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Éduquer à la santé - « Pour une école en bonne santé »

Sous la direction de Liliane Chalon

8 décembre 2011

Un regard global, intégrant l’approche de la santé à l’école dans le respect des programmes et dans le cadre des apprentissages des élèves, tout au long de leur scolarité.


La bonne santé psychologique, celle de l’école également, dépend de la bonne santé physique. Ce n’est pas une révélation. Cela va sans dire. Cela va aussi en l’écrivant.

Ce livre participe à développer, au sein de l’école, une bonne santé, psychologique et physique, pour les élèves, les professeurs et les intervenants. C’est un point important qui à lui seul pourrait justifier sa publication. Ce n’est pas le seul !

Les deux premiers chapitres par exemple. Ils présentent respectivement des « repères » et des « illustrations » permettant à chaque acteur de l’école bien cerner le problème professionnel posé par « l’éducation à la santé ». L’entrée choisie par l’auteure est intéressante, car elle ne fait pas de cette thématique une discipline supplémentaire à enseigner (et donc à apprendre). C’est un regard global qui est mis en avant, intégrant l’approche de la santé à l’école dans le respect des programmes (l’auteure fut inspectrice de l’éducation nationale et a piloté la mission « santé et apprentissage » du rectorat de l’académie de Paris) et surtout dans le cadre des apprentissages, nombreux, que doivent aborder les élèves, tout au long de leur scolarité.

Ces deux chapitres ouvrent la voie aux professionnels de l’éducation et de l’enseignement, allant jusqu’à offrir des critères pour analyser les situations pédagogiques décrites dans l’ouvrage. On comprend bien comment une approche qui constitue une équipe et implique chacun des partenaires est essentielle pour mener à bien un projet. Les éléments mis à disposition des lecteurs dépassent largement le cadre strict de l’éducation à la santé et peuvent être transposés pour d’autres enseignements, disciplinaires ou transversaux. Le chapitre 3, avec son entrée par les compétences, propose deux projets simplement décrits et des outils. Des outils pédagogiques que les enseignants pourront reprendre dans leur classe (« cahier de réussite », « ateliers philo », etc.) tous adaptés à la thématique traitée. De nombreux conseils et outils sont mis à disposition, couvrant l’ensemble de l’école primaire et une « bibliothèque d’albums » bien utile, vient clore ce chapitre.

Le chapitre suivant est entièrement consacré à des ressources pédagogiques, des références théoriques, des outils concrets qui incluent la présentation de sites présentant toutes les garanties de sérieux. Il pose aussi la question de l’évaluation. Comment peut-on évaluer des actions pédagogiques et éducatives qui relèvent, pour l’essentiel, de la prévention ? Enfin, il n’élude pas l’indispensable question de la formation dont nous constatons qu’elle est actuellement sinon délaissée, du moins maltraitée, y compris dans les masters dédiés aux métiers de l’enseignement et de l’éducation…

Enfin, le cinquième et dernier chapitre propose six points de vue d’acteurs compétents dont aucun ne cherche à faire la leçon, mais contribue bien plus à poursuivre et enrichir la réflexion sur ce sujet important pour l’école et ses élèves.

Dominique Sénore


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