Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Annonces et communiqués > Le paysage institutionnel des écoles différentes. Ouvrir, fermer, durer, (...)


Le paysage institutionnel des écoles différentes. Ouvrir, fermer, durer, essaimer ?

Appel à communication pour la journée de séminaire doctoral le 19 mai à Arras


L’université d’Artois, l’équipe Recifes, l’université Paris-Ouest-Nanterre la Défense, l’équipe Crise-École-Terrains sensibles lancent un appel à communication pour le 21 mars à l’occasion de la journée de séminaire doctoral :

 

Le paysage institutionnel des écoles différentes. Ouvrir, fermer, durer, essaimer ?

 

Le mardi 19 mai 2015 à l’université d’Artois à Arras (62)

 

Programmation 2014-2015 Programme :
Le séminaire portera sur la question de l’évolution du paysage institutionnel des écoles différentes et sur ses transformations récentes. Jusqu’il y a quelques années, la majorité des projets d’établissements étaient initiés et portés par des petits groupes d’enseignants ; aujourd’hui, les ouvertures se font selon des logiques institutionnelles et des modalités diversifiées. Ainsi, des projets sont également impulsés par des chefs d’établissement et, dans l’enseignement secondaire, ils sont souvent focalisés sur la lutte contre le décrochage scolaire.
Le rôle des autorités de tutelle ministérielles et rectorales a lui aussi évolué sous l’effet de la décentralisation et de la déconcentration, et de la promulgation de nouveaux textes législatifs, en particulier l’article 34 de la loi de 2005 qui ouvre le droit à l’expérimentation dans chaque établissement. Comme l’ont montré des recherches récentes sur l’histoire institutionnelle de l’innovation pédagogique à l’école [1], les jeux d’acteurs se sont complexifiés.
Plusieurs séries de questions pourraient être discutées, à la frontière de la sociologie de l’école, de la sociologie des organisations et des sciences de l’éducation. Parmi celles-ci :
- Comment analyser les processus institutionnels et politiques qui ont conduit, ces dernières années, à l’ouverture de certaines écoles, et à la fermeture d’autres sites ?
- Quels sont les facteurs favorisant le développement, le maintien et l’essaimage éventuel de certaines structures ?
Ces questions conduisent à identifier et à analyser les marges de manœuvre et les interactions entre les différents acteurs impliqués : équipes enseignantes, chefs d’établissements, rectorat, collectivités territoriales, associations et familles.
Ces processus se développent selon des modalités différentes dans l’enseignement public et dans l’enseignement privé : la confrontation entre ces deux types d’expériences pourrait être heuristique.
Les comparaisons avec d’autres expériences à l’étranger pourraient aussi apporter des éclairages intéressants. Dans quel contexte et selon quelles modalités, en Suisse, en Allemagne, au Québec ou en Angleterre, les écoles différentes naissent-elles, se développent-elles ?
Ces thèmes pourront également être abordés dans une perspective historique.

Programmation 2014-2015 Propositions de communication
Les propositions de communication sont attendues pour le 21 mars 2015 et doivent être adressées à mlaure.viaud@espe-lnf.fr et à marie-anne.hugon@u-paris10.fr.
Ces propositions doivent porter sur les questions évoquées précédemment. Elles comporteront le nom du ou des auteurs, leurs affiliations institutionnelles, une adresse électronique ainsi qu’un résumé d’une page maximum présentant la problématique de la recherche (en cours ou terminée), les terrains d’investigation, les orientations méthodologiques et les résultats attendus ou obtenus.

Programmation 2014-2015 Pour plus de renseignements, vous pouvez visitez le site dédié


[1] Reuter, Y., Condette, S. et Boulanger, L. (2013). Les expérimentations « article 34 de la loi
de 2005 ». Bilan et discussion d’une recherche sur des pratiques scolaires « innovantes ». Les sciences de l’éducation – Pour l’ère nouvelle, n°3, pp. 41-62.
Cros, F. (2013). De l’initiative à l’expérimentation : la longue vie du soutien à l’innovation. Les sciences de l’éducation – Pour l’ère nouvelle, n°3, pp. 41-62.