Accueil > L’actualité vue par le CRAP > L’actualité éducative > Éduquer, enseigner : quel métier pour quelle société ?


L’actualité éducative du N°399 - Décembre 2001

Éduquer, enseigner : quel métier pour quelle société ?

Par Florence Lenoble, suite à la Rencontre du CRAP à St-Sernin

Les Rencontres du CRAP constituent toujours un moment fort dans la vie du Crap-Cahiers pédagogiques. C’est l’occasion, juste avant la rentrée, de se recentrer sur les questions essentielles qui concernent l’école. C’est aussi, (surtout ?) l’occasion de partager, sous les derniers rayons d’un chaud et méridional soleil estival, des moments de convivialité réconfortants.
On a besoin de l’énergie que l’on puise dans ces moments-là.

Le titre de la Rencontre CRAP 2001 qui a eu lieu à St-Sernin-sur- Rance, au cœur de l’Aveyron, invitait à se confronter au double questionnement : « éduquer, enseigner », « quel métier pour quelle société ? »
Issue de la précédente Rencontre - au cours de laquelle nous avions réfléchi sur « Ce qui est central dans nos pratiques est-il vraiment l’essentiel ? » - cette problématique a été explorée d’une manière active et tout à fait impliquante.
Un atelier a travaillé sur nos valeurs et sur celles de l’Institution ainsi que sur le décalage parfois douloureux qui les met parfois en contradiction.Un autre proposait de vivre le dilemme qui nous oblige généralement à choisir entre jouer et travailler.
Un autre encore nous questionnait sur le sens donné aux mots « échec » et « réussite » en proposant, par exemple, aux participants de se replonger dans leur expérience d’élève...
Dans l’atelier sur le monde de la technique, il a été permis à chacun de se mettre en situation d’apprentissage et de constater que - purs produits du système scolaire - nous accordons souvent peu de place à la culture technique. Ailleurs, on a pu mesurer le rôle de l’affectivité dans l’apprentissage.

Comme toujours lors des Rencontres comme des Universités d’été, la question proposée à notre réflexion a pu aussi être abordée à travers des activités créatives et rafraîchissantes : danse, découverte de l’environnement, travail de la voix, écriture épistolaire et art postal, groupe de parole.
Ainsi, la variété des entrées a permis une fois encore de vérifier l’idée selon laquelle la réponse à nos problèmes d’enseignants est à trouver autant dans la confrontation de nos pratiques et de nos inventions que dans les nécessaires clarifications théoriques ou que dans la redéfinition des valeurs qui transcendent notre métier.

Des moments très denses pour les soixante personnes présentes, des échanges très riches qui auront donné à chacun l’occasion de « faire son miel » pour la rentrée.

Florence Lenoble