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Les Rencontres du CRAP : une Abbaye de Thélème ?

Les Rencontres du CRAP, ce n’est pas vraiment un stage. D’abord parce que c’est l’activité d’un mouvement, organisée par des bénévoles ; ensuite parce que si les différents temps sont préparés et animés par des membres du CRAP, l’esprit des Rencontres repose sur l’idée que ce sont avant tout les échanges entre des participants d’horizons divers dans le monde éducatif qui font avancer. Elles sont donc ouvertes à tous, débutants dans le métier ou plus expérimentés, enseignants de la maternelle à l’université, CPE, chefs d’établissement, formateurs, éducateurs, etc.
Si les Rencontres s’articulent principalement autour des ateliers, cette semaine est un moment de vie partagée : échanges informels, discussions à table ou dans les couloirs, soirées, autant d’occasions de confronter pratiques et idées autour de valeurs communes, en toute convivialité.
Cette année, les Rencontres se sont déroulées du 18 au 24 août à Boutx-Le Mourtis (au cœur des Pyrénées) avec pour thème de réflexion : Enseigner, un métier à réinventer...

Nous étions plus de 75 inscrits (dont un quart de nouveaux) et ce malgré l’éloignement pour beaucoup qui ont traversé la France.

Était ce dû au cadre ? Magnifiques paysages pyrénéens, douceur (relative) à cause de l’altitude : autant de côtés dont ont surtout profité ceux d’entre nous qui avaient choisi l’atelier « à pied » !
Était ce dû au thème « enseigner un métier à réinventer » ?
Était ce dû à la présence d’André Tricot, chercheur en sciences cognitives à l’université de Toulouse, venu nous bousculer en nous signifiant que les TICE n’étaient pas un remède miracle. Si les TICE restent ludiques et attrayants, ils ne permettent pas toujours d’apprendre … Cela dépend, s’il y a du vent, s’il n’y en a pas, l’âge du capitaine, et autres variables… Le chercheur réaffirme que les meilleurs apprentissages se font toujours avec l’autre en présentiel : le prof ou les élèves.

Le charisme de cet enseignant chercheur nous permit de réfléchir jusqu’à une heure avancée dans la nuit !
Les autres soirs, nous avons plus rapidement filé dans la salle de bal ou rejoint les guitaristes et violoncelliste pour pousser la chansonnette.

Comme à chaque Rencontre, la magie a opéré malgré des salles mal adaptées au travail, malgré l’acoustique très insatisfaisante...
Est-ce le fait de vivre ensemble repliés ou presque : peu de communications téléphoniques possibles, pas d’internet ? Est-ce le fait de manger, travailler, échanger des savoirs, rire, chanter, danser, se responsabiliser ensemble ?

Les Rencontres pourraient-elles être une Abbaye de Thélème ? Reste la question sans cesse renouvelée : pourquoi donc les Rencontres fonctionnent-elles si bien ?
Les quelques témoignages qui suivent vous donneront une idée de ce que nous avons pu vivre, en attendant le plaisir de vous Rencontrer vous aussi !


Monique Ferrerons et Roxane Caty-Leslé