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Bloc-Notes de la semaine du 8 au 14 mai 2017

- Et maintenant ? – Bilan – Qui ? – Medef – Butinages – .

Le bloc notes est évidemment centré autour des résultats de la présidentielle. Le programme éducatif d’Emmanuel Macron peut inquiéter. Car certains projets immédiats vont remettre en cause des dispositifs à peine mis en place. Et cela va à l’encontre de la pérennité de l’action qui est si nécessaire à l’Éducation Nationale. La Ministre sortante s’en émeut dans un mémorandum qu’elle adresse à celui ou celle qui va lui succéder. Qui ? C’est aussi une des questions qu’on peut se poser, sans avoir de réponses bien sûr. On évoquera aussi les projets du Medef pour l’École et quelques liens divers pour alimenter les débats.

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Et maintenant
« Pour l’École, maintenant, on fait quoi ? » , c’est la question que je posais sur mon blog après l’élection d’Emmanuel Macron dès le dimanche 7 mai. Et c’est une interrogation partagée probablement par d’autres enseignants qui sont dans l’attente. Les inquiétudes et les incertitudes sont nombreuses même si le programme d’En Marche a été annoncé et repris dans de très nombreux articles. Il y a bien sûr une incertitude sur la personne qui incarnera cette politique éducative. Il faudra attendre la nomination du gouvernement pour la connaitre. Mais il y a aussi des interrogations sur la faisabilité et les effets de certaines mesures annoncées. Deux d’entre elles ont été particulièrement débattues. Il s’agit de la réforme des rythmes et de la promesse de classes de CP en éducation prioritaire à douze élèves.
Sur son blog , Lucien Marbœuf est aussi dans l’expectative. Il estime qu’il y a encore beaucoup de flou sur un certain nombre de points essentiels. « Doit préciser sa pensée », serait-il tenté d’écrire en marge de la copie de l’élève Macron. Dans le Café Pédagogique , François Jarraud énumère les « six travaux d’Emmanuel Macron » qui sont presque herculéens dans un article qui cerne bien les enjeux et les difficultés de la période qui vient. Si la rentrée 2017 est déjà préparée, dans Les Échos , on nous annonce des mesures dès cet été sur les rythmes, les classes de CP et sur le collège qui devraient amender la circulaire de rentrée.

La réforme des rythmes scolaires, qui a rétabli en janvier 2013 les neuf demi-journées de classe par semaine, sera-t-elle déverrouillée cet été par un nouveau décret ? Comme nous l’explique Le Monde il s’agirait de laisser le choix aux communes d’appliquer ou non la réforme. Dès cet été, les communes qui le souhaitent pourraient donc revenir à la semaine de 4 jours, comme avant 2013. « L’idée serait d’ouvrir des concertations tripartites au niveau local, entre les communes, l’éducation nationale au niveau déconcentré et les enseignants, expliquait-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron, ces dernières semaines. Il ne s’agit évidemment pas que les communes dictent aux écoles l’organisation de leur temps scolaire.  » Quid de la demi-journée de classe supplémentaire ? Des trois heures d’accueil périscolaire qui incombent, en plus, aux collectivités depuis trois ans ? « Elles seront supprimées ou conservées selon l’accord trouvé entre les parties prenantes. ». Même si cette mesure avait été très critiquée, des associations d’enseignants et de parents d’élèves regrettent qu’Emmanuel Macron souhaite déjà revenir sur cette réforme qui commençait à trouver ses marques. Pour Libération, les maires vont se (re)prendre la tête ”.Selon le président de l’association des maires ruraux, Vanik Berberian,« les rythmes ne sont plus un sujet pour nous. Nous n’en parlons plus. » Il parie « qu’il n’y aura pas beaucoup de retours en arrière, parce qu’il n’est jamais simple de changer une organisation. » . Agnès Le Brun, vice-présidente de l’Association des maires de France, est plus inquiète. « Circonspecte, disons. La question, ce n’est pas de continuer ou d’arrêter. Mais de savoir si, derrière cette apparente liberté donnée aux communes, ce n’est pas une façon pour l’Etat de couper les quelques aides financières. »
Et les enfants dans tout ça ? Sur le blog Charivari à l’école , la collègue enseignante en primaire s’indigne en rappelant à ceux qui trouvent qu’« avec quatre jours, ça se passait bien” que la France est le bonnet d’âne de l’OCDE en termes de réduction des inégalités : “Bien sûr que ça se passait très bien pour tous ceux qui décident aujourd’hui d’autoriser le retour à la semaine de 4 jours. Ça se passait très bien pour les enfants d’instits, pour les enfants de ministres, et, plus généralement, pour les enfants de parents élus au conseil d’école, ou les enfants des écoles privées… Ces parents-là peuvent compenser ce que l’école fait plus mal en 4 matinées qu’en 5. Ils peuvent ré-expliquer le soir si cela a été trop vite en 4 jours. Partout ailleurs dans l’OCDE, les enfants ont 5 jours d