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Ce que l’école fait avec le cinéma

Caroline Archat-Tatah, Presses Universitaires de Rennes, 2013.

5 octobre 2013

Un ouvrage bien documenté et qui aborde avec rigueur la question de la scolarisation de l’art à l’école. On peut regretter la part trop restreinte consacré au cinéma, malgré le titre, d’autant que la partie concernée est particulièrement riche et donne bien des idées d’activités aux enseignants.


L’ouvrage de Caroline Archat, préfacé par Élisabeth Bautier est un travail sérieux et bien documenté sur les enjeux de la scolarisation de l’art à l’école et au collège (sous-titre de l’ouvrage). On peut regretter de ne pas y retrouver plus souvent le cinéma comme le titre principal le laisserait entendre. Des trois parties, seule la dernière entre vraiment dans le vif du sujet annoncé. Mais, pour autant, on peut apprécier la première partie sur l’art à l’école dans sa dimension historique, sociologique et institutionnelle. On y trouve tous les ingrédients d’une recherche érudite et pertinente en sciences de l’éducation. Il en est de même pour la première moitié de la deuxième partie qui évoque, d’une part, « Le langage lieu des apprentissages et de la culture scolaire » et d’autre part « Les élèves sujets des apprentissages ». La deuxième moitié, « Enjeux des savoirs et des activités », concerne enfin le cinéma.

Mais ma préférence a été à la troisième partie entièrement consacrée au cinéma (« Le cinéma dans et par le langage : pluralité des activités scolaires »). On y trouve, comme son titre l’indique, et, en dehors des comptes-rendus d’expériences, beaucoup d’idées pratiques sur l’utilisation du 7e art en classe. L’évocation du logiciel « lignes de temps » m’a donné envie de m’y intéresser car il offre des possibilités qui dépassent le simple cadre cinématographique en terme d’exploration du récit.

Il manque, à mon avis, une partie consacrée à la création cinématographique par les élèves eux-mêmes. Cependant, les expérimentations sont relativement rares et peut-être Caroline Archat nous proposera-t-elle, plus tard, cette suite logique avec autant de talent.

Alain Zamaron