Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Bloc-Notes de la semaine du 9 au 15 mai 2016


JPEG - 26.3 ko

Bloc-Notes de la semaine du 9 au 15 mai 2016

Refondation (suites)- Match public/privé – Debout l’École – Rythmes & blues – Où sont les femmes – Le pire et le meilleur


Le bloc notes est très éclectique cette semaine. On y parle des suites de la refondation, d’une polémique sur la mixité sociale dans le public et le privé, d’un sondage sur les rythmes scolaires... On évoque aussi deux textes importants, l’un issu de France Stratégie un organisme officiel qui propose de réfléchir sur les priorités éducatives pour 2017-2027, et les propositions de la commission éducation de Nuit Debout. La lecture successive de ces deux textes de nature très différente renforce la conviction de la nécessité absolue de réformer l’École. On reviendra également sur la pétition lancée par une collègue de lettres pour qu’il y ait enfin des femmes dans le programme de littérature de Terminale. Avant de finir par le pire et le meilleur.

Refondation (suites)
La semaine a été marquée par quelques “répliques” (au sens sismique) à la suite des journées de la refondation.
Louise Tourret y revient sur Slate.fr avec un article où elle constate que si “le gouvernement se réjouit de sa politique sur l’école, il risque d’être bien seul à le faire”. Elle reconnait cependant qu’il “n’est pas malhabile de sa part d’amener les électeurs, parmi lesquels les enseignants, à faire la différence avec la droite de gouvernement.” Car, écrit-elle, “l’éducation est peut-être un des sujets sur lesquels on peut vraiment établir des différences sur les politiques menées, même si de sérieuses nuances existent entre les candidats des Républicains […] Mais surtout, pour cette gauche socialiste, il sera encore longtemps facile d’agiter l’épouvantail des suppressions de postes et de la suppression de la formation des enseignants du mandat Sarkozy. Elle aussi repère un problème de décalage temporel, car, “si les acteurs de terrains ne sont pas contents c’est parce que l’école, malgré ces efforts qu’on les juge insuffisants ou pas, ne change pas vite. ” Rappelant, elle aussi que le temps de l’École n’est pas celui du politique, elle fait remarquer que “la prochaine livraison [de PISA] aura lieu en fin d’année. Même si les élèves dont elle parlera sont nés sous Chirac et auront connu peu la gauche au pouvoir durant leur scolarité, c’est pourtant ses résultats qui serviront de thermomètre pour juger de l’état de l’école après quatre ans de gauche au pouvoir.
Jean-Michel Zakhartchouk a lui aussi assisté à ces journées de la refondation et en rend compte sur son blog. . Il déplore, comme d’autres, le faible nombre d’enseignants en poste pour témoigner et échanger avec d’autres intervenants. “La présence de davantage de pédagogues aurait permis sans doute d’éviter parfois des discours convenus qui peuvent parfois se succéder sans qu’il y ait vraiment échange. ” Sur le bilan de la refondation, il nuance en indiquant que “contrairement à ce qu’on entend, beaucoup de choses se font silencieusement (ou à bas bruit) et se feront à la rentrée, entre EPI, pédagogie du projet, nouvelles façons d’évaluer au-delà de la note, manières pertinentes de gérer le « plus de maîtres que de classes » ou progrès vers l’école inclusive, malgré les immenses difficultés.
Pour Paul Devin, IEN et membre éminent de la FSU (et présent à ces journées) “Les journées de la refondation ont renforcé la vision caricaturale qui voudrait faire croire que les oppositions aux réformes seraient portées par des conservatismes égoïstes et inconscients des enjeux de démocratisation de la réussite scolaire, écrit-il sur un blog Mediapart.
Dans The Conversation, Didier Pourquery directeur de la rédaction, revient sur l’entretien qu’il a eu avec le président de la République qui a clos la première des deux journées en rassemblant les principales phrases prononcées par François Hollande. Il en retient surtout ce souhait : “ayez confiance en votre école !
Alain Boissinot, ancien recteur, ancien directeur de l’enseignement scolaire, dans une tribune donnée au Café Pédagogique considère que la refondation aurait du oser réformer la gouvernance. Il voit les difficultés actuelles face aux réformes comme la résultante de deux facteurs “D’abord, une conception très jacobine du pilotage : il faut définir une politique « juste », puis la faire appliquer pour corriger un monde réel dont on souligne les dysfonctionnements. Dans cette logique, on tend à surestimer les pouvoirs de l’Etat, et l’on se méfie des acteurs locaux au lieu de s’appuyer sur eux. D’autre part, nous y reviendrons, une survalorisation de la rupture politique : on prétend reconstruire d’urgence par rapport à un état antérieur excessivement décrié, et du coup on s’inscrit dans un temps court qui ne permet pas d’agir en profondeur. On oublie qu’une réforme ne vaut qu’à la mesure de l’adhésion qu’elle rencontre et de son appropriation par les acteurs, ce qui nécessite du temps. ”. La gouvernance est en effet un angle mort de la refondation.
Je signale enfin toujours dans la suite des commentaires sur les journées de la refondation et plus globalement sur le bilan d’étape de celle ci, une chronique sur AlterEcoPlus que j’ai commise et où je reviens sur les postes et sur les dépenses consacrés à l’éducation et où je rappelle que “pour répondre à la question « est-ce que ça va mieux ? », il faut, en fait, faire un double effort rétrospectif et prospectif. Il ne faut pas avoir la mémoire courte et se rappeler de l’état de l’école sous le quinquennat précédent. Et il faut aussi anticiper les effets que peuvent avoir les mesures prises. Pas facile dans un contexte marqué par l’impatience et le pessimisme… Et la question pour demain, dans le domaine éducatif comme dans les autres, sera d’examiner les programmes proposés par les différentes forces en présence. Si ça ne va pas mieux, ça peut aller plus mal…

