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Revue de Presse du mercredi 11 mai 2016

Supérieur - Numérique - En vrac


Ce jour, le supérieur se développe à l’étranger et dans l’éducation, le numérique fait feu de tous bois et plusieurs informations en vrac passent des cantines à la République.


Supérieur

Dans le Café Pédagogique on rend compte d’un dispositif destinés aux cadres de l’Education nationale qui se développe : M@dos. « De nouveaux diplômes universitaires pour la formation des cadres de l’éducation nationale avec M@dos » « Lancé en 2009, le dispositif de master m@dos, destiné aux personnels d’encadrement de l’éducation nationale, se renforce et se diversifie cette année avec de nouveaux diplômes universitaires (DU) d’une durée plus courte. Le premier DU portera sur le numérique dans l’éducation. »

Sur BFMTV, on évoque le nouveau rôle de l’enseignement supérieur dans la formation continue. « Des parcours certifiants dans l’enseignement supérieur viennent compléter les savoir-faire assimilés au cours de la formation initiale. Comment faire coïncider les besoins des entreprises et les offres de formation ? »

A l’étranger, « l’université de la Sorbonne en bonne place à Abou Dhabi » dans une vidéo relayée par Yahoo actualités.


Numérique

Michel Guillou nous livre un billet d’humeur dans Culture numérique intitulé « Numérique, indemnités, breloques et colifichets » Il y dénonce la situation des référents numériques : « Dans tous les cas, le sort qui est fait à tous ces personnels, quels qu’ils soient, à quelque niveau qu’ils agissent, au niveau de la circonscription ou de l’établissement, de la direction départementale ou du rectorat, est parfaitement inique. Les compétences et la disponibilité que l’institution exige d’elles ou d’eux obligent à réfléchir à la professionnalisation de leur recrutement. On leur demande d’encadrer, ils doivent donc être recrutés comme cadres. J’ai déjà proposé qu’on forme des chefs d’établissements référents numériques, les formateurs pour le numérique éducatif pourraient aussi être formés puis choisis dans les corps de personnels de direction ou d’inspection. Il y a urgence si on veut vraiment que l’école change avec le numérique. »

Vousnousils propose un entretien avec Paul Devin, inspecteur de l’Education nationale et secrétaire général du SNPI-FSU. Il y déclare que « La classe inversée n’est pas une révolution pédagogique, mais une illusion  » « Pour lui, la classe inversée nous détourne du vrai enjeu : les compétences professionnelles de l’enseignant. » Son propos tient à une critique de l’engouement actuel « ce que je veux seulement essayer de mettre en réflexion, c’est tout ce qu’il peut y avoir de totalement illusoire dans l’idée que l’on va, par une méthode particulière, totalement régler les problèmes éducatifs. » Sa vision de la classe inversée est réductrice mais effectivement il rappelle qu’il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que le S dans le modèle SAMR (substitution, augmentation, modification et redéfinition).

Le Café pédagogique signale la parution du livre numérique de Véronique Favre : « Réalisé pour un événement académique parisien, le livre numérique de V Favre présente les applications utilisables en maternelle avec un ipad. Un outil très pratique pour les enseignants qui veulent se lancer. » Le lien vers son livre numérique : ici.

Digital Learning nous offre deux informations intéressantes : les inscriptions sont ouvertes pour les digital learning days à Paris les 23 et 24 juin.
Dans Ludovia magazine, on découvre une infographie et une interview de Christine Fiasson chargée de mission numérique dans l’Académie de Versailles sur les Apports du numérique dans les apprentissages.


