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Classe inversée

Coordonné par Héloïse Dufour et Françoise Colsaët


La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un « gadget » pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au delà des définitions (trop) simples, nous nous proposons, dans ce dossier d’essayer de mieux cerner ce qu’est la classe inversée. Cette approche sera résolument axée sur les pratiques et les analyses des enseignants qui s’y investissent. Mais il semble nécessaire de laisser place à un bref retour sur l’expression elle-même « classe inversée », et sur les origines du concept.

La pratique de la classe inversée est indissociable d’une mise en activité des élèves et nous nous intéresserons particulièrement aux liens et hybridations avec les pédagogies diverses (de projet, coopération, etc.). Mais nous souhaitons ne pas éluder les critiques qu’on peut lui faire : les mises en application de la classe inversée sont très diverses : quel est son noyau « dur » ? Ne se dissout-elle pas parfois dans des pratiques dont le fondement pédagogique est contestable ? A partir du moment où la classe inversée s’appuie sur la question didactique de fond : « que vais-je faire dans la classe ou hors la classe ? », sur quels critères se fait ce choix ?

Deux aspects essentiels devraient être étudiés dans le dossier, à la fois à travers les analyses des enseignants et, nous l’espérons, par quelques textes faisant état d’études ou de recherches plus larges :
- les effets de cette pratique sur les apprentissages des élèves et en particulier sur les élèves les plus fragiles. Quelles conditions de mise en œuvre pour que la classe inversée participe à la réduction des inégalités scolaires ? Quelles sont les compétences qu’on peut travailler plus particulièrement grâce à cette forme de pratique, et aussi éventuellement celles qui seraient moins travaillées ? On peut penser aussi à la question des équipements et de la « technique », source d’inégalités sociales potentielles, et la façon dont la classe inversée touche au travail de l’élève chez lui et donc au regard de la famille sur ce que l’élève fait.
- la dynamique de changement que l’on constate chez de nombreux enseignants qui pratiquent la classe inversée. Au-delà des motivations de départ, de l’attrait du numérique (non indispensable d’ailleurs), que « produit » l’inversion chez les enseignants qui s’y engagent ? A quel point le projet pédagogique évolue-t-il à partir des premiers essais, s’éloigne-t-il de l’intention initiale ? De ce point de vue, des témoignages de difficultés rencontrées, analysées seraient aussi au moins aussi intéressants que ceux de réussite ! Plus globalement, la classe inversée peut-elle être un levier pour une modification des pratiques des enseignants ? Quelles limites, quelles dérives ?
Nous faisons appel à tous ceux que la classe inversée intéresse, pour qu’ils nous proposent leurs récits et analyses.

Nous vous invitons à nous envoyer d’abord, avant le 1 octobre 2016, une note brève précisant qui vous êtes et explicitant vos intentions d’écriture.
Nous échangerons ensuite avec vous pour préciser l’angle de l’écriture de votre article, et la façon dont il pourra s’inclure dans le dossier.

Contactez-nous par mail. Merci à vous,
Héloïse Dufour et Françoise Colsaët

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