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Revue de presse des 27, 28 et 29 octobre 2004

Pas grand chose à se mettre sous la dent cette semaine. Normal, ce sont les vacances...
On peut quand même noter le retour de la punition collective dans la dernière circulaire du Ministre . C’est le Figaro qui nous l’apprend.
Le Monde revient, lui, sur ce rapport (déjà évoqué dans Libération, il y a quelques jours) de l’Inspection Générale décrivant l’Académie de Paris comme une « machine à exclure »
Bonne Lecture...


Libération

Enseignement et recherche, même combat
Par Jacqueline Heinen professeure de sociologie, présidente de la Conférence permanente du Conseil national des universités (CP-CNU) et Jacques Moret professeur de biodiversité, vice-président de la CP-CNU.

[...]Pour la CP-CNU, le maintien d’un lien fort entre formation et recherche est primordial, car c’est une condition indispensable pour qu’un enseignant puisse dispenser une formation de qualité basée sur les avancées les plus récentes de la recherche. C’est aussi la condition d’un juste équilibre entre le développement et la transmission des savoirs fondamentaux et la nécessité, pour l’Université, de répondre aux besoins de la société. C’est pourquoi nous souhaitons que la réflexion sur l’avenir de la recherche soit menée conjointement à une réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur.[...]
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Le Figaro

Fillon rétablit la punition collective à l’école
Après la dictée et la récitation, voici le retour annoncé de la punition collective. La dernière circulaire de l’Éducation nationale, parue hier au Bulletin officiel du ministère, fait bondir les syndicats de parents d’élèves. Motif : le texte que dénoncent les deux principales fédérations, la FCPE et la PEEP, remet en selle la « sanction collective » qui était officiellement bannie des principes de l’Éducation depuis plusieurs années.
La deuxième partie de la circulaire relative à « l’organisation des procédures disciplinaires » porte sur les « moyens d’action à la disposition des enseignants en matière disciplinaire ». Le texte explique que « s’il est utile de souligner le principe d’individualisation de la punition ou de la sanction, il faut rappeler qu’une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d’un groupe d’élèves identifiés, qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe ».
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France-Allemagne : équivalence des certificats professionnels
L’Allemagne et la France se sont mises d’accord aujourd’hui pour reconnaître l’équivalence de certains certificats professionnels afin de faciliter l’accès mutuel aux marchés du travail dans les deux pays, selon une déclaration commune de deux ministres de l’Education faite Berlin.
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L’Humanité

Rien vu...


Le Parisien

Supprimer la Pentecôte dérange un tiers des académies
LE FEUILLETON du lundi de Pentecôte continue. C’est Jean-Pierre Raffarin lui-même qui a relancé la polémique en déclarant, hier matin au micro de RTL, que le lundi de Pentecôte serait « travaillé dans les entreprises comme dans les écoles (...) sauf si le recteur décide, dans tel département, pour des raisons locales traditionnelles fortes - je pense au Gard par exemple - de choisir une autre journée dans l’année  ». Echaudée par la fronde des députés de la majorité au moment où François Fillon, ministre de l’Education nationale, déclarait que le lundi de Pentecôte serait désormais un jour travaillé à l’école - annonce suivie, le 17 septembre, du désaveu du Premier ministre -, la Rue de Grenelle se refuse désormais à toute déclaration : « Le dossier est géré directement par Matignon  », précisant seulement qu’«  une réunion des recteurs est prévue le 9 novembre, l’un des points à l’ordre du jour sera le lundi de Pentecôte ».
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La Croix

