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Revue de presse du vendredi 13 janvier 2017

Polémique — Présidentielles — Enseignement supérieur — Avenir

Pas grand chose en cette veille de week-end si ce n’est que la polémique à propos du prédicat se poursuit tandis que les candidats à la présidentielle font des propositions concernant l’éducation. Le Sénat bloque sur le financement de l’enseignement supérieur pendant que l’on s’interroge sur les évolutions des métiers.


Polémique

Jean-Rémi Girard : « Le risque est d’aboutir à un enseignement très hétérogène ». Il est vice-président du SNALC-FGAF. “Changer la terminologie de manière incessante est en outre une catastrophe pour la continuité de l’enseignement, y compris entre générations. Selon les chiffres du ministère, 45 % des élèves qui sortent du primaire ne savent pas écrire « le soir tombait » : il y donc a urgence à renforcer les outils et la formation, très insuffisante, des instituteurs dans ce domaine.” Admirer l’insistance sur la tradition ! Il est toujours question “d’instituteurs” !

Et le Monde s’en amuse, Grammaire : polémique sur la disparition du COD à l’école primaire. “Prenez l’enseignement de la langue – un domaine qui passionne les Français, même quand ils ne fréquentent plus les bancs de l’école. Ajoutez-y un changement de formulation dans les programmes scolaires, qui ont fait peau neuve en cette rentrée ; peut-être même une inflexion dans les objectifs qui leur sont assignés. Une bonne dose d’inquiétude partagée par les parents et les enseignants, à l’heure où toutes les enquêtes – nationales comme internationales – pointent les résultats décevants de notre système éducatif.”


Présidentielles

Le Café pédagogique résume L’éducation dans le débat de la primaire. “Finalement l’éducation aura été peu abordée dans le premier débat de la primaire de la gauche le 12 janvier. Seulement 4 candidats ont été interrogés à ce sujet. B Hamon a estimé que "la priorité c’est l’Ecole". Il veut "remettre en cause les ghettos scolaires et tordre le cou à la fatalité où l’école française est la plus inégalitaire". Pur lui la clé c’est la mixité sociale à l’école. Manuel Valls oppose à "l’apartheid scolaire" la "nation éducative", une formule de son programme. "Il y a une mesure qui marche c’est le plus de maitres que de classes", a déclaré l’ancien premier ministre. La formule du "plus de maitres que de classes" a été reprise au vol par Jean Luc Benhamias qui l’a situé au collège... Enfin Sylvia Pinel a estimé qu’il faut "coupler cette priorité (la mixité sociale à l’école) avec la politique de la ville" en proposant des logements sociaux. Vincent Peillon n’a pas été interrogé sur l’Ecole. Il est intervenu sur la laïcité en regrettant que l’on ait mis fin aux ABCD de l’égalité après son départ du ministère.”

Et Emmanuel Macron invite les socialistes à le rejoindre. Vous y trouvez son programme pour l’éducation.


Enseignement supérieur

Le Sénat rejette la proposition de résolution européenne sur l’enseignement supérieur. “Prenant appui sur la Stranes (Stratégie nationale de l’enseignement supérieur), qui plaidait déjà en faveur d’un engagement fort de l’État, la proposition a fait l’objet d’un amendement gouvernemental, portant sur le point dédié aux dépenses publiques. L’amendement comme le texte ont été rejetés. "Cette proposition de résolution européenne pose des questions fondamentales", a estimé Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs (Les Républicains) et rapporteur de la commission de la culture, avant de rappeler que "l’objectif paraît lointain : la France en est à 1,5 %, l’Union européenne en moyenne à 1,3 %, quand les États-Unis et le Canada ont dépassé 2,5 %". "Quant à l’idée de couvrir l’essentiel des dépenses de l’enseignement supérieur par des fonds publics, elle me semble irréaliste", a-t-il ajouté.”

Mais par contre, il y a Un plan de revalorisation des salaires dans l’enseignement supérieur et la recherche qui est lancé. "La ministre de l’éducation nationale a annoncé, jeudi 12 janvier, le déblocage, d’ici à 2020, de 130 millions d’euros pour l’ensemble des personnels."


Avenir

La révolution numérique menace 10% des emplois, lesquels ?Selon un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi, les évolutions technologiques détruiraient moins d’un emploi sur dix (1,49 million de postes), dans des catégories "très exposées" : les métiers manuels peu qualifiés. Mais un emploi sur deux va devoir évoluer.”

Mais .... « Trouve le verbe de ta vie, pas le métier mais le verbe. » Une lettre bouleversante… "Qu’est-ce que vous voulez faire plus tard ? Voilà des années qu’on te pose cette question. Et pour celui qui te la pose, cela ne se réduit qu’à une seule chose : ton métier. On te demande quel métier tu veux faire sans même t’avoir présenté toutes les possibilités, puisque voilà dix ans qu’on t’enseigne les mêmes matières à l’école. Moi j’aurais une autre question à te poser.

Quel est le verbe de ta vie ? Pas le métier, non, le verbe. C’est lui qui va tracer les chemins de ta vie. Oui je dis bien les chemins, car dans le monde de demain, avoir plusieurs chemins de vie, de carrière, de métier, ne sera pas réservé aux atypiques."

Je vous souhaite un bon week-end pas trop perturbé par les intempéries.
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.