Accueil > Appels à contribution > Pour une école bienveillante et exigeante


Appel à contributions pour un futur dossier des Cahiers pédagogiques

Pour une école bienveillante et exigeante

Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk


La notion de bienveillance a fait dans les dernières années une entrée en force à l’école, dans des textes de grande diffusion, qu’ils soient officiels ou non. Notion large du français quotidien, son sens pour l’école ne va pas de soi et son articulation avec la mission principale de l’école – transmettre – n’est pas simple. D’autant que pour une pédagogie progressiste, cette « transmission » (de savoirs, de valeurs, de compétences) s’inscrit dans un cadre exigeant : faire en sorte que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne autonomie et maitrise sur leur vie. Et cela passe nécessairement par un travail collectif, au sein des établissements, si on veut vraiment y parvenir, ce qui rejoint l’exigence républicaine de la « fraternité ».

Il s’agira dans ce dossier d’éclaircir cette articulation nécessaire entre bienveillance et vraie exigence, au-delà des slogans et des vœux pieux. Pour cela, nous avons besoin de vos témoignages d’acteurs : enseignants de toutes disciplines et de tous niveaux, chefs d’établissement, formateurs… Comment mettez-vous à l’échelle de la classe ou de l’établissement des pratiques que vous percevez comme exigeantes, mais s’appuyant sur la bienveillance ?

Cela peut concerner :

  • les contenus d’enseignement (comment en particulier se donner des priorités, avec toujours dépasser le stade des intentions) ;
  • le travail personnel demandé aux élèves entre la tentation du renoncement pour avoir la « paix sociale » et le refus de prendre en compte les difficultés de certains, quelle place pour « l’effort » non comme valeur mais comme moyen pour atteindre un but qui aurait du sens ;
  • l’ambition culturelle (quels moyens se donne-t-on pour qu’elle soit effective ?) ;
  • le type d’évaluation choisi, avec un objectif d’être à la fois plus juste et plus efficace ;
  • le fonctionnement de la classe, permettant une coopération favorable aux apprentissages ;
  • le travail au sein de l’établissement : quelle exigence attendre des adultes si on veut la demander aux élèves ?
  • la mise en synergie au sein d’un établissement des « exigences » différentes des différents acteurs, dans le travail collectif.

Comment notamment considérer les élèves comme des interlocuteurs valables, dédier de l’attention à leur personne, sans perdre de vue la transmission effective et non bradée de savoirs solides et durables ? On le sait : les pédagogues engagés sont souvent modestes, mais n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience, y compris vos difficultés et les obstacles que vous cherchez à surmonter, cela intéresse toujours les lecteurs…

Votre proposition d’article (entre témoignage bref et récit réflexif de pratiques dans la durée) sous la forme de quelques lignes doit nous parvenir pour le 5 mars.

Envoyez vos contributions à la fois à (en cliquant sur les liens ou en remplaçant [at] par @)
daniele.manesse[at]cahiers-pedagogiques.com
et jean-michel.zakhartchouk[at]cahiers-pedagogiques.com