et le philosophe Michel Serres. VousNousIls nous en dévoile quelques extraits.

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Pour le ministre, avec le numérique, « L’apprentissage devient plus vivant, plus actif et aussi plus joyeux ». Michel Serres pourra rassurer tous ceux qui pensent que l’enseignant est dévalorisé par l’entrée du numérique dans les classes « "Le rôle du prof demeure très important car l’information n’est pas le savoir".

L’Express fait dans la provocation en titrant :" L’Éducation nationale va disparaître". On voit mal le rapport avec la suite de l’article de Gilles Babinet, ex-président du Conseil National du Numérique qui, très raisonnablement, confirme ce que savent tous les enseignants : «  Arrêtons de parler d’infrastructures : ça ne marche pas. Le vrai changement dans l’Éducation nationale repose sur les enseignants et leur pratique pédagogique. »
Donc tout le monde est d’accord en fait.

Le Monde tente d’expliquer le retard français en matière d’école numérique dans « Pourquoi l’école française reste en retard sur le numérique » et découvre enfin que «  l’enjeu n’est plus seulement informatique. Il touche désormais la pédagogie. » On peut être plus sceptique sur la solution proposée par Jean-Loup Bourrissoux, ex-enseignant aujourd’hui consultant : « pour qu’un professeur se lance, trois conditions sont essentielles(...) lui installer un tableau numérique, lui donner un portable et le former tout de suite".

Le numérique comme support de soutien : 30 000 élèves de 6e des réseaux d’éducation prioritaire vont pouvoir dès la rentrée 2013 bénéficier d’un accompagnement pédagogique en ligne. Quelques détail sur ce projet dans Libération.

Dans Le Nouvel Obs’, une école de L’Haÿ-le-Roses « connectée » est montrée en exemple dans « Cette école qui passe des gommettes aux tablettes » (Je reste persuadée qu’on peut faire les deux...)

Ecrans, dans un article de Camille Gévaudan intitulé « Éducation nationale : priorité grillée pour les logiciels libres » nous raconte comment avec la nouvelle loi on aura perdu une belle occasion de passer au logiciel libre. « Vincent Peillon a répondu qu’inscrire dans la loi une faveur aux logiciels libres contreviendrait au droit européen de la concurrence. » Dommage.


Baccalauréat J-7

Toujours dans la ligne de mire du baccalauréat, la presse piaffe d’impatience avant le début des épreuves.

Libération dans Bac : telle appli qui croyait apprendre... nous rappelle qu’on peut aussi utiliser le numérique pour réviser et recense un bon nombre d’applications pour smartphones et tablettes crées « pour suivre les usages des jeunes ». Gratuites ou payantes (comme celle proposée par Nathan) elles ne sont visiblement pas à la hauteur des attentes des utilisateurs !

Le Bac, il faut en payer le prix. 1,5 milliard d’euros affirme le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Éducation Nationale (SNPDEN) dans Le Monde. C’est quinze fois plus que le chiffre calculé par l’Inspection Générale et trente fois l’estimation du ministère. Où se cache cette incroyable différence ? Dans la disparition de 8% de l’année scolaire d’un élève de 2nde ou de 1ère, au mois de juin.
Quelle solution ? « Le SNPDEN plaide, (...) pour un examen "plus simple et plus fiable", dans la lignée des préconisations faites par les inspecteurs dans leur rapport : resserrer l’examen en renforçant ses dominantes, privilégier le contrôle en cours de formation, se donner "le temps d’une réflexion partagée"... »

Numérama présente la e-campagne contre la fraude du ministère : "Afin de sensibiliser les candidats aux risques encourus en cas de tentative de fraude pendant les épreuves du baccalauréat", un dispositif "à visée pédagogique et dissuasive" doit permettre "d’informer des candidats des consignes à respecter pendant les épreuves et des sanctions auxquelles ils s’exposent en cas de fraude"

Et enfin, une fois le bac en poche que fait-on ? Plus d’un tiers des bacheliers veulent aller à l’université. peut-on lire dans Le Monde. Parfois pour de mauvaises raisons.
"Un candidat sur deux obtient son premier voeu. Il faut donc travailler sur une meilleure orientation dès les années lycée. On ne peut pas s’orienter en trois clics", martèle régulièrement Geneviève Fioraso, la ministre de l’enseignement supérieur. Dès 2014, les débouchés professionnels de chaque formation seront, chaque fois que cela sera possible, intégrés dans APB."


Espoir

« Le 18e Parlement des enfants a adopté samedi une proposition de loi visant à prévenir les faits de violence et de discrimination au sein des établissements scolaires et à aider les élèves qui en sont victimes, présentée une classe polynésienne. La proposition de loi polynésienne suggère ainsi la mise en place d’une journée nationale et européenne de lutte contre la violence et toutes les formes de discrimination dans les établissements scolaires, la création dans chaque département d’une « cellule d’écoute contre les discriminations » de l’Éducation nationale, à l’attention des élèves, et de faire déclarer « grande cause nationale » par le Premier ministre la lutte contre les discriminations et la violence en milieu scolaire. C’est à lire en détail (avec les photos des députés) sur le site de "La 1ère", (le n°1 du réseau de France Télévision) consacrée à l’Outre-Mer.

Bonne lecture !

Mila Saint Anne