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La revue de presse du vendredi 26 février 2016

Profs docs - Enseignement supérieur - Rubrique à vrac !


Dans cette revue de presse de vacances, il sera question des professeurs documentalistes, de l’enseignement supérieur et de divers petits sujets regroupés dans une jolie rubrique en vrac.


Professeurs documentalistes

Feriel Boudjelal pour le site Vousnousils.fr nous propose un entretien avec Florian Reynaud, président de l’Association des Professeurs Documentalistes de l’Éducation Nationale, l’APDEN, intitulé « Le prof doc est réduit aux EPI, sans horaires affectés à son enseignement ». Dans cet entretien, Florian Reunaud revient notamment sur le rôle pédagogique du professeur documentaliste : « nous souhaitons donc des possibilités d’intervention afin qu’un élève de sixième soit par exemple assuré de suivre des apprentissages info-documentaires avec le professeur documentaliste, en collaboration ou non avec un autre enseignant. De même, de la cinquième à la troisième, plutôt qu’une inscription hasardeuse dans les EPI, nous souhaitons que les élèves puissent également être assurés de recevoir des apprentissages info-documentaires adaptés et nécessaires.Le problème tient bien dans le fait que les textes oublient toujours que les professeurs documentalistes, titulaires d’un CAPES en Documentation, sont spécifiquement formés et recrutés pour développer ces apprentissages auprès des élèves ». Rappelons quand même que l’EPI est une modalité pédagogique particulière. Rappelons aussi que rien n’empêche avec la réforme, dans le cadre de l’accompagnement personnalisé par exemple, de poursuivre les enseignements info-documentaires (en utilisant les groupes à effectifs réduits notamment).

En parlant du CAPES en documentation, les résultats d’admissibilité du concours interne sont en ligne depuis hier soir sur Publinet.

Hasard de l’actu, il se trouve que Monique Royer nous dresse un portrait en traits et en déliés sur le site des Cahiers Pédagogiques : « Doctoctoc, c’est ainsi qu’elle se nomme sur son blog et son compte Twitter et ne comptez pas sur elle pour quitter son anonymat le temps d’un témoignage. Sa liberté, elle y tient, celle d’exprimer dans ses billets dessinés ce qu’elle ressent au quotidien, sans se censurer, sans craindre que ce qu’elle publie soit mal perçu, mal interprété par ses collègues ou son chef d’établissement ».


Enseignement supérieur

J’ai relevé, avec l’aide de Bernard Desclaux, plusieurs infos concernant l’enseignement supérieur.

Séverin Graveleau, pour Le Monde dans sa partie Campus, nous parle des Cycles Préparatoires Communs (CPC) qui constituent « une troisième voie pour entrer en école d’ingénieur ». Ainsi, « une centaine d’écoles, comme celles du réseau ­Polytech, les instituts nationaux polytechniques (INP) ou la fédération Gay-Lussac, sont accessibles par ces cycles. Ils s’adressent aux néobacheliers effrayés à l’idée de pré­parer pendant deux ans un concours en CPGE, mais surtout à ceux qui ne ­souhaitent pas se spécialiser trop vite en intégrant la prépa intégrée d’une école donnée ». « Le principe  ? Une sélection postbac sur dossier scolaire et entretien individuel après validation du dossier APB, une préparation en deux ans, et une admission dans l’une des écoles du réseau en fonction des vœux émis et des résultats au contrôle continu ».

Le même Séverin Graveleau abordait hier la question « des concours de la banque commune d’épreuves (BCE) pour entrer en école de commerce ». « Cette évolution du nombre de candidats pour la cinquième année d’affilée "montre la solidité et la pérennité de la voie des classes préparatoires pour l’entrée dans les grandes écoles françaises de management", commente la chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile de France, qui gère la BCE ».

Les concours, justement, sont pointés du doigt par Par Véronique Soulé, toujours pour Le Monde. Elle intitule son article du jour « les concours : un système qui produit des perdants ». Je vous en livre ici l’introduction :« Le concours est le joyau de la méritocratie scolaire à la française   : anonyme, avec des épreuves identiques pour tous, il garantit justice et équité pour distinguer ceux qui formeront l’élite de la nation. Pourtant, cette méritocratie dont notre pays est si fier est loin d’être parfaite. Elle peine à s’ouvrir et échoue à représenter la diversité de la société ».

Sandra Ktourza pour Nousvousils nous apprend que l’université d’Harvard, « prestigieuse université américaine met en ligne plusieurs MOOCs (Massive Open Online Course) passionnants (en anglais) ». « Pour la plupart gratuits, ils permettent de suivre des cours de grande qualité sur des thématiques très variées. Parmi les cours actuels ou à venir prochainement, on note la série "Saving School", qui retrace l’histoire de l’éducation aux Etats-Unis, fait un retour sur la notion de responsabilité de l’Etat ou autre dans la réussite scolaire ou encore propose un focus sur le recrutement, la titularisation et le salaire des enseignants ».


Rubrique à vrac !

