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La revue de presse du vendredi 18 décembre 2015

Sécurité - Education - Enseignement supérieur - Orientation


Au programme de la revue du jour, à la veille des vacances, il sera question de sécurité dans les établissements scolaires, d’éducation, d’enseignement supérieur et d’orientation.


Sécurité

Géraldine Duboz et Emilie Kochert en parlaient déjà dans la revue de presse de mercredi. La sécurité revient au centre de l’actualité du monde de l’éducation avec les nouvelles annonces du ministère de l’Éducation nationale.

Denis Peiron, pour La Croix, rappelle qu’en « novembre, dans le dernier numéro de sa revue de propagande, Daech s’en est pris explicitement à l’école française. Le groupe djihadiste appelle notamment à "combattre et tuer les enseignants en guerre ouverte contre la famille musulmane" ». Il décline dans cet article les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement pour renforcer la sécurité dans les établissements : « usage de digicodes ou de dispositifs de vidéoprotection pour protéger certaines écoles » ; « meilleure coordination entre école et forces de l’ordre » ; « connaissance des gestes qui sauvent » ;

Sur le site de Bfmtv, on pourra entendre à ce propos Philippe Tournier, représentant des chefs d’établissements pour le syndicat majoritaire (SNPDEN) interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Selon Philippe Tournier, on va passer des mesures exceptionnelles aux mesures qui doivent durer, et c’est là que les difficultés apparaissent. Des mesures de sécurité supplémentaires, c’est bien, mais il n’y a aucun personnel pour les mettre en œuvre. Il réagit aussi de manière très pertinente à propos des portiques de sécurité que nos politiques voudraient voir installés dans les établissements scolaires : « c’est une idée absurde. Dans un lycée moyen, l’entrée des élèves le matin correspond à l’équivalent de trois A380 qui décolleraient en même temps. Donc à moins de demander aux élèves de venir une heure avant le début des cours, ça ne pourra pas être mis en place. Cela demanderait énormément de personnel, ça couterait extrêmement cher. Et puis à quoi cela servirait-il ? S’il y avait eu un portique au Bataclan, cela n’aurait servi à rien ».

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le dessin de Geneviève Brassaud

Éducation

« Lola Ouzounian, dix-sept ans, était élève en terminale littéraire dans un lycée parisien, elle a été assassinée au Bataclan ce terrible vendredi soir. Lorsque la mort de la jeune fille a été malheureusement confirmée par les autorités, son père Éric Ouzounian, journaliste, a notamment écrit dans un message publié sur Facebook : Souvenons-nous que l’instruction, l’humanisme, la culture, sont les meilleurs outils contre la barbarie ». Jean-Philippe Élie, pour le site Revue-education.fr, rappelle à son tour que « l’école [est] en première ligne face à la barbarie ». Après avoir décrit le rôle déterminant des enseignants pour « développer un solide sens critique » chez les élèves, Jean-Philippe Élie insiste aussi sur la nécessaire exemplarité des personnels de l’Éducation nationale. Et il souligne du coup, avec force, le ridicule de certaines joutes entre opposants et partisans de la réforme du collège : « depuis mars, les pro et anti-réforme ne manquent jamais une occasion d’échanger noms d’oiseaux et autres amabilités, quand ce ne sont pas des appels à la violence. Le problème, c’est que Twitter n’est pas un réseau dédié aux seuls enseignants. Les élèves doivent bien se marrer à lire certains tweets dignes d’une cour de récréation ».
Question d’éducation, à n’en pas douter ...

La France consacre 146 milliards d’euros à l’éducation. C’est 6,8% de sa richesse. L’État en paie plus de la moitié, les collectivités territoriales un quart. Sur le site de Ouest-France, on entre dans le détail : « en 2014, la facture s’est élevée à 146 milliards d’euros pour scolariser 15,3 millions d’écoliers, de collégiens, de lycéens et d’étudiants. Cela représente 6,8% de la richesse nationale (PIB). C’est plus que l’Allemagne, l’Espagne, le Japon, l’Italie… Mais moins que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ».

Toujours en matière d’éducation, mais aux médias cette fois, on peut lire sur Savoir.actualitte.com que « la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé ce jeudi avec Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, une Convention sur l’éducation aux médias et à l’information ». Nos voisins du Café pédagogique relaient la même information : « les ministères mettent en commun des ressources et des réseaux, notamment le Clemi, avec l’ambition de mettre en application la loi d’orientation et le Parcours citoyen. L’enjeu de la convention c’est aussi de concrétiser l’engagement de créer un média par établissement secondaire et de faire vivre dans les collèges l’enseignement pratique interdisciplinaire spécifique dédié à l’éducation aux médias et à l’information ».

