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Mercredi 15 septembre 2004

Dans l’Humanité on apprend qu’un lycée de Turin a instauré des codes barres pour surveiller les absences des élèves. C’est sous le titre « Ils ont osé le faire... ». Bien vu...
Tous les journaux ou presque nous informent de la distribution d’une copie de Shoah à tous les lycées.
Très présente dans la presse également, la question de l’habillement des ados et de leur rapport aux marques. Ces différents articles sont en partie basés sur une enquête de l’Union des Familles en Europe.
Parution de l’enquête annuelle de l’OCDE « Education at a glance. Libération souligne les bons points pour la France alors que Le Monde s’attarde sur les points négatifs en particulier pour l’enseignement supérieur

Sites :

La présentation de l’étude de l’OCDE citée dans Libération et Le Monde

L’étude de l’Union des familles en Europe

Bonne Lecture...

Libération du 15/09/04

L’école française bien notée
A l’échelle de la (petite) planète des pays développés, l’école française se porte raisonnablement bien. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’OCDE sur l’éducation. Il confirme que la France se situe dans la bonne moyenne en matière de dépenses d’éducation _ elle investit plus aujourd’hui qu’en 1995. Idem pour les taux de scolarisation, l’espoir de faire des études longues, la durée d’enseignement offerte aux élèves, la taille des classes ou le niveau des élèves... Son enseignement supérieur fait partie du top 5 des pays qui attirent le plus d’étudiants d’autres pays (9 % en France), loin derrière les Etats-Unis (32 %), mais quasiment à la hauteur du Royaume-Uni (13 %), de l’Allemagne (12 %) et de l’Australie (10 %). [...]
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5 500 lycées et autant de copies de « Shoah »
« Vous devez être des combattants de la liberté et de la fraternité. » Hier, le ministre de l’Education, François Fillon, s’est adressé en ces termes aux élèves du lycée Sophie-Germain à Paris. L’objet de sa visite était double : rappeler que le racisme est une réalité contre laquelle le gouvernement entend lutter. Et motiver la communauté éducative, dont l’une des missions est d’apprendre aux jeunes à vivre ensemble. Face au ministre, des lycéens de terminale L et ES. A son côté, Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah _ un DVD comprenant des extraits de ce film va être envoyé dans les prochains jours aux 5 500 lycées de France. [...]
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« Elle arrivait des Somalies, Lily... »
C’est l’une des armes mises à la disposition des enseignants par le gouvernement pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Un guide républicain listant des récits, poèmes et chansons célébrant les valeurs de la République sera envoyé à 5 500 lycées. Florilège des chansons proposées...
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Le Figaro du 15/09/04

Une circulaire contre le racisme et l’antisémitisme
L’émotion était une fois de plus très palpable hier au lycée parisien Sophie-Germain alors que Claude Lanzmann présentait des extraits de son film Shoah devant un groupe de lycéens. L’occasion pour François Fillon, qui se trouvait à ses côtés, de réaffirmer sa ferme volonté de lutter contre tous les actes à caractère raciste et antisémite. « Trop souvent, on véhicule l’idée que l’Éducation nationale ne fait rien, a précisé le ministre de l’Éducation. Au contraire, elle agit en profondeur. Aucun acte ne doit être banalisé, tout acte doit être sanctionné, mais parallèlement, la pédagogie du quotidien doit nous apprendre à vivre ensemble. »
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L’Humanité du 15/09/04

Coup de barre
On pense à Orwell. Mais aussi aux Pink Floyd : " We don’t need no education ", chantaient-ils. Depuis lundi dernier, des codes-barres ont été attribués aux élèves du lycée scientifique et technique Guiseppe Peano à Turin, afin de contrôler leurs retards voire leurs absences. Chaque matin, les 1 100 élèves doivent passer entre 7 h 45 et 8 heures leur livret scolaire, sur lequel a été inscrit le fameux code-barres, devant les lecteurs optiques qui quadrillent six des couloirs d’un établissement spécialisé dans l’électronique, l’informatique et les télécoms
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Le Parisien du 15/09/04

