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Collège unique, socle commun : questions, enjeux, défis

Conférence du cycle 2009 de l’ISP-Formation - Le 9 mars à Paris


Nous l’avions constaté lors des tables rondes qui avaient réuni dix chercheuses le 18 novembre dernier à l’ISP : le socle commun suscite du débat, comme le collège unique d’ailleurs.

Dans une interview aux Cahiers pédagogiques Nathalie Mons déclarait : « Le collège unique souffre d’une image négative en France, les enseignants et parents pensent que les résultats seraient meilleurs dans un système qui présenterait des classes voire des filières scolairement plus homogènes. Or, c’est le contraire. Il y a désormais un quasi-consensus sur le sujet dans la recherche. Ce sont les systèmes qui, dans l’enseignement obligatoire, mixent le plus possible les élèves de niveaux scolaires et de conditions sociales différents qui sont les plus efficaces. Il est d’ailleurs intéressant de voir qu’aujourd’hui, alors qu’en France nous assistons à une remise en cause progressive du collège unique, des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche sont eux en train de penser à la mise en place d’une école unique. Pour autant, les résultats du collège unique à la française sont médiocres parce que nous ne nous sommes pas donné les moyens et l’organisation scolaire nécessaires à la réussite. Pour gérer les disparités scolaires entre élèves, nous utilisons des instruments archaïques, à savoir le redoublement et les classes de niveau, là où les systèmes éducatifs performants ont mis en place des plans d’enseignement individualisé depuis une vingtaine d’années. Et là, l’école unique marche ! »

Nathalie Mons, maître de conférences à l’Université de Grenoble II,chargée de mission pour l’ESEN, est très certainement l’une des universitaires dont les travaux de recherche ont eu le plus de retentissement ces deux dernières années. Spécialiste d’éducation comparée elle a soutenu sa thèse en 2004, sous la direction de Marie Duru-Bellat.

Rendez-vous donc pour l’entendre le lundi 9 mars au 21 rue d’Assas (Paris VIème) à 18 heures