Du coup, on pourra jeter un œil sur cette vidéo sur FranceTVéducation qui pose la question : « c’est quoi l’éducation aux médias ? »


Enseignement supérieur

Dominique Leglu pour Sciences et Avenir rapporte les propos de Thierry Mandon, secrétaire d’État en charge de la recherche qui s’est exprimé lors de la conférence "Recherche : défis et aventures" : « la France, grand pays par sa recherche, a besoin [de celle-ci]. Et il serait bon qu’elle connaisse une "meilleure diffusion [pour] vivifier nos industries et entreprises". Certains, qui l’ont bien compris, chercheraient-ils même à en profiter, en venant écrémer les laboratoires, voire subtiliser leurs meilleurs éléments ? ». Selon Dominique Leglu, Thierry Mandon n’a pas mâché ses mots : « J’ai peur que la France devienne l’incubateur du monde. Et s’est même interrogé à haute voix sur l’art "d’organiser un juste retour pour les laboratoires ».

Lors de cette conférence, le premier ministre a affirmé : « le budget enseignement supérieur recherche sera conforté, l’emploi scientifique préservé ».

Marie-Christine Corbier pour Les Echos pose la question de l’insertion professionnelle des diplômés de l’université : « plus de 80 % des diplômés ont un emploi un an et demi après leur diplôme, indique la sixième enquête annuelle sur l’insertion des diplômés de l’université publiée ce mercredi ». Elle précise : « par ailleurs, le rythme d’insertion n’est pas le même selon les disciplines. Même si les taux d’insertion se maintiennent, sur les cinq dernières années, à des niveaux supérieurs à 85 %, l’insertion est plus rapide pour les étudiants qui ont un master en droit-économie-gestion ou en sciences-technologies-santé que pour ceux des filières lettres-langues-arts ou sciences humaines et sociales. Et ces deux dernières ont aussi des contrats de travail plus précaires ».


Orientation

Sur le site Europe-et-formation.eu, un document intitulé « le système d’orientation tout au long de la vie en France », produit par Euroguidance est disponible au téléchargement. Diverses informations sur notre système d’orientation y sont regroupées. Un document intéressant pour des candidats à un concours de l’Éducation nationale.

Dans le domaine de l’orientation sur la toile, les ressources disponibles sont diverses et très nombreuses. Lors de la Journée 19 novembre 2015 du Service public régional d’orientation (SPRO) des Pays de la Loire, André Chauvet est intervenu à propos « des impacts du numérique sur les pratiques professionnelles ». Le diaporama utilisé et la conférence (au format mp3) sont disponibles sur le site de l’orientation des Pays de la Loire.

Sandrine Douce Députée de Gironde, membre du Conseil supérieur des programmes, co-directrice de l’Observatoire Education, signe une note pour la Fondation Jean-Jaurès. Dans cette note téléchargeable, Sandrine Douce s’interroge : « comment démocratiser l’enseignement supérieur quand des élèves issus notamment des classes moyennes doivent recourir à l’emprunt pour financer leurs études ? ». Elle enfonce le clou : « le banquier est-il le nouveau conseiller d’orientation des étudiants ? »

« C’est un nouveau concept que proposent l’Onisep Languedoc-Roussillon et ses partenaires ». François Jarraud du Café pédagogique nous apprend qu’il s’agit d’un jeu en ligne dans lequel « le joueur est amené à connaître la planète Xi et des métiers afin de remplir plusieurs missions. Il découvre ainsi de nouveaux horizons professionnels par des vidéos et photos, puis répond à des quizz. Il poste ensuite sa production en suivant la consigne du concours : "2036 : toutes les activités sont ouvertes aux femmes comme aux hommes. Décrivez dans une vidéo, un texte, un blog ou un diaporama multimédia, le métier réel ou imaginaire, que vous exercerez dans 20 ans, dans cette société" ».

Enfin, pour clore la rubrique, on pourra lire sur le site E-orientations qu’un nouveau parcours pour favoriser l’apprentissage des jeunes a été lancé ce 15 décembre. « C’est le comité interministériel pour l’Égalité et la Citoyenneté réuni par Manuel Valls, Premier ministre, le 6 mars 2015, qui avait décidé de la mise en place de ce parcours. L’objectif est clair pour le gouvernement : "renforcer l’accès à l’apprentissage pour les jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville qui restent sous-représentés parmi les apprentis", explique le communiqué du ministère. "D’une durée de 12 mois, c’est un dispositif intégré, allant de la définition du projet jusqu’au suivi du jeune durant son contrat", ajoute le ministère. "Une initiative qui donnera la possibilité à 10 000 jeunes, peu importe leur lieu de vie, d’accéder à l’apprentissage" ».


Ce soir (ou demain midi), c’est les vacances ! Je vous les souhaite bonnes et reposantes.

Ce week-end, si son emploi du temps le lui permet, vous retrouverez Philippe Watrelot pour son bloc-notes de la semaine.

Pascal Thomas


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Pédagogie : des utopies à la réalité

Revue n°525 - décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?

Les parents et l’école, trente ans de réflexion

Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.