En vrac

La note n°13 de la DEPP montre que les diplômes comptent aussi dans l’apprentissage. « Quel que soit le niveau de formation, obtenir le diplôme demeure toujours déterminant dans l’insertion des jeunes. En effet, en février 2015, sept mois après leur sortie d’un centre de formation d’apprentis, 66 % des diplômés travaillent contre 47 % des sortants n’ayant pas obtenu le diplôme préparé. »

Dans 20Minutes, on se questionne sur la réorganisation de la cantine à Paris. « A l’heure actuelle, deux types de préparation coexistent : certaines caisses ont mis en place une cuisine de qualité, faite sur place ; d’autres, ont déjà recours à une cuisine externalisée réchauffée sur place », écrivent les parents dans une lettre adressée à Alexandra Cordebard, adjointe de la maire de Paris, chargée de toutes les questions relatives aux affaires scolaires. Et selon la représentante de ces parents en colère, « tout le monde va être bouffé à la sauce Sodexo » à cause de cette réforme. « Je ne vois pas comment ils vont faire autrement pour atteindre leur objectif. »

A Saint-Nazaire, c’est l’avenir du lycée expérimental qui inquiète Ouest-France.
« Pour fêter ses vingt-cinq ans passés dans le centre, mais aussi parce qu’il s’inquiète pour l’avenir de son bâtiment, le lycée expérimental veut rappeler qu’il est là. Il ouvre ses portes fin mai. » « Le lycée expérimental avait envie de faire parler de lui. Ça tombe bien : il s’apprête à souffler les vingt-cinq ans d’occupation de son site actuel, boulevard René-Coty. L’établissement, créé en 1982, s’était installé dans cet immeuble d’avant-guerre huit ans plus tard. Il y accueille 150 élèves et une vingtaine de « membres d’équipe éducative » - ici, on ne parle pas de profs - y travaillent. Le lycée diffère d’un établissement traditionnel. Il est « cogéré ». »

Dans Slate, Louise Tourret répond à l’article de La Croix sur la mixité sociale avec un titre qui ne laisse aucun doute sur la pensée de son auteure : « L’école privée « bon élève » de la mixité sociale. De qui se moque-t-on ? »
« Bien sûr que c’est vrai. Pourquoi ? Parce que les familles évitent les écoles publiques, parce qu’elles ont peur du mélange social, parce que les établissements concentrent trop de difficultés, parce que la composition sociale du quartier mais aussi, MAIS AUSSI, le contournement de la carte scolaire font de certains collèges de véritable ghettos scolaire. » « Aujourd’hui, en arborant la mixité sociale comme une vertu, un plus même de l’école privé, le journal La Croix offre à ces établissements, dont la majorité sont catholiques comme ce titre de presse, ainsi qu’à leur public, la bonne conscience d’avoir évité l’école publique. » « Que dire de tous les gens qui mettent leurs enfants dans des écoles confessionnelles alors que la religion leur est totalement indifférente ? Que dire de tous les collèges publics vidés de leur classe moyenne et du cercle vicieux de la ghettoïsation ? Attention, la logique de l’entre soi et du tri des élèves est aussi utilisé dans le public. »

Dans Mediapart, Nuit debout Paris publie son 2ème manifeste qui se rapporte à l’école. Ils se positionnent « Contre une éducation de structure répressive, du tri social et de l’obéissance irréfléchie, battons-nous pour une éducation émancipatrice, qui développe l’esprit critique des élèves, qui favorise leur autonomie et leur épanouissement personnel. » Ils y proposent de « remettre en question le modèle des filières, notamment des trois voies du lycée et des classes préparatoires. » ou encore d’« Améliorer la situation matérielle des travailleurs et travailleuses de l’éducation, car la qualité de l’éducation en dépend. Nous demandons une augmentation de tous les salaires selon les modalités les plus justes possibles et la fin des dispositifs de rémunération "au mérite" qui sont illusoires et divisent les personnels. » et qu’il faut « supprimer le financement public de l’École privée. ». On y sent les compromis nets des diverses tendances représentées dans cette commission, notamment dans l’article 4 qui concerne la pédagogie mais reste vague.

Emilie Kochert


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?

Mettre en oeuvre les EPI

Revue n°528 - mars 2016
Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part
donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.