Match Public/privé
La semaine a été marquée aussi par une polémique sur la mixité sociale dans l’enseignement privé et l’enseignement public.
Une étude, conduite par Pierre Courtioux, un chercheur de l’Edhec et dont La Croix dévoilait les résultats lundi dernier montrerait que les collèges privés sont surreprésentés parmi les établissements les plus mélangés socialement. Le chercheur observe que « les collèges privés sont surreprésentés au sein des collèges les plus ”performants” en termes de mixité sociale : alors qu’ils ne représentent que 20 % de l’ensemble des collèges, 50 % des collèges privés appartiennent au tiers des collèges les plus mélangés socialement ». En d’autres termes, s’il accueille globalement des élèves issus de milieux plus favorisés, l’enseignement privé, très largement dominé par l’enseignement catholique, aurait selon ce chercheur un plus grand brassage social que le public.
La journaliste Louise Tourret s’indigne sur Slate.fr  : “L’école privée « bon élève » de la mixité sociale. De qui se moque-t-on ? ”. Elle concède : “Bien sûr que c’est vrai. Pourquoi ? Parce que les familles évitent les écoles publiques, parce qu’elles ont peur du mélange social, parce que les établissements concentrent trop de difficultés, parce que la composition sociale du quartier mais aussi, le contournement de la carte scolaire font de certains collèges de véritable ghettos scolaire.”. Il faut signaler d’ailleurs que l’article de Denis Peiron dans La Croix l’évoque lui aussi : ce constat est d’abord le résultat d’une sectorisation entérinant des logiques de séparatisme social et géographique. Louise Tourret sur Slate.fr poursuit le débat à distance avec La Croix : “Pour faire un match, il faut jouer selon les mêmes règles : l’école privée, bien que largement financée par les deniers publics et appliquant les mêmes programmes scolaires, est payante, premier filtre. Et elle n’a pas d’obligation d’accueillir tous les élèves, deuxième filtre ”.
Pierre Merle dans le Café Pédagogique réagit aussi à cette enquête en en contestant les hypothèses et les calculs statistiques. Il évoque même à partir de ses propres études une “ghettoïsation par le haut” des collèges privés. Et il conclut ainsi “pour l’instant, si le principe d’une école catholique ouverte aux pauvres et aux faibles est rappelé haut et fort, la réalité sociale de l’enseignement catholique est autre. Loin d’être un modèle de mixité sociale, les portes des collèges privés se ferment de plus en plus aux enfants défavorisés. Le grand défi moral, éthique et pastoral que le secteur privé doit relever est de mettre ses pratiques en cohérence avec ses principes.

