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Géographies : l’imagination au pouvoir !

Un dossier coordonné par Christophe Duhaut et Alexandra Rayzal


Comment faire aimer et étudier à nos élèves une géographie vivante, qui ait du sens, qui leur permette de comprendre le monde et d’y agir en citoyens actifs ? Nous avons choisi pour ce dossier des Cahiers pédagogiques de répondre à cette question en privilégiant les couples que forme la géographie avec l’imaginaire et la prospective.
Il s’agit de deux dimensions fortes de la recherche dans la géographie d’aujourd’hui et émergentes dans les programmes scolaires du cycle 1 à la Terminale.

L’imaginaire pour transcender la réalité, la prospective qui nous invite à la complexité et à une réflexion sur l’impossibilité de tout prévoir. C’est une géographie qui repose sur l’empathie pour les individus, une géographie qui, comme le dit Antoine Bailly, « est l’indispensable point de départ de la recherche en géographie des représentations ».

La géographie est aujourd’hui reconnue comme une science de l’espace des sociétés, s’intéressant à la fois à l’espace fonctionnel (celui des activités, des aménagements, des ressources, des risques, des mobilités, des frontières, des conflits…) et à l’espace symbolique (celui des marques culturelles dans le paysage, des appropriations identitaires, des représentations sociales, des rêves d’autres mondes et d’utopies…).

Nous voudrions montrer comment, de la maternelle à l’université, il est possible de faire entrer nos élèves dans ces deux dimensions (espace fonctionnel et espace symbolique) à travers des démarches de géographie prospective : à quoi ressembleront la ville, le littoral, le monde (…) de demain ? et des démarches qui font appel à l’imaginaire (fiction, jeu, utopies…).

Ces réflexions nous amènent à soulever des questionnements dans plusieurs champs :

  • En quoi l’imaginaire et la prospective modifient le rôle de l’enseignant dans sa classe en termes de pratiques pédagogiques, mais aussi en termes de relation avec les élèves ?
  • Peut-on motiver « mieux », « autrement » par des entrées dans la tâche en relation avec l’imaginaire et à la prospective ?
  • En quoi la géographie prospective peut-elle permettre d’aborder les questions socialement vives que sont les mobilités, les migrations, le changement global, le développement durable, soutenable et équitable ?
  • Comment mesurer l’efficacité de ces champs géographiques dans les apprentissages de la géographie scolaire, en particulier en termes de compétences transférables ?
  • Ces deux approches permettent-elles de mieux articuler les approches interdisciplinaires ?
  • Quelles démarches et quels outils les enseignants sélectionnent-ils (les jeux de simulation par exemple) ?
  • Comment la formation des enseignants prend-elle en compte ces nouveaux horizons ?
  • Comment imaginer l’avenir de nos espaces de vie, pour apprendre à participer aux choix d’aménagement par exemple ?
  • Quelle est la place des cartes dans ces géographies (cartes IGN, cartes subjectives, outils numériques) ?
  • Comment mobiliser la fiction (albums, séries, cinéma, jeux de simulation…) en classe pour comprendre l’organisation spatiale du monde ?
  • Comment analyser et travailler avec les représentations sociales des élèves sur les espaces et les mobilités ?

Que vous exerciez en école maternelle, élémentaire, au collège, au lycée, à l’université, à l’ESPE ou ailleurs, vos témoignages et vos réflexions nous intéressent. Pas seulement le récit de pratiques merveilleusement efficaces, mais aussi vos tâtonnements, vos échecs…

Envoyez-nous vos propositions d’articles sous la forme d’un résumé de trois ou quatre lignes aussi tôt que possible et au plus tard pour le 16 janvier 2019.
alexandra.rayzal[at]cahiers-pedagogiques.com
christophe.duhaut[at]cahiers-pedagogiques.com