Enfants surdoués, enfants fragiles
Edouard, 15 ans, vient de rentrer en classe prépa scientifique à Nice. Avec deux ou trois ans d’avance sur ses camarades. Mais sa maman, Catherine (qui exerce actuellement un métier de standardiste), n’a pas le sentiment de l’avoir « poussé ». Au contraire. Elle se « mord les doigts, dit-elle, de n’avoir pas pris plus tôt conscience de ses problèmes ». Elle ne voulait pas non plus, quand il était petit, « en faire un singe savant », alors qu’elle avait remarqué « qu’il faisait des choses que les autres ne faisaient pas » : il parlait à un an ; à 4 ans, il avait un vocabulaire très élaboré, prononçait des phrases du genre « il faut bien assumer les conséquences de ses actes » ; à 5 ans, il avait déjà un peu appris à lire tout seul.
« À côté de cela, dit-elle, il était maladroit en sport, avait du mal à lacer ses chaussures, à manger tout seul... » Et puis à l’école, il avait de bons résultats, mais sans plus. Et surtout il s’ennuyait, n’obéissait pas, pleurait souvent et n’avait pas de copains. Des signes d’un malaise, qu’elle avait alors, déplore-t-elle, sous-estimé. À 7 ans, des tests passés chez un psychologue diagnostiquent un QI supérieur à 150. [...]Édouard ressemble à beaucoup de ces enfants qu’on dit aujourd’hui « intellectuellement précoces » ou « à haute potentialité », parce qu’on ne veut plus parler de « surdoués ». Mais on a encore du mal à les qualifier, car on ne sait pas encore très bien qui ils sont. Pendant longtemps on a cru en effet qu’il s’agissait de « petits génies » sans problème, puis on a pris conscience que ces enfants pouvaient être aussi en échec scolaire et avoir des difficultés, comme le rappelle Monique Binda, présidente de l’Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (Anpeip). « On sait, dit-elle, que cette précocité peut être une faiblesse, que cette avance intellectuelle - et son décalage par rapport au développement biologique - peut être un facteur de fragilité. »
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20 minutes

« Ravaillac », l’Education renvoyée à ses études
C’est désormais le plus célèbre des journaux lycéens. Réalisé par des élèves d’Henri-IV, Ravaillac a remporté, hier, en appel devant la cour administrative de Paris, son procès contre l’Education nationale. En mars 2002, Patrice Corre, proviseur du prestigieux établissement, avait interdit la publication d’un numéro de Ravaillac sur la sexualité, dont la couverture affichait un groupe d’élèves entièrement nus. Pour l’association qui publie le journal, c’est une « atteinte à la liberté d’expression  ». Elle demande alors au tribunal administratif d’annuler cette décision et gagne en première instance. La cour d’appel vient de confirmer l’annulation.
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Le Monde

L’école à Paris : une machine à creuser les inégalités
Un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale indique que les résultats des élèves parisiens sont moins bons que la moyenne française. A toutes les étapes de la scolarité, les meilleurs bénéficient de toutes les attentions.
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La capitale dispose pourtant de bons moyens humains, financiers et culturels
En termes de moyens consacrés à l’école, la capitale est particulièrement bien dotée. Son école primaire "bénéficie de moyens d’enseignement à nuls autres pareils en quantité comme en diversité", notent les auteurs du rapport sur "L’évaluation de l’enseignement dans l’académie de Paris".
[...] Tout pour réussir donc. Et de relativement mauvais résultats. De l’un à l’autre, il y a des défis de taille auxquels est confrontée l’académie et qu’elle n’arrive pas à relever. Même si le PIB par habitant y est supérieur de 50 % à la moyenne, la capitale reste une ville profondément diverse, où cohabitent des familles aisées, à très haut niveau culturel, et "un monde ouvrier, paupérisé, immigrant et non francophone", avancent les auteurs du rapport.
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Janson-de-Sailly, 120 ans et toujours aussi chic
Cent vingt ans, mais toujours autant d’influence. Le prestigieux lycée Janson-de-Sailly, dans le 16e arrondissement de Paris, a dignement fêté, dans les premiers jours d’octobre, son anniversaire. Plus personne ne se souvient de ses débuts, un peu honteux. Janson était un bourgeois du XIXe siècle, cocu et sans enfant, qui a déshérité sa femme et fait don de sa fortune à l’Etat pour qu’il éduque les jeunes connus pour leur piété filiale.
Cent vingt ans après, Janson a des tas de petits-fils reconnaissants, devenus hommes de tête, de pouvoir et d’argent. Une belle lignée.
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