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Revue de presse du 09 octobre 2015

Il y a des jours comme ça ...


Il y a des jours comme ça ...
Rien ne se déroule comme prévu !
Aujourd’hui, c’était un jour comme ça.
La revue de presse sera donc ... comme ça.
C’est le sel du métier de chef. Tu te réveilles le matin et tu ne sais jamais trop comment la journée va se dérouler. Ce matin, j’étais déterminé à bosser sur le contenu de la revue de presse aux premières heures de la journée. Hormis les élections des parents d’élèves au conseil d’administration et un rendez-vous à 10H00, rien n’aurait du pouvoir m’empêcher de travailler sur la revue. Sauf que le "petit quotidien" du métier est venu tranquillement perturber le déroulement de cette journée.
Ce soir, même ma connexion internet est venue contrarier mes plans.
Il y a des jours comme ça !


Elections des représentants des parents d’élèves

Cette année, une troisième enveloppe pour garantir l’anonymat des parents est venue changer les petites habitudes (bien ancrées) des établissements. Il fallait donc glisser le bulletin de vote dans une première enveloppe puis la glisser dans une seconde sur laquelle il fallait préciser un certain nombre de mentions et la glisser, enfin, dans une troisième enveloppe (sans mention supplémentaire si vous avez bien suivi).
Marie Piquemal pour Liberation.fr vous propose un article intitulé « cinq choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur les élections de parents d’élèves ».
La troisième enveloppe a totalement disparue de l’article. Comme je l’ai dit, les habitudes sont bien ancrées et tous les directeurs ou chefs d’établissement ne lisent visiblement pas les nombreuses pages de la circulaire sur cette élection.
Il y a des jours comme ça ...


Les programmes ...

se font retoquer par le CSE.
Toujours pour Liberation.fr, Marie Piquemal nous indique « qu’une fois le jeu des amendements terminés, les membres du CSE ont été invités à se prononcer sur la version finale (les programmes scolaires dans leur intégralité donc). Résultat : 18 voix pour, 21 contre et 12 abstentions. Le ministère précise que 51 membres étaient représentés sur les 97. Parmi les contre : le Snes-FSU (principal syndicat des enseignants du secondaire), FO, SNEP, la CGT et le « Snalc ». Elle rappelle aussi « que cette instance est consultative. Donc les avis rendus n’engagent pas le gouvernement ». La journaliste précise enfin : « ce désaveu du CSE place [la ministre] dans une situation délicate. Il s’inscrit dans un contexte tendu, avec une contestation contre la réforme du collège encore vivace – une nouvelle manifestation est d’ailleurs prévue samedi, à Paris ».
Il y a des jours comme ça ...

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Le rejet des programmes par JiMo

Samedi, c’est jour de manif

contre la réforme du collège.
Les inquiétudes sont bien légitimes. Surtout quand on est prof de langues et que l’on voit disparaître les bilangues et les euros. Surtout quand on est prof de latin et que l’on a entendu toutes les versions possibles sur ce thème (je sais, c’est facile, mais il y a des jours comme ça).
Caroline Beyer, pour le Figaro.fr, titrait son article du soir avec cette formule : « cette réforme du collège qui ne passe toujours pas ». Elle fait le compte des soutiens contre la réforme : « aux côtés des professeurs, le cortège de ce 10 octobre comptera des associations, de la Société des agrégés à l’association des professeurs d’allemand (Adeaf), menacés par la suppression des classes bilangues, en passant par les défenseurs des langues anciennes ».
Bizarrement, je ne trouve, dans cet article, aucune mention de ces soutiens, certes très marginaux, qui pour les uns prônent la pendaison des membres du gouvernement (Jean Paul Brighelli totalement décomplexé qui appelle au meurtre) et qui, pour les autres, s’attaquent directement à la personne de Florence Robine de la DGESCO : un ancien recteur, visiblement très amer du traitement que lui a réservé l’Éducation Nationale, instrumentalise le débat pour se refaire un nom... Je vous laisse chercher. Lui faire de la pub est contraire à mes valeurs. On s’amusera quand même de voir que les nouveaux alliés d’aujourd’hui sont les ennemis d’hier pour certains syndicats !
Parmi les soutiens en faveur de la réforme, plusieurs publient une tribune sur le JDD.fr. L’accent est mis sur la formation des collègues car « l’interdisciplinarité, comme l’approche éducative globale, ne se décrètent pas d’en haut ».
Sur le terrain, les chefs d’établissements se trouvent bien en première ligne entre une rentrée 2016 à construire (à reconstruire même), les injonctions diverses et les collègues opposés à la réforme. L’équation semble difficile à résoudre, d’autant que toutes les données ne sont pas connues. Les instances académiques, en attente de leurs moyens au niveau macro, sont logées à la même enseigne.

Formation

La formation des enseignants est au cœur des débats (et risque même de devenir un moyen de manifester une opposition à la réforme du collège).
Margaux Baralon, pour La Croix, publie un intéressant papier à propos des ESPE et de la formation des enseignants. Elle indique : « alors que les premières promotions viennent de sortir des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), la formation des enseignants, réformée il y a deux ans, affiche un bilan en demi-teinte ». Elle souligne notamment le fait que « le ministère de l’éducation nationale assume avoir fait le choix de donner, jusqu’ici, la priorité à la formation initiale. "Nous allons maintenant travailler avec le réseau des Espé pour préciser leur place dans le processus de formation continue." Cette promesse suffira-t-elle à rassurer les enseignants ? L’an dernier, une enquête de l’OCDE réalisée auprès des professeurs en collège montrait qu’en France, 40 % d’entre eux s’estimaient "mal" ou "pas du tout préparés" à la pédagogie et la gestion d’une classe ».


Il y a des jours comme ça ... qui se terminent dans moins de trois minutes.
Demain est un autre jour et ça, c’est bien.
Bon week-end !
Pascal Thomas


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Ce qui fait changer un établissement
Revue n°509 - décembre 2013

Le ministre réforme, les enseignants travaillent. Entre les deux, que se passe-t-il à l’échelle d’un établissement ? Quelle organisation, quelle répartition des rôles, quels leviers pour répondre aux prescriptions institutionnelles, pour favoriser les apprentissages des élèves, dans toutes leurs dimensions ?