Debout l’École !
Un document est passé quasi inaperçu dans l’actualité éducative alors qu’il est pourtant fort intéressant et stimulant. France Stratégie est un organe consultatif officiel héritier du commissariat au plan. Cette institution a engagé le projet « 2017/2027 » visant à analyser les enjeux de la décennie qui suivra la prochaine élection présidentielle. Ils viennent de publier une note sur les priorités éducatives . Elle appuie là où ça fait mal...
Les auteurs de la note font un constat : les dépenses d’éducation (DIE) engendrent en France des performances trop faibles et trop inégales. C’est lié, selon eux à des moyens insuffisants et mal répartis. Il faut souligner qu’à la fin d’un quinquennat qui a fait de l’Ecole sa priorité et après les journées de la refondation, un service du Premier ministre appelle à dépenser d’avantage et se livre à une (auto)critique stimulante. Pourquoi concluent-il à une faible efficacité du système éducatif ? les auteurs avancent trois explications principales : des objectifs peu cohérents, un système trop uniforme, des ressources humaines peu valorisées. On évoque donc aussi l’impératif de repenser la gouvernance de cette énorme machine qu’est l’éducation nationale et la nécessité de faire évoluer le métier d’enseignant. On trouvera une lecture synthétique de ce rapport sur le blog de Jean-Pierre Veran (Mediapart) ainsi que dans le Café Pédagogique
J’invite tous mes lecteurs à lire attentivement ce document et à s’emparer des questions qui sont posées. Devons-nous investir plus dans l’éducation, et comment ? Comment réduire les déterminismes sociaux ? Comment faut-il faire évoluer l’enseignement ? Comment réformer la gouvernance et le pilotage du système éducatif ? Toutes les parties prenantes au débat public sont invitées à s’exprimer, à confronter leurs constats au diagnostic élaboré par les experts de France Stratégie, à présenter leurs analyses et à formuler des propositions. Il faut déposer sa contribution avant le 9 juin 2016 sur le site francestrategie1727.fr
Jean Pierre Veran dans une autre note de son blog (Mediapart) fait un parallèle qui peut sembler étonnant entre cette note de France Stratégie et le manifeste éducation de Nuit Debout qui est paru également cette semaine. Pour l’auteur, “Il n’est pas vain de chercher, entre ces deux documents, par delà des divergences manifestes, des convergences sans doute utiles dans la perspective d’un débat citoyen sur la politique éducative. ”. Selon lui, on trouve au delà des divergences de tonalité, des convergences sur le diagnostic.
Le travail de la commission éducation a abouti à un manifeste en neuf points. Certains pourront s’agacer de la phraséologie utilisée dans ce texte et de quelques obsessions, mais il invite lui aussi à la réflexion. C’est une interpellation qui est faite à l’ensemble du système éducatif et à ses acteurs. Et, comme le dit Jean-Pierre Veran, on y retrouve des éléments de constats partagés avec bien d’autres analyses, rapports et évaluations.
La lecture successive de ces deux textes de nature très différente renforce en tout cas la conviction de la nécessité absolue de réformer l’École dans tous ses aspects pour lutter efficacement et en mobilisant tous les personnels contre les inégalités et les discriminations que l’École contribue non seulement à reproduire mais aussi à renforcer et créer.

