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École-entreprise : ça travaille

N’autre école, n°34-35, printemps-été 2013

7 janvier 2014

D’emblée, à partir d’une citation de Rimbaud, l’éditorial dissocie le mot « entreprise » de son sens limité auquel on le réduit souvent. Pour un journal libertaire comme N’autre école, mais qui invite souvent au débat et à la complexité, mis à part quelques articles en langue de bois « anti-libérale », il n’est pas si simple d’opposer la logique capitaliste de la compétition et de la normalisation à celle de l’école publique qui serait à priori un moyen de résister à la première. Bien au contraire, pour Charlotte Nordman, qui critique l’ouvrage La nouvelle école capitaliste de Laval et alii, on peut se demander « si le mode de gouvernement néo-libéral ne doit pas beaucoup à la logique scolaire ». Et par ailleurs, la revue n’oublie pas l’importance que revêt le « travail » dans la pensée progressiste sur l’école (et sa faible place par exemple dans les programmes scolaires). Sont d’ailleurs interrogés l’OCCE et la pédagogie institutionnelle (qui a instauré la controversée "monnaie symbolique").
Même si on ne partage pas toutes les positions exprimées dans ce dossier, on lira avec profit des textes souvent stimulants et interpellants, évitant pour la plupart la nostalgie d’un passé qui aurait été soi-disant plus favorable aux classes laborieuses.