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Rencontre

Eh bien, dansons maintenant !

Nous avons rencontré les élèves de la section sportive danse, au collège Jean-François-Oeben de Paris, ainsi qu’Odile Cochet, leur enseignante d’EPS, responsable de l’activité, et la principale, Ladja Chopineaux. Les élèves nous ont expliqué en quoi danser à l’école est pour eux un essentiel.


« Un projet commun ! »

Maxime, élève de 3e, participe à la section danse depuis quatre ans. Ce qu’il apprécie le plus, c’est la mise en œuvre de la sensibilité et l’imaginaire de chacun, en vue de la réalisation d’un spectacle collectif. « Le public n’est pas au courant du cheminement qui mène à la création, mais nous on est content de danser et de montrer ce que nous sommes capables de faire ensemble »
Odile Cochet explique que cette année tous les niveaux de la section danse travaillent sur un projet autour de la mythologie. Enseignants de lettres, d’histoire-géographie, de musique, d’arts plastiques peuvent s’y associer.

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Benjamin, Xiang, Vladimir, Malakéna et Maxime

La danse est en effet un art du dialogue, ouvert à toutes les autres pratiques artistiques et disciplines scolaires. Ce dialogue, il existe également en dehors du collège puisqu’un partenariat pédagogique a été mis en place avec le conservatoire du 12ème, notamment sur les états de corps. « Un travail complémentaire », reconnaît Xiang, élève de 4e.

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« Danser, ça libère ! »
Vladimir, Benjamin et Adrien, élèves de 4e, expliquent ce que les trois heures hebdomadaires de travail sur le corps sensible leur apportent détente, concentration, confiance en eux, possibilité de gérer le stress et même de mieux affronter les évaluations et les mauvaises notes ! « Danser, ça libère » disent-ils en souriant. « Ca nous apporte de la joie, un épanouissement aussi. » « Il est certain que cela aide à grandir, à se construire dans la relation aux autres », précise Odile Cochet leur enseignante qui met également en place des cycles danse dans ses cours d’EPS. Ces cycles, malgré quelques résistances initiales vite levées, sont une réussite et donnent aux élèves, même les plus timides, l’opportunité de s’exprimer et d’entrer en contact avec les autres. Odile Cochet œuvre pour que la danse, art de la rencontre, soit davantage inclusive dans son collège et permette aux élèves de l’ULIS d’y participer. Elle regrette simplement de devoir poser une note et d’envisager l’idée de classement. Note et sensibilité, ça ne va pas bien ensemble...

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« Une école de la tolérance et de l’acceptation des différences »
Cinquante-six élèves dont douze garçons de la 6e à la 3e font partie de la section danse et sont ouverts à des expériences les plus diverses : street dance, Modern dance, danse contemporaine, danses ethniques (par le biais d’intervenants artistiques). Certains comme Malakéna avaient pratiqué en école de danse avant de s’inscrire, d’autres comme Xiang ont rejoint le groupe.

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Les élèves sont emmenés au spectacle le soir ou le weekend. Certains spectacles de la programmation sont encore difficilement accessibles à certains élèves (comme par exemple Face de Maguy Marin vu au Théâtre de la ville qui les laisse encore songeurs...). « La danse apprend à respecter même ce que l’on n’aime pas et ce vers quoi on n’irait pas spontanément », explique Odile Cochet.

La danse en tant qu’art du mouvement individuel et collectif devrait être davantage encouragée et valorisée à l’école : avec l’intelligence kinésique qu’elle met en œuvre et développe, elle peut aider à la réussite de tous les élèves, réussite qui est au cœur du projet de la refondation de l’école.

Evelyne Clavier, académie de Nancy

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