Rythmes & blues
Revoilà les rythmes scolaires qui font parler d’eux...
Le Figaro rend compte d’un sondage du SNUipp auprès des enseignants parisiens. Pour 98% des 800 professeurs interrogés, issus de 243 écoles, les objectifs de la réforme ne sont pas atteints, affirme le Snuipp-FSU. Selon les enseignants, les élèves seraient plus fatigués et moins disponibles pour les apprentissages. Mais le sondage semble surtout insister sur les conditions de travail des enseignants. Ils sont près de 94% (sur 800 adhérents interrogés) à se dire “plus stressés et plus fatigués”. Pour 54%, la réforme s’est aussi traduite par une augmentation de leurs dépenses financières avec, notamment, leurs enfants à faire garder le mercredi matin. On peut lire aussi que “les conditions d’exercice du métier sont très dégradées car l’enseignant n’est plus le référent unique dans l’école. Il est très dévalorisé”, c’est ce qu’explique une enseignante. D’autres évoquent même des conflits avec les autres intervenants.
Ce sondage dresse un tableau noir des rythmes. Mais on voit bien qu’il y a plusieurs niveaux d’analyse qu’il est difficile de repérer : les apprentissages des enfants, leur fatigue, la qualité des activités proposées, l’efficacité de l’organisation dans les communes, les conditions de travail des enseignants. Dans Le Monde, la journaliste Mattea Battaglia rappelle que le gouvernement, face aux appréciations au doigt mouillé, avait tôt dans le quinquennat, promis une évaluation fine du retour à la semaine de quatre jours et demi d’école. S’est-elle “égarée en chemin”, se demande t-elle ? Pas de freins à cette “transparence” rétorque-t-on dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem, en promettant “pour juin” au moins une partie des enquêtes en cours. Car celles-ci portent sur trois domaines :

• les « bénéfices pédagogiques », évalués par l’inspection générale – comme l’a rappelé le SNUipp-FSU – mais aussi par la DEPP, le service statistique du ministère de l’éducation ;

• la qualité de l’offre périscolaire, sur laquelle a été mandatée, par le premier ministre en personne, la sénatrice de Gironde Françoise Cartron (PS).

• la fatigue des enfants. Deux études sont en cours : une dirigée par le chronobiologiste François Testu et centrée sur la ville d’Arras (Nord) et une autre menée conjointement par le ministère de l’éducation et l’université de Tours.

Où sont les femmes ?
La pétition lancée par Françoise Cahen pour qu’il y ait des auteurs femmes inscrites dans le programme de littérature de Terminale est exemplaire à plus d’un titre.
D’abord parce que cette collègue, scandalisée par cette absence s’est saisie de son droit d’expression et de citoyenne pour s’exprimer d’abord sur son blog et ensuite par une pétition. Elle l’a fait avec modestie, intelligence et retenue. Elle a pris la peine de rappeler aussi qu’elle n’était pas la première à dénoncer cette situation. Il y a deux ans, une lycéenne avait déjà lancé une pétition semblable et une dessinatrice (Diglee) s’en était aussi ému sur son blog en 2015.
Ensuite, parce que la mobilisation par les réseaux sociaux a joué à fond comme c’est le cas aujourd’hui pour les pétitions. Mais aussi parce que l’on voit bien que les médias s’alimentent de cette “veille" sur les réseaux sociaux. 
Et c’est ce qui va déclencher le phénomène circulaire suivant. Un premier média national (Libération ?) va s’emparer de cette info dans une semaine un peu creuse et cela va ensuite être repris par tous les autres dans une sorte de copiage circulaire bien connu aujourd’hui. Et la liste est longue aujourd’hui des articles consacrés à cette initiative : Les Nouvelles News , Buzzfeed, Le petit journal des Profs, Le Café Pédagogique , Le Parisien , L’AFP , L’Express , 20minutes , Le Monde (et j’en oublie)... Et ce sont aussi de nombreuses interventions dans les médias audiovisuels (radio et télévision) qui s’enchaînent : Le Mouv’ , LCI , Europe1 , France Inter , RTL , Canal+ , France3 . Là aussi, ma liste n’est pas exhaustive !
Et Françoise Cahen a vécu son quart d’heure warholien...

