Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Edito du 5 juillet 2013


JPEG - 26.3 ko

Edito du 5 juillet 2013

La revue de presse en vacances


Il est 19 heures. L’ordre du jour est prêt. Je clique : « Invitation à la vidéo réunion. Votre cercle : Revue de presse ». Ostiane Mathon et Bernard Desclaux apparaissent à l’écran, souriants : « Bonjour, bonjour ! » Même dans un carré dans un écran, on est contents de se revoir.
Ostiane, c’est la bonne humeur et l’inventivité. Bernard, c’est la pondération et le gout du bien fait. Ostiane, c’était la revue de presse du jeudi, Bernard, du vendredi et même parfois du dimanche quand les nouvelles internationales lui faisaient de l’oeil. Ces deux-là papotent en attendant les autres, parlent d’un repas que l’on partagerait.

Ce soir, Philippe Watrelot et Lionel Jeanjeau sont occupés dans d’autres ailleurs. L’actualité de l’éducation, ils la connaissent puisqu’ils la font, l’un pour les ESPÉ, l’autre pour le lycée, notamment, les deux en la transmettant, en lui donnant échos et rebonds, convictions en poche. Ces dernières semaines, ils se sont essayés tour à tour à la synthèse du samedi : repérer l’essentiel, ou choisir son essentiel et le décoder à tous. Philippe Watrelot connait tout cela par cœur, dix ans qu’il fait ce travail pour les Cahiers, sur son site ou sa page. Il a été le guide et conseil de l’équipe.
Laurent Fillion a un empêchement ce soir. Ces dernières semaines, les mercredis c’était lui. C’était lui qui fouillait les journaux, les blogs, les sites, dans une actu qui tour à tour ronronne, bougonne, jargonne, ou se déballonne.
Fabien Crégut est là aussi, ce soir. Fabien, c’est notre dessinateur. Notre providence. Il est arrivé comme ça un jour, il a lu une revue en train de se faire et il m’a envoyé un message « Voilà mon modeste dessin. Bien à vous ». Et depuis, chaque soir ou pas loin, le texte s’ouvre et le dessin apparaît. Fabien l’a imaginé entre deux cours, entre deux réunions. Entre deux.
Bernard Desclaux, Ostiane Mathon et Fabien Crégut ont commencé la réunion : « Repérez une revue de presse qui vous paraît bien réussie et dites pour quelles raisons. » On dirait une consigne de prof, ça... Soudain, une silhouette. C’est Mila Saint Anne qui vient de publier la revue du jour. Mila sans son ! Alors la silhouette plonge à la recherche du fil perdu. Et remonte. « Salut tout le monde ! » Mila Saint Anne, c’était la revue du lundi. Verbe musclé, couleurs chaudes. Rien qui déborde : Mila va droit au but.
Et moi ? Ce soir, la technique me joue des tours : ils ne me verront pas et ne m’entendront pas, mais ils savent que je les vois et entends. C’est aussi la position qui a été la mienne depuis la création de l’équipe, qui me rappelait celle que j’ai longtemps connue : celle du chef de choeur. Le chef de choeur, c’est le seul qui ne chante pas. C’est celui qui doit maitriser des gestes pour donner des départs, faire chanter plus ou moins fort, respirer en même temps que le choeur, faire tenir plus ou moins longtemps les notes dans ses mains. Celui qui doit aussi maintenir du regard, du sourire, du bout des doigts, un contact avec chaque chanteur, et puis tenir dans ses bras ouverts le choeur tout entier. Je crois que j’ai tenu ce rôle, simplement : faire chanter le choeur de la revue de presse, et donner à chacun la possibilité de faire entendre sa propre voix. Rien que du familier au fond, dans le grand orchestre des auteurs des Cahiers pédagogiques...

JPEG - 99.2 ko
Le dessin de Fabien Crégut

C’est l’été. L’équipe de la revue de presse prend vacance et reviendra à la rentrée pour vous chanter l’actualité de l’éducation. Promis.

Christine Vallin, rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques