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Ludovia 2011 - le off !

Quelques retours sur Ludovia, université d’été de la e-Education et des applications multimédias ludiques et pédagogiques.

Ludovia, université d’été de la e-Education et des applications multimédias ludiques et pédagogiques, organisait cette année sa huitième édition à Ax-les-Thermes dans l’Ariège. Le thème en était « Mobilité et ouverture ». Quelques échos pour le site des Cahiers...


Les picorettes de Ludovia
Par @Le_Gugu

Il y a différentes manières d’aborder un évènement tel que Ludovia…

Il y a la manière consciencieuse.
On vient travailler et échanger. Et on travaille, on échange…
Et c’est fort, très fort.
Car ceux qui sont là, ceux avec lesquels on travaille et on échange, ne sont pas entrés là par hasard, parce qu’ils ont vu, en passant, qu’il y avait de la lumière.
On sait où on veut aller, et on y va, ensemble…

Il y a aussi la manière des animateurs.
Ceux-là, ils ont investi,
Fort, très fort.
Ils sont un peu moins accessibles, concentrés qu’ils sont sur leurs sujets, sur les derniers points à peaufiner.
Ceux-là sont généreux, et ils veulent nous amener loin.
Et on va y aller avec eux, ensemble…

Et puis il y en a d’autres,
Qui par choix, selon leurs caractères, leurs centres d’intérêt
Ou en raison des circonstances
Vont rester un peu en marge

C’est mon cas, cette année, et je vais vous raconter ce que l’on voit, quand on aborde Ludovia
Par la bande.

Pour commencer, il y a une formidable levée d’énergie
Les jours qui précèdent l’ouverture, on entend le murmure, aux quatre coins de France et de Navarre, de ceux qui comptent les jours.
Le compte à rebours s’accélère, et, le jour venu, résonne soudain un grondement sourd, qui va s’intensifiant. Annonces de départ, rendez-vous pour le covoiturage, demandes de renseignements…
Puis vient l’allégresse… Nous arrivons ! Nous y sommes !
J’ai rencontré @marioasselin, je retrouve enfin @frompennylane…
Et @marioasselin et @frompennylane, ils ne sont pas là pour manger des picorettes, du bout des lèvres, le cul serré, en faisant attention à ne pas se mettre du chocolat sur les doigts.
Non, @marioasselin, il veut bouffer du @frompennylane, et @frompennylane, elle veut bouffer du @marioasselin,
Ils veulent se présenter @Pédagotic et @francoisguite
Et tous ensemble se repaitre…
Car les périodes de vaches maigres ont été et seront longues
Et ils vont approvisionner de l’énergie pour pouvoir affronter les redoutables culs serrés, les terribles bouffeurs de Picorettes
Ceux qui n’ont jamais de chocolat sur les doigts.


La pêche aux tweets

Pendant les tables rondes, ça twitte dur dans les rangs. Les écrans s’échauffent, s’offusquent ou applaudissent en silence. À d’autres moments, des barcamps (ou rencontres de travail) ont lieu. L’un portait sur l’enseignement mobile, puisque les nouvelles technologies, ça permet d’envisager de se nomadiser. Et pendant ce temps, sur mon écran, à 800 km de là, les tweets tombent. En ruisseau, rivière ou torrents ! Parfois, confirmant l’intérêt de la phrase synthétique, qui s’approche au plus près d’une idée ? Parfois sérieux, avec des liens, des photos. Parfois légers, on s’amuse bien chez les indisciplinés du fond. Je suis presque avec eux… Je crois même que j’y ai été pour de bon, à travers ces haïkus de la communication, qui cherchent le cœur et la périphérie à la fois. J’ai lancé mon filet, et j’ai rapporté ça :

« On ne change pas un outil qui fonctionne... bien... tchou tchou le p’tit train ! »

« Je refuse la Schizophrénie dans laquelle on veut m’enfermer suite à ce que j’entends de la table ronde. » (à propos de la position des politiques sur Facebook)

« Le dogme de l’enseignement ne saurait résister à l’émancipation de l’apprenant. »

« Les barcamps, c’est comme la pétanque, c’est pas les conclusions qui comptent, c’est la discussion. »

« La classe mobile, l’élève mobile, l’enseignant mobile... L’enseignement mobile ? »

« Mobilité, oui, mais quel équipement ? Quelle taille ? Quelle connectivité ? »

« Un élève mobile c’est un élève qui s’agite, un enseignant mobile, c’est qu’il demande beaucoup de mutations ! »

« Et le savoir mobile celui qui sort de la bouche de l’enseignant pour passer d’une oreille à l’autre de l’élève. »

« Classe mobile : une Rolls par élève ! »

« On entend “mobilis in mobile” des Louis Trio en bruit de fond en plein barcamp sur la mobilité... #ludovia2011 is magic ! »

« “L’élève mobile est un escargot, avec sa maison sur le dos”, joli. »

« La question n’est pas d’abord qu’on bouge, mais qu’on veut accéder partout à la richesse numérique. »

« Ne faudrait-il pas plutôt définir ce qui pourrait être immobile ? (en pensant à mes élèves, je n’envisage pas “rien”…) »

Christine Vallin



La brigade des blogueurs de retour

Mario Asselin, ex-directeur d’école, toujours éducateur et résolument engagé dans les virages à prendre pour mieux servir les apprentissages, a bien voulu nous expliquer ce qui l’avait amené ici cette année.

« Depuis le début, l’organisation de Ludovia a cherché à faire participer à l’évènement des personnes originaires de pays extérieurs à la France. En 2006, on m’a proposé de participer à une délégation québécoise.
Une fois sur place, j’ai commencé à bloguer sur le thème de l’évènement. Les organisateurs s’en sont rendu compte avec surprise : une fenêtre s’était ouverte, les billets de blogue déclenchaient à l’extérieur une mise en conversation de ce qui se passait à l’intérieur.
Les années suivantes, j’ai été réinvité à venir, en tant que blogueur. À partir de 2009, nous nous sommes dit qu’il serait intéressant d’avoir d’autres blogueurs. J’ai lancé l’idée dans les réseaux, dans les pays francophones, et sept ou huit blogueurs ont répondu présents à l’appel. Une fois sur place, ces blogueurs ont senti qu’ils se trouvaient au bon endroit, au bon moment.
En 2011, le fait que la “brigade des blogueurs” revienne est un peu un retour à l’origine. Constatant le manque d’intérêt des médias traditionnels, nous avons décidé d’ouvrir encore davantage la porte et de mettre en place un deuxième parterre de blogueurs pour développer la communication de ce côté là.
Un rendez-vous s’est développé. Une occasion rare de se trouver en présence des gens avec lesquels on échange régulièrement à distance dans nos réseaux. Si l’on ne se voit pas de temps à autre, la relation construite peut avoir tendance à plafonner. Quand on se voit, on s’enrichit... »

Propos recueillis par Emmanuel Gunther

Le site de Ludovia 2011