Mais, et c’est finalement le plus important, l’aboutissement c’est que tout cela devient, enfin, un phénomène politique puisque ça donne lieu à un communiqué de la Ministre où elle annonce un certain nombre de mesures et de recommandations et à une intervention directe sur le site de la pétition qui lui était adressée pour l’approuver. Cela ne s’était jamais vu !

Le Pire et le meilleur
Pour finir cette revue de presse, nous allons aller rapidement du pire vers le meilleur...
Le pire d’abord avec la mairie FN de Cogolin qui a décidé de réduire de 60% le budget fournitures d’une école de la ville au motif que son projet pédagogique ne plaît pas aux élus frontistes. Visiblement, le « voyage musical autour de la Méditerranée » organisé par l’équipe pédagogique écorcherait les oreilles des élus Front national. C’est précisément la chanson de Khaled « Aïcha » que les enfants doivent chanter qui a déclenché ce chantage. Ils menacent donc, si cette chanson et l’ensemble du projet pédagogique sont maintenus au programme, de réduire drastiquement les crédits de l’école. C’est d’abord un premier communiqué syndical puis un autre qui ont alerté sur ce scandale. Ensuite l’info a été relayée par les médias nationaux notamment sur France Inter. Aux dernières nouvelles, face à la polémique et "pour taire les rumeurs", dit le maire Marc-Etienne Lansade, la subvention de l’école concernée vient d’être réévaluée.
Une autre information relevée relevée dans la presse (LeJDD .fr) peut inquiéter. On apprend que le groupe KidZania qui met les enfants au travail pour les préparer à la vraie vie, pourrait arriver en France en 2017. Ce groupe qui a déjà 23 sites partout dans le monde propose des parcs d’attraction qui mettent les enfants de 4 à 14 ans au travail et leur offrent un salaire pour jouer aux grands dans une ville miniature autour d’une cinquantaine de métiers. Pendant leur parcours de travailleurs, les enfants deviennent pompiers, vétérinaires, avocats ou envoyés spéciaux. Ils reçoivent en échange des kidZos qu’ils peuvent dépenser dans une boutique ou consommer en achetant des burgers ou des sodas. Un univers capitaliste sans chômeurs où les lois du marché et de la consommation tournent à plein régime.
Finissons par le meilleur... Il s’agit du documentaire “Le prof de gym”, diffusé lundi dernier sur France3 Ile de France à 23h30 (!) et qu’on peut revoir en replay pendant encore quelques jours. Quelques extraits des échanges pour vous donner envie :
Avant...
- « Vous allez danser dans la rue et vous allez être émus, on va faire un vrai film de danse  »
- « M’sieur, être ému c’est être triste »
- «  Non, être ému, c’est avoir des émotions  »
- "Mais m’sieur c’est pas du sport !"
- "Regarde sur ton carnet, qu’est-ce qu’il y a marqué ? Education Physique et Sportive"
Après...
« Le projet il est osé, mais je crois qu’on est maintenant plus ouvert »
« je suis fier, mais une fierté collective »
« Le prof m’a donné envie. Je ne sais pas comment il fait »
« je le remercie et je vais jamais l’oublier ! »
Benoît Grimont, le réalisateur de ce documentaire a suivi pendant six mois deux classes, qui entament un cycle de création autour de la danse contemporaine avec leur prof de gym Yves Le Coz, au collège Flora Tristan dans le XXème arrondissement de Paris.
Pédagogie de projet, bienveillance, éducation artistique, accès à la culture, plaisir d’enseigner, leçon de vie,… il y a tout ça dans ce film émouvant et énergisant où les élèves sont autant en vedette que l’enseignant. Précipitez vous pour regarder ce documentaire avant qu’il ne soit plus accessible. A moins qu’une chaine de télévision décide de le rediffuser à une heure raisonnable. Plus que jamais, on a besoin de cette idée positive de l’École

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 France.