Si vous vous ennuyez pendant vos soirées (ou vacances, voire les deux), je vous propose de résoudre l’énigme des 100 chapeaux : « un bourreau aligne 100 prisonniers dans une file unique et place un chapeau rouge ou bleu sur la tête de chacun des prisonniers. Chaque prisonnier peut voir les chapeaux des personnes situées devant lui dans la file, mais il ne peut pas voir son propre chapeau, ni celui des personnes situées derrière lui. Le nombre de chapeaux rouges ou bleus présents dans la file est inconnu. Le bourreau commence sa macabre besogne par la fin de la file. Il demande au dernier prisonnier la couleur de son chapeau. Le prisonnier interrogé doit répondre « rouge » ou « bleu ». S’il répond correctement, il vit. Si au contraire il donne la mauvaise réponse, il est abattu immédiatement et en silence sans que les autres prisonniers ne le sachent. Chacun entend la réponse du prisonnier interrogé, mais personne ne sait si elle était juste ou fausse. Le bourreau continue ainsi pour chaque prisonnier en remontant du dernier de la file jusqu’au premier. La nuit précédant l’exécution, les prisonniers ont eu le droit de se concerter afin de décider d’une stratégie commune optimale. Question : en adoptant cette meilleure stratégie, combien de prisonniers, au maximum, peuvent être sauvés à coup sûr ? »
Cette question est posée par Thierry Berthier sur Contrepoints.org. Dans son billet, l’auteur nous donne la stratégie à utiliser mais surtout, il nous révèle que Google Deepmind, la filiale spécialisée dans l’intelligence artificielle du géant américain « vient d’enregistrer une avancée importante. Son programme, combinant l’apprentissage automatisé et une approche multi-agents, vient de résoudre (partiellement) cette célèbre énigme ».

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Intelligence artificielle par Geneviève Brassaud

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité nationale. En la matière de multiples expériences sont menées. Un reportage sur France TV nous montre une initiative de l’armée dans le Var : « Pour lutter contre le décrochage scolaire et redonner le goût d’apprendre aux jeunes en difficulté, l’armée les prend en charge et les initie au métier de pompier (...). Apprendre à utiliser une lance-incendie, se mettre dans la peau de professionnels, voici un exercice grandeur nature bien loin du quotidien de ces jeunes en rupture avec le système scolaire. Ils ont entre 15 et 17 ans, et tous ont quitté l’école et n’ont pas de projet professionnel. En perte de repères, ces jeunes ont peu à peu perdu la confiance et l’envie. Ce programme d’activité militaire et sportive tente de faire renaître en eux certaines valeurs, et, pourquoi pas, susciter des vocations ».

De son côté, Valérie Liquet pour Localtis s’interroge sur l’avenir des projets de réussite éducative : « Créés en 2005, les projets de réussite éducative (PRE) sont aujourd’hui pris dans la tourmente de deux réformes, celle de la politique de la ville et celle de l’éducation prioritaire. Le commissariat général à l’égalité des territoires souligne, dans une enquête portant sur les 493 PRE actifs en 2015, l’enjeu de l’évolution du partenariat financier de ces dispositifs. Une question de survie pour les 45 PRE sortis de la géographie prioritaire et qui ne pourront plus compter sur les financements "Ville" dès 2017 ».

Denis Peiron pour La Croix recueille les propos du linguiste Alain Bentolila au sujet de l’application la "Machine à lire" dont il est le concepteur, « qui sera introduite dans de nombreuses écoles primaires », et qui devrait permettre « aux lecteurs "fragiles" de gagner en endurance et d’améliorer leur compréhension des textes ». A suivre ...

L’éducation aux médias a désormais sa chaire de recherche ... mais au Québec. Le site de l’université du Québec relaie l’info : « On est dans une époque bien particulière où les outils technologiques changent très vite, note Normand Landry (le détenteur de la chaire). Notre rapport aux médias évolue rapidement. On a de nouveaux enjeux qui émergent presque chaque jour. Par exemple, on ne parlait pas du tout de cyber-intimidation il y a une quinzaine d’années. Les enjeux de vie privée étaient présents mais pas avec une telle ampleur. Les industries médiatiques changent également, poursuit-il. Nos habitudes de consommation et de production sont différentes. Il devient donc très difficile de demeurer stable dans les fondements théoriques de l’éducation aux médias. Quelles sont les véritables assises alors que nos besoins en terme de savoir et de compétences changent chaque jour ? Quels sont les principes qui orientent nos travaux, les incontournables, les compétences essentielles qu’on doit développer ? Il faut revoir toute la littéracie médiatique ».


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.
Je vous souhaite un bon week-end (ou de bonnes vacances selon la zone - déterminée uniquement dans l’intérêt des gamins en fonction de leurs rythmes (sic !) - dans laquelle vous vous trouvez).

Pascal Thomas


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Développer les compétences dans les pratiques documentaires
Hors-série n°27 - juin 2012, format numérique (PDF - epub), en téléchargement depuis notre site.

La documentation est-elle une discipline d’enseignement au même titre que les autres ? Quelles missions pour le professeur documentaliste parmi ses collègues enseignants, dans l’établissement ? Quelles notions, compétences spécifiques aux pratiques documentaires ?

Inclure tous les élèves
Revue n°526 - janvier 2016
Pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, l’écart est parfois grand entre ce qui est prescrit et la réalité de leur scolarisation. Ce dossier vise à en pointer les freins et à proposer des leviers à même de faire vivre l’école inclusive refondée.