Accueil > Appels à contribution > Quelle explicitation, pour quels apprentissages ?


Quelle explicitation, pour quels apprentissages ?

Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau


Différentes théories évoquent « l’enseignement explicite », on prescrit l’explicitation en France dans les programmes et plus particulièrement dans le référentiel pour l’éducation prioritaire : « Les objectifs du travail proposé aux élèves sont systématiquement explicités avec eux. Les procédures efficaces pour apprendre sont explicitées et enseignées aux élèves à tous les niveaux de la scolarité... »

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?

Peut-être parviendrons-nous ensemble à répondre à ces questions : Sur quoi les élèves doivent-ils être au clair ? Pourquoi ? Et comment fait-on ? Jusqu’où lever l’implicite tout en leur donnant la possibilité de penser par eux-mêmes ? Comment les amener à faire sans faire à leur place ? Quelle efficacité à court ou long terme ?

Nous souhaitons particulièrement des écrits descriptifs et analytiques sur l’un ou plusieurs des points suivants :

• Comment faites-vous pour que les élèves comprennent ce que vous attendez d’eux en termes d’activité mentale/intellectuelle/cognitive ?
• Comment faites-vous pour que les élèves ne se contentent pas seulement d’exécuter des consignes mais essayent d’apprendre quelque chose ?
• Comment faites-vous pour que les élèves ne visent pas seulement les évaluations mais cherchent aussi à apprendre ?
• Comment faites-vous pour que les élèves des milieux populaires accèdent aux codes de la culture scolaire ?

Dans vos contributions, plusieurs dimensions de l’explicitation nous intéressent :

• les acteurs : qui explicite ? l’enseignant, l’élève ?
• les objets : quels objets d’explicitation ? (le contrat didactique et pédagogique, les tâches, les consignes, les procédures, les processus d’apprentissage, les stratégies )
• les temporalités : quelles sont les temporalités de l’explicitation ? (dans la mise à la tâche, dans le cours de l’action de la tâche, dans l’institutionnalisation (au sens de temps du retour sur ce qui a été fait et appris ?)
• les ancrages dans les didactiques disciplinaires : par exemple, comment se conjuguent l’explicitation et la dévolution, temps d’acceptation par l’élève de la situation d’apprentissage, dans la didactique des mathématiques ?

N’hésitez pas à nous contacter avec un projet d’article, quelques lignes suffiront. Ne vous souciez pas de la difficulté à écrire. En tant que coordonnatrices de ce dossier, nous sommes présentes pour vous aider et répondre à toutes vos questions. C’est une des richesses des Cahiers pédagogiques. Merci d’avance pour votre contribution qui sera certainement enrichissante. Nous attendons vos écrits avant le 15 avril.

andreea.capitanescu[at]cahiers-pedagogiques.com
sylvie.grau[at]cahiers-pedagogiques.com