Accueil > Appels à contribution > Les maths, est-ce que ça compte ?


Les maths, est-ce que ça compte ?

Un dossier coordonné par Baptiste Hebben et Claire Lommé

29 septembre 2020

Des salles des maîtres ou des profs jusqu’au ministère, tous les acteurs de l’enseignement se trouvent confrontés à la question des « bases » ou des « fondamentaux » : pour effectuer des choix dans les programmations, pour remédier aux difficultés d’élèves, pour proposer des évaluations qui dressent un état des savoirs et compétences, chacun s’interroge. Ce dossier abordera ce thème en mathématiques.

Il s’agira de répondre à la question : quelles sont les mathématiques que l’on doit enseigner aujourd’hui ? Nous souhaitons y répondre en nous dirigeant dans les cinq directions suivantes :

  • Au niveau épistémologique : Pour commencer, on pourrait discuter le mot « fondamental » par rapport au mot « bases ». Sont-ils différents l’un de l’autre ? L’un est-il préférable à l’autre ? Sont-ils acceptables ? De quels dangers peuvent-ils être porteurs ? Faut-il choisir ou garder les deux ?
  • Au niveau curriculaire : Quelles maths pour quel âge, de la maternelle à l’université ? Y a-t-il des savoirs et des compétences à enseigner prioritairement ? S’ils ne sont pas acquis, l’élève est-il bloqué pour la suite de sa scolarité ? Comment tenir compte de la psychologie de l’enfant ? Quelles sont les mathématiques nécessaires aux autres disciplines ? Y a-t-il consensus au plan international ? Et comment d’ailleurs interpréter les résultats de nos élèves français aux évaluations nationales et internationales ?
  • Aux niveaux social et politique : Quelles questions de société et de choix de politique éducative se posent aujourd’hui pour définir des fondamentaux ? Pourquoi et pour quoi faire des maths ? Peut-on se passer de mathématiques selon le métier, le niveau d’études ?
  • Au niveau des gestes professionnels, des choix pédagogiques : Quels choix pédagogiques et didactiques pour enseigner efficacement les fondamentaux en mathématiques ? Y a-t-il des méthodes « meilleures » que d’autres ? Que faire si un élève n’a pas « les bases » ou « décroche » ? Et en amont, comment éviter cette situation ? Peut-on faire des mathématiques autrement, sans passer à côté de l’apprentissage des fondamentaux ?
  • Enfin, quelle formation initiale, quelle formation continue proposer aux enseignants de la maternelle à l’université, qu’ils soient novices ou experts de la discipline ?

Nous recherchons des textes d’enseignants de tous niveaux et tous types d’établissements, de chercheurs (en mathématiques ou non), de chefs d’établissements, d’inspecteurs, qui répondent aux problématiques soulevées, en proposant un cadre théorique ou un récit de pratique et son analyse réflexive.

En parallèle, nous souhaitons recueillir des témoignages de différents acteurs (élèves de primaire, de secondaire, du supérieur, enseignants d’autres disciplines, chefs d’entreprise, salariés…) quant à leur image des mathématiques.

Envoyez vos propositions de contributions sous forme de résumés de 5 à 10 lignes avant le 30 novembre aux deux coordinateurs qui vous accompagneront dans votre projet d’écriture (remplacer [at] par @) :
Baptiste.hebben[at]cahiers-pedagogiques.com
Claire.lomme[at]cahiers-pedagogiques.com