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Des certifications en FLE / LE, pour quoi et pour qui ?

Deuxième partie de la Rencontre ASDIFLE 2011 à l’Université Jean Monnet, Saint-Étienne - Vendredi 7 octobre 2011


La première Rencontre (Paris, 25 mars 2011) a fait le point sur l’apprentissage et l’enseignement des langues sous l’angle de ce qui les traverse, les ordonne et les transforme (ou acte des transformations) : l’évaluation au singulier, en tant que notion, et au pluriel en tant que représentations et pratiques, et les certifications. On peut en avoir un écho sur le site de l’Association de didactique du français langue étrangère. La seconde Rencontre, organisée à et par l’université Jean-Monnet (Saint-Étienne) se focalisera sur les certifications.
Cet appel à communications s’adresse à tous les enseignants, formateurs d’enseignants, enseignants-chercheurs, décideurs et responsables de formations. Nous nous demanderons ce qu’il en est des certifications en langue étrangère. Pour un bilan, les approches comparatives seront particulièrement bienvenues : d’hier à aujourd’hui ; d’une langue à l’autre (enseignement et apprentissage) ; d’un type d’apprentissage et d’enseignement à un autre (dans / hors l’institution scolaire et universitaire, auto-apprentissages / apprentissages en groupe-classe, etc.). Mais il faut se poser aussi la question des finalités, selon les acteurs en jeu : pourquoi certifier ? Pourquoi rechercher une certification ?
Nous nous situerons entre l’examen de l’existant, le bilan et les perspectives ouvertes ou à ouvrir. Ces rencontres s’ouvriront au FLE et à d’autres langues étrangères enseignées, abordées éventuellement dans une perspective comparative.

Axe 1 – Quels certifications et diplômes en DFLE / DDL ? État des lieux

L’appel à projets du Centre européen des langues vivantes pour 2012-2015 se fonde « sur une vision à long terme », « pour un apprentissage tout au long de la vie », pour le but fondamental de « préserver la diversité linguistique et culturelle en Europe et de favoriser l’apprentissage et l’utilisation des langues comme moyen de favoriser le dialogue interculturel, la cohésion sociale et la citoyenneté démocratique et comme atout économique majeur dans une société moderne axée sur le savoir. » (http://www.ecml.at/call). Un état des lieux sur les certifications nous paraît ainsi nécessaire pour pouvoir se situer par rapport à ces objectifs européens. Il sera possible d’examiner celles-ci à l’intérieur et à l’extérieur du système scolaire (par exemple en FLE : DILF, DELF, DALF, DELF prim’…).
Par ailleurs, la mastérisation des enseignements prévue dans les accords de Bologne (1999) a déstructuré / recomposé les formations de second cycle universitaire en FLE (mention de licences et masters) et DDL. Alors faut-il donc davantage d’enseignants certifiés en DFLE / DDL ? Et si oui, comment parvenir à cette certification ?

Axe 2 – Certifier, pourquoi ?

L’évolution des certifications d’hier à aujourd’hui peut également être objet de questionnement. Quelles persistances, quels changements observe-t-on dans le domaine des langues étrangères ? En quoi les objectifs de l’enseignement-apprentissage sont-ils liés aux pratiques certificatives et à leur évolution ? La réflexion peut commencer autour de ce texte récent de Louis Porcher (Examens et tests).
« On est passé d’un apprentissage culturel d’une langue à son apprentissage utilitaire. Tant que les occasions réelles d’employer une langue étrangère étaient rares (et même souvent inaccessibles au plus grand nombre des élèves), l’institution scolaire a pu continuer à privilégier les dimensions culturelles de l’enseignement langagier. On apprenait dans l’abstrait puisqu’on n’avait pas, au long de la vie, l’occasion d’user véritablement de l’autre langue. Pas de voyages, faibles opportunités de croiser fortuitement un étranger. Connaître une langue d’usage eut été un apprentissage vide, mort. (…) Maintenant c’est le contraire (…). La mondialisation professionnelle a couronné le processus. L’enseignement-apprentissage des langues est aujourd’hui massif et utilitariste. Il en dérive « naturellement » d’autres exigences : pédagogiques d’abord, en termes d’évaluation ensuite. Les contrôles ne sont plus seulement redoutés, comme autrefois, mais aussi ardemment souhaités, réclamés : ils agissent dorénavant sur l’identité de chacun. »

Axe 3 - Certifications et apprentissages : quelles relations ? Quelles perspectives ?

Il y a déjà plus d’un demi-siècle, Paul Valéry déplorait (dans Le bilan de l’intelligence, conférence prononcée en 1935, reproduite in Variétés-III, éd. Gallimard, coll. « Folio », ou t. 1 œuvres complètes, la Pléiade) que les diplômes tuent l’éveil de l’intérêt et de la motivation des élèves à apprendre. Il parlait alors plus précisément du baccalauréat.
En va-t-il de même pour les certifications en FLE / LE ? Quelles relations se nouent entre certifications et apprentissages ? Tel est le troisième volet d’exploration, dans lequel on peut recueillir aussi bien des paroles d’enseignants que des paroles d’apprenants, dans un retour réflexif.
Les communications proposées devront se situer dans l’un des trois axes définis ci-dessus. Elles pourront prendre la forme d’un compte-rendu d’expérience et de la réflexion qui y est associée, d’une analyse de corpus ou de textes, de contextes et de situations.
Les propositions seront présentées selon le format suivant :
- Nom, prénom, affiliation
- Titre et sous-titre de la communication proposée
- Mots-clés
- Axe d’analyse, publics et contexte retenus
- Problématique
-Références théoriques et méthodologiques
- Résumé du contenu de la communication proposée : en 300 mots.
- Durée prévue de la communication 20 minutes + 10 minutes de questions.

Les propositions de communications (résumés) sont à envoyer à : asdifle@gmail.com et à sandra.tomc@univ-st-etienne.fr avant le 30 août 2011.
Elles seront examinées par le comité de lecture de l’ASDIFLE et le comité scientifique et les auteurs seront avisés aussitôt.
Afin de permettre une organisation harmonieuse des Rencontres et la publication rapide des Actes, nous demandons aux intervenants dont la proposition a été sélectionnée de fournir le texte de leur communication au plus tard dix jours avant la date de la Rencontre.
La publication se fera dans le numéro 23 des Cahiers de l’Asdifle (parution, mars 2012).

Comité de lecture : comité de lecture de la revue + membres du comité scientifique.

Comité scientifique de ces Rencontres : Laura Abou Haidar, UJM et Asdifle), Fabrice Barthélémy (UFC Besançon et Asdifle), Marie Berchoud (uB Dijon), Marielle Rispail (UJM Saint-Etienne), Sandra Tomc (UJM Saint-Étienne), Jean-Pascal Simon (IUFM de Grenoble), Marine Totozani (UJM Saint-Étienne), Céline Jeannot (UJM Saint-Étienne).

Comité d’organisation : Sandra Tomc (UJM Saint-Étienne), Marine Totozani (UJM Saint-Étienne), Céline Jeannot (UJM Saint-Étienne), Josette Girard (Asdifle et uB), Geneviève Baraona (Asdifle et Inalco).