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Revue de presse de la journée de la gentillesse 2014

Tourret vs Bégaudeau - Modernisation des métiers de l’Education - Publireportage


Aujourd’hui c’est la journée internationale de la gentillesse.
L’actualité de l’éducation s’en ressent .. ou pas

Quand Louise Tourret fâchée, François Bégaudeau tancé

Aujourd’hui c’est la journée internationale de la gentillesse.
Louise Tourret a décidé de ne pas y participer en répondant avec énervement à François Bégaudeau dans un article publié sur Slate.fr intitulé « Cher François Bégaudeau, j’ai rarement lu un truc aussi pourri sur l’école ».
Elle en profite pour égratigner aussi au passage quelques pamphlétaires :
« Notre école est imparfaite. Elle est injuste, elle reproduit les inégalités, on s’y ennuie pas mal. Il faut la réformer, c’est en cours depuis… au moins depuis que j’ai l’âge d’écouter les informations. Le gouvernement a lancé une « Refondation » en 2012, des chantiers sont ouverts : l’éducation prioritaire, la réforme de l’évaluation, la lutte contre le décrochage.
Bien sûr on peut critiquer les réformes mais je suis fatiguée des critiques stériles. Et surprise qu’elles viennent d’enseignants ou d’anciens enseignants : Jean-Paul Brighelli ou Natacha Polony, ou moins connu Loys Bonod, en étaient jusqu’à présent les meilleurs exemples [...] François Bégaudeau vient de rejoindre leur clan
. »
(On notera au passage que Louise Tourret n’est pas gentille avec Loys Bonod en le qualifiant de moins connu, lui qui se donne tant de mal pour être sous les projecteurs).
Mais revenons à l’objet de sa colère. A l’origine un entretien que François Bégaudeau a accordé au journal Les Echos dans lequel il propose « la suppression de l’école obligatoire, et son remplacement par un service d’éducation non obligatoire à partir de l’âge de huit ans. » La justification que donne Bégaudeau à ce souhait n’en est pas moins ahurissante aux yeux de Louise Touret « Jusqu’à cet âge, l’école a la vertu de soulager les femmes… Mais elle n’est pas une fabrique d’audace : elle est davantage faite pour discipliner que pour faire bouger les codes et créer des gens audacieux. »
La réponse est cinglante :
« Je suis une femme, une mère, et je ne pense pas que l’école me soulage de la garde de mes enfants. En tant que parent, je suis heureuse de vivre dans un pays où je n’ai pas à apprendre moi-même à lire à mes enfants, ni à compter. Notamment parce que je ne saurais pas le faire. Je préfère leur lire des histoires, jouer aux playmobiles, faire des gâteaux, les emmener se promener. Et tout ça je sais faire.
[...]Par ailleurs François, l’école n’est pas obligatoire. C’est l’éducation qui l’est. Il est déjà possible pour des parents d’instruire leurs enfants à domicile, sous des contrôles stricts.
 »
Plus loin Louise Tourret enfonce le clou :
« Il n’y a aucune audace, contrairement à ce que vous semblez croire, à dire du mal de l’école. De François Dubet à Alain Finkielkraut, tout le monde le fait. » Mais là on trouvera qu’elle manque de gentillesse avec F. Dubet en le mettant sur le même plan que Finkielkraut.


Vers la modernisation des métiers de l’éducation

Aujourd’hui c’est la journée internationale de la gentillesse.
Aucun rapport avec le fait que Najat Vallaud-Belkacem ait présenté la conclusion du chantier ouvert en juillet 2013 sur la "modernisation des métiers de l’Education nationale" qui doit assurer une « totale reconnaissance des personnels de l’éducation nationale » (mais c’est gentil ça !).
Le rapport est consultable sur le site du ministère. La ministre nous y précise qu’« il trouve sa conclusion après un dialogue social riche et de grande qualité, qui a permis de moderniser les missions de tous les personnels et de mieux reconnaître certains métiers par l’amélioration des conditions d’exercice ou la revalorisation financière. » ToutEduc nous précise bien que «  le terme de "conclusion" marque la fin d’un cycle, mais pas du travail, puisque plusieurs chantiers restent ouverts. » Pour le site d’information des professionnels de l’éducation, avec ces conclusions, il s’agit, pour les métiers de l’Education nationale de « passer d’une logique de corps à une logique de missions ». « C’est ainsi par exemple que l’indemnité spécifique de 834 € qui sera versée aux professeurs formateurs académiques du second degré n’est pas différenciée selon que les enseignants sont certifiés ou agrégés ».
Toutefois, de nombreux points ne sont pas encore tranchés (l’évaluation des enseignants, les missions et le recrutement des personnels de santé), et d’autres ont été abandonnés (la constitution d’un grand corps de l’encadrement, les discussions sur les professeurs de CPGE)


Publireportage

Aujourd’hui c’est la journée internationale de la gentillesse.
Jean-Paul Brighelli a décidé d’y participer en ouvrant les colonnes du Point.fr au SNALC. Dans ce publireportage, François Portzer, le président du syndicat cher à Brighelli tente de démontrer l’indépendance politique de son organisation et tape surtout sur toutes les autres, responsables du déclin, des dégâts, du massacre ... Rien de neuf.
Comme c’est la journée de la gentillesse, j’ai fourni le lien aux lecteurs de la revue de presse.
Comme c’est la journée de la gentillesse, les lecteurs de la revue de presse ne cliqueront pas sur ce lien.

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Une erreur s’est glissée dans la revue de presse d’hier : c’est vendredi (et non mercredi) que Najat Vallaud-Belkacem se rendra au collège de Vic qui a abandonné les notes.


Demain, c’est la gentille Mila qui vous proposera sa revue de presse
Laurent Fillion


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Egalité des chances ou école démocratique ?
Revue n° 467 - novembre 2008
Au concept ambigu d’égalité des chances, préférons celui d’égalité effective d’accès à l’éducation, à la formation, à la culture et à la qualification : choisir la réussite de tous plutôt que la seule méritocratie, promouvoir le travail souvent méconnu des enseignants et des équipes qui s’efforcent, au quotidien, de rendre l’école un peu plus égalitaire.