« Shoah » dans tous les lycées
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Les jeunes s’aiment en « racaille »
ÇA N’EST PAS un Ostrogoth, c’est votre ado ! Détaillez-le, il a toutes les chances de ressembler à un homme-sandwich, habillé de pied en cape avec des vêtements siglés. La griffe est son nouvel eldorado, la basket son signe de reconnaissance, et le « shall » son style préféré, si l’on en juge par l’enquête que révèle aujourd’hui l’Union des familles en Europe sur « les collégiens et les marques qu’ils portent ». Le look des jeunes ne doit rien au hasard, il est même codifié, et gare à ceux qui ne sont pas dans le coup, menacés d’être rejetés par leurs congénères.
Une dictature des apparences, pas forcément assumée, qui pèse d’autant plus que l’enfant grandit, et qui leste sacrément le budget des parents. C’est au point que certains pensent revenir à l’uniforme. Zoom sur la façon dont les jeunes sortent leurs griffes.[...]Lire la suite de l’article

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La Croix du 15/09/04

Tenue correcte exigée à l’école
Victimes de la mode, les adolescents le sont et l’admettent volontiers. À un âge - et dans une société - où l’image contribue grandement à définir l’identité, les lycéens, mais aussi les collégiens, soignent leur « look ». Accessoires divers, vêtements de marque, signes de reconnaissance, tatouages ou piercings, tendances lolita, sport ou musicale (rap, pop, reggae, baba, techno, « gothique »)... Chacun y va de son style pour se singulariser, communiquer son état d’esprit en affichant clairement son appartenance à une sensibilité, une « tribu culturelle ». Ce phénomène d’identification est bien connu et a été largement commenté par les psychologues et les sociologues de la jeunesse.
Les variations de la mode posent parfois quelques problèmes dans les établissements scolaires. Chaque année, professeurs, principaux et proviseurs peuvent ressentir la nécessité d’intervenir pour modérer certains élans. Suscitée par de jeunes stars internationales de la musique, la mode des T-shirts courts laissant le ventre nu fait fureur chez les jeunes filles depuis plusieurs années. À l’intérieur comme à l’extérieur des établissements scolaires, elle a aussi nourri les conversations des adultes, nombre d’entre eux se disant choqués par cette sexualisation précoce de l’apparence. [...]
L’école peut-elle aider les adolescents à prendre un peu de distance face à des attitudes de consommation exacerbées, à des stratégies marketing bien huilées ? « Rares sont les professionnels de l’éducation qui interviennent réellement sur la question, fait remarquer Françoise Lorcerie, politologue, spécialisée sur les questions d’éducation. Ils s’attaquent surtout aux comportements vestimentaires, exigeant qu’on enlève les casquettes et les blousons dans la classe. »
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20 minutes du 15/09/04

Hervé Hamon L’écrivain publie le résultat de deux ans d’enquête dans les collèges et les lycées
« L’école discrimine socialement et ethniquement »
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Les ados marqués des pieds à la tête
Une enquête présentée aujourd’hui révèle l’importance du port de vêtements siglés pour les collégiens
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« Si je mets des chaussures de marque, c’est pour qu’on me laisse tranquille. Pour être considéré.  » S’ils l’avouent difficilement, les adolescents sont soumis, dans le microcosme de la cour de récréation, à un véritable diktat des marques. C’est ce qui ressort d’une enquête nationale réalisée en 2003-2004 par l’association Union des familles en Europe, auprès de 539 collégiens et 472 parents issus de catégories socioprofessionnelles diverses. « J’ai été très frappée, souligne la présidente de l’association, Béatrice Stella, par le degré de souffrance de ces enfants qui sont exclus par leurs pairs dès lors qu’ils ne portent pas de vêtements siglés. »
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Le pauv’mec « n’a qu’à changer d’école »
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Toulouse : La fac du Mirail colmate et construit
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Le Monde daté du 16/09/04

