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Billet du mois (N°396, septembre 2001)

Les cahiers pédagogiques - N°43 de septembre 1963

Par Françoise Carraud


Faits par des professeurs pour des professeurs
Les Cahiers ne sont pas élaborés en vase clos dans une officine pédagogique. Ils sont l’œuvre commune des enseignants français, avec qui la rédaction est constamment en liaison grâce à plus de 700 correspondants d’établissement, réunis périodiquement en congrès académiques et journées d’études.

Ayant pour objet l’échange des opinions et des expériences entre les éducateurs
Les Cahiers pédagogiques font appel à tous. Chefs d’établissement, professeurs chevronnés, débutants ou stagiaires, qu’ils exercent dans un grand lycée parisien, un petit collège de province ou à l’étranger, ce qui les qualifie avant tout pour collaborer à notre revue, c’est la pratique et c’est le goût de notre métier.

Luttant depuis l’origine pour la réforme de l’enseignement
Les Cahiers pédagogiques souhaitent avoir des collaborateurs et des correspondants dans tous les établissements : lycées classiques, modernes et techniques, collèges d’enseignement général ou d’enseignement technique, écoles normales. Les problèmes de l’éducation étant inséparables, ils font appel à tous les membres de l’enseignement public, de l’école maternelle au CNRS, ainsi qu’aux étudiants, futurs professeurs notamment, qui nous apportent le renouvellement indispensable.

Soucieux avant tout de soulever des problèmes
Notamment ceux du monde actuel, les Cahiers se gardent bien de faire de la pédagogie une simple technique d’exécution : elle est inséparable de la culture comme de la construction de l’avenir humain.

Mettant au premier rang la liberté
Celle du citoyen et celle du professeur, les Cahiers pédagogiques écartent tout dogmatisme et tout conformisme. Chacun des articles que nous publions a le caractère d’une tribune libre. Chacun de nos lecteurs peut discuter dans nos colonnes les assertions de nos collaborateurs. Comme toute liberté, celle-là se mérite : par la courtoisie, la discrétion et la loyauté. Nous ne publions un article mettant en cause une personne qui nous a accordé son concours qu’après avoir recueilli ses observations. Nous demandons à tous de concevoir la discussion comme une amicale recherche en commun.


Voici ce que nous écrivions à cette même place dans le n° 43 de septembre 1963. Si je dis nous alors qu’à cette date je ne savais pas encore lire c’est parce qu’aujourd’hui, près de quarante ans plus tard, je m’associe pleinement à ces mots et à ces intentions. Et si je vous rappelle ces propos c’est pour vous réaffirmer que les Cahiers veulent toujours être une revue faite par vous et pour vous.

Vous, nos lecteurs fidèles et infidèles, pensez-vous que cette attitude est encore possible aujourd’hui ? Qu’elle doit être modifiée ? Croyez-vous qu’il est encore possible de raconter et de débattre ainsi ? Voulez-vous continuer ce pari avec nous ? Écrivez-nous !

Nés en 1945 les Cahiers sont depuis 1963 la revue d’une association, d’un mouvement pédagogique, le CRAP [1] ; ils sont conçus, écrits, fabriqués, diffusés par des bénévoles, des militants qui, comme vous, enseignent à des niveaux différents. C’est avec vous que nous sommes vivants, nous avons besoin de vous.

À bientôt,
Françoise Carraud, Institutrice, rédactrice en chef.


[1Le Cercle de recherche et d’action pédagogique ; cherchez dans la liste des correspondants de la dernière page, il y a sûrement quelqu’un près de chez vous, contactez-le, il sera content de vous connaître, d’échanger, de travailler avec vous.