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La revue de presse du mercredi 20 avril

Education - Enseignement supérieur - Divers


On parle d’éducation dans la presse, éducation des petits, des filles, éducation sexuelle, etc. L’enseignement supérieur est confronté à la sélection et à l’interdiction du voile. Quelques infos diverses, dont des nouvelles de l’écolier de Mayotte dont je parlais hier.


Education

Il est beaucoup question d’éducation aujourd’hui. Notamment de l’éducation des petits.Se joue-t-elle avant 6 ans ? "Selon l’auteur du best-seller mondial "Tout se joue avant six ans", le pédiatre américain Fitzhugh Dodson, les stimulations reçues pendant nos cinq premières années vont déterminer notre intelligence d’adulte." Un reportage à voir sur FranceTV.
Les enfants sont créatifs. "Quant à l’école, censée être un lieu privilégié d’éveil, elle est montrée du doigt par nombre de pédagogues qui l’accusent de faire baisser, voire de brider le potentiel créatif des élèves, et ce dès la fin de la maternelle. Et ce ne serait pas une spécificité française !". La Croix.
Un gynécologue parle de l’éducation sexuelle dans Elle. Education qui pose problème dans les cours avec : " l’irruption du porno de plus en plus tôt dans les cours de récré, l’influence grandissante de la religion. Un mariage explosif que l’Éducation nationale n’avait pas vu venir." A lire de toute urgence.

Les cours supplémentaires ne semblent être intéressants que pour les filles. "Ce que l’étude semble démontrer, c’est que les filles semblent être capables de mener de front des études dans des domaines très différents et d’y gagner un certain épanouissement, tandis que, chez les garçons, une connaissance en chasserait une autre.". A lire sur Slate.fr

La ministre de l’Education est aujourd’hui en Lorraine pour faire la promotion du numérique. "Près d’une soixantaine de départements et 23 académies sont déjà engagés dans le plan numérique en faveur des collèges. Les dossiers de 738 collèges ont déjà été retenus (dont une vingtaine en Meurthe-et-Moselle), et 225 écoles associées, dans une première vague. A terme, tous les collèges devraient entrer dans la révolution numérique en marche. Plusieurs observateurs n’ont pas manqué cependant de relever que si François Hollande a annoncé un milliard sur trois ans pour financer le plan numérique, les collectivités (départements, communes) seront aussi mises à contribution (accès au très haut débit par exemple)."

Une interrogation : où va l’apprentissage ? "D’un côté des objectifs très ambitieux (500 000 apprentis fin 2017), de l’autre la cruelle réalité des chiffres : le nombre d’apprentis stagne autour de 400 000 après avoir atteint son pic historique à 438 143 apprentis en 2012. En cause des réformes successives qui ont fragilisé le processus et des financements toujours plus opaques pour les établissements." A lire sur le blog "Il y a une vie après le bac"

Une fois n’est pas coutume, un témoignage mesuré et intéressant d’un professeur sur la réforme du collège en marche. Loin des outrances, il semble assez bien refléter l’opinion majoritaire : " je suis vraiment convaincue que cette réforme va dans le bon sens si elle est bien faite, bien menée, que les professeurs s’engagent et en prennent possession. Mais il faut nous laisser le temps de le faire ! Assurer nos cours, nos projets, nos vies hors du collège (ah bon nous sommes des êtres humains avec une vie hors de nos salles de classe ?) et en plus créer, innover, inventer ça devient vraiment compliqué et épuisant. Car là est le cœur de la réforme : créer, innover, inventer. Cette masse de travail fait peur mais elle donne envie aussi quand on s’y plonge."


Enseignement supérieur

Innovation : quand Twitter remplace le doigt levé dans les amphis. "Lorsque les étudiants en troisième année de licence de Paris-I-Panthéon-Sorbonne ont reçu ce mail début septembre 2015 de Bruno Dondero, leur professeur de droits des sociétés : « #uUP1L3Sociétés1 Lundi : l’affectio societatis et la société, soumise au droit des contrats : twittez vos questions dès 9 h 30 #AmphiTweet », il y a d’abord eu une phase de surprise puis d’enthousiasme."