L’OCDE souligne les retards de l’enseignement supérieur français
Taux d’échec élevé dans les filières générales, effort budgétaire insuffisant : la comparaison internationale est en défaveur de la France sur plusieurs points. L’étude annuelle met aussi en lumière la réussite du développement des études courtes et les progrès dans l’accueil des étudiants étrangers
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Ecoles, collèges, lycées : la France se place dans la moyenne des pays développés
La France , élève moyen de l’OCDE en matière scolaire. Qu’il s’agisse des résultats des élèves, du budget consacré aux écoles, collèges et lycées ou du salaire des enseignants, le rapport de l’OCDE, publié mardi 14 septembre, confirme les précédentes enquêtes de l’organisme qui attribue à la France un satisfecit global, contrairement à des pays comme l’Allemagne où l’enseignement scolaire semble en difficulté. [...]
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Education : la rupture du rapport Thélot
Et si le rapport Thélot préparait une rupture dans la conception du système éducatif ? La commission chargée par le premier ministre de réfléchir à l’organisation et aux missions de l’école pour les quinze prochaines années n’a pas encore terminé son travail.
Mais le prérapport, rédigé à l’issue du débat organisé dans toute la France entre octobre et novembre 2003, possède un fil conducteur qui ne sera pas modifié : la définition d’un "socle commun" de connaissances et de compétences sur laquelle le système éducatif bute depuis près de trente ans.
[...] Pourquoi cette focalisation sur une question qui peut paraître déconnectée des difficultés actuelles de l’école ? Parce que l’instauration d’un socle commun marquerait une rupture : en donnant à l’éducation nationale la mission de garantir son acquisition, on ne définit plus les exigences par le haut - ce que doit savoir un candidat au baccalauréat - mais par le bas - ce qu’aucun élève ne doit ignorer à la fin de la troisième.
Ce choix remonte aux années 1970 : deux conceptions s’affrontent à l’intérieur de la Fédération de l’éducation nationale (FEN), alors hégémonique. D’un côté, les maîtres du primaire (représentés par le Syndicat national des instituteurs) défendent une "primarisation" du collège : dans cette logique, le collège est conçu comme le prolongement de l’école primaire avec une pédagogie destinée au plus grand nombre. De l’autre, les professeurs de lycée (représentés par le SNES) revendiquent la "secondarisation" du collège : celui-ci reprend alors le modèle du lycée avec ses découpages disciplinaires et la préparation aux orientations et sélections futures.
Depuis 1975, la seconde logique l’emporte nettement et le collège s’apparente à un "petit lycée"[...] Le collège dit "pour tous" a ainsi repris les méthodes pédagogiques du lycée - pourtant conçues pour l’élite - et se trouve désarmé face à l’hétérogénéité des élèves. [...]
Ce qui a échoué ces trente dernières années peut-il fonctionner aujourd’hui ? Le contexte pourrait être plus favorable. En premier lieu parce que l’épuisement du modèle actuel est reconnu par tous les acteurs. L’objectif des 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat est perçu comme irréaliste avec l’organisation actuelle. Le principe du "collège unique" est, lui, jugé utopique par des enseignants qui estiment ne pas disposer des moyens de cette ambition. D’où une interrogation considérée comme légitime par tous : comment relancer la machine sur d’autres objectifs ?
L’autre point positif - sur lequel compte s’appuyer la commission Thélot - est le renouvellement du corps enseignant avec le départ à la retraite, d’ici dix ans, d’un tiers des professeurs. Ce mouvement s’ajoutant à celui accompli ces dernières années, la moitié des enseignants en poste seront eux-mêmes des enfants du "collège unique". Des professeurs pour qui les débats des années 1970 ressemblent de plus en plus à une sorte de Moyen Age éducatif. Cela ne suffira pas à susciter l’adhésion à l’idée d’un socle commun, mais permettra de ne pas avoir, comme par le passé, d’opposition idéologique sur le sujet. La fenêtre de tir existe, même si elle est étroite.
Lire la suite du texte de Luc Bronner

Claude Lanzmann explique "Shoah" à des élèves avant sa distribution dans les lycées
Raconter. Expliquer. Encore et toujours. Nourrir la mémoire des jeunes. Claude Lanzmann s’est une nouvelle fois attelé à la tâche, mardi 14 septembre, devant quelques élèves du lycée Sophie-Germain, à Paris, dans le 4e arrondissement, et le ministre de l’éducation, François Fillon.
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