La sélection continue à faire parler d’elle. Des places vont être réservées pour les meilleurs bacheliers dans les licences manquant de places. "Ces licences non sélectives, mais aux capacités d’accueil insuffisantes – principalement en sport (sciences et techniques des activités physiques et sportives, Staps), droit, psychologie, et médecine (première année commune aux études de santé, Paces) – devront ainsi garantir 15 % de leurs places aux bacheliers les plus méritants, à condition d’avoir été sélectionnées comme premier vœu d’orientation sur la plate-forme Admission postbac (APB)."
C’est un dipositif qui déplaît aux organisations étudiantes. "Ce dispositif qui a déjà été expérimenté auprès de 220 jeunes à la rentrée 2014 et de 2 000 lycéens à la rentrée 2015, déplaît aux syndicats étudiants. Ceux-ci dénoncent en effet une "sélection déguisée" à l’université."
La sélection en master est aussi controversée. "Après le vote négatif sur le décret "Master" le 18 avril 2016, une concertation plus large sur la sélection en master va s’ouvrir. Si une partie des élus de la communauté universitaire défend la suppression de la barrière entre M1 et M2, la mise en place d’une sélection à l’entrée du M1 ne fait pas l’unanimité."

La question de l’interdiction du voile à l’université est toujours d’actualité. Voici l’opinion d’un maître de conférence qui se pose la question du respect des règles du coran à l’université. Le Monde

Les jeunes se tournent de plus en plus vers l’armée, même les bac+5. Titulaire d’un master 2 de philosophie, "Michael a fait un choix de carrière plutôt inattendu : l’armée. « J’ai toujours eu l’idée d’entrer à l’école militaire de Saint-Cyr, explique le jeune homme. Les attentats de ces derniers mois ont accentué ma motivation. »"


Divers

Le ministère a publié "une "liste-modèle" de fournitures scolaires, prenant en compte trois facteurs :
• Un budget raisonnable pour toutes les familles
• Un cartable allégé
• Des produits triables et recyclables"
Sur Huffingtonpost.

J’ai évoqué hier la situation de cet écolier de Mayotte écrivant à François Hollande pour demander des chaises et des tables. Il a été exaucé !

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Il suffit de demander, par Geneviève Brassaud

Un équipement d’un autre genre a été installé à La Ciotat à l’entrée des collèges : des portiques de sécurité. Oui, comme aux Etats-Unis. "Le coût de l’opération demeure très important. Il faut compter 100.000 euros par portique, et donc 400.000 euros pour le seul collège Virebelle. Malgré ces griefs, la mesure est populaire auprès des parents et des élèves de l’établissement.
Si ces expérimentations provençales sont concluantes, le système pourrait se généraliser à l’ensemble des écoles du secondaire des Bouches-du-Rhône à la rentrée de septembre.
"

A Biscarosse, ce sont 31 parents d’élèves qui ont été condamnés pour avoir dénoncé un prof à tort. Une histoire malheureuse sur fond de tensions dans un établissement.

Notons qu’en Belgique aussi on évoque l’"absentéisme" des professeurs mais pour s’inquiéter de leur santé. "Un peu plus d’un million de jours d’absence parmi les 100.000 enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été comptabilisés lors de la dernière année scolaire par l’administration, rapporte mercredi La Dernière Heure. Un chiffre symptomatique de la mauvaise santé physique et mentale de nos enseignants, dont le tiers a été en maladie pour burn-out."

Pour terminer, des nouvelles du collègue auteur du livre "Pire que les élèves" qui faisait l’objet d’une suspension depuis les vacances de février.Il est muté, sanction disciplinaire de niveau 2.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 527 - Neurosciences et pédagogie

Coordonné par Nicole Bouin et Jean-Michel Zakhartchouk
février 2016
Les neurosciences provoquent des polémiques. Pour certains, elles représentent une menace pour une vision humaniste de la pédagogie. Pour d’autres, elles produisent des résultats évaluables qui feraient office de preuves. Est-on condamné à cette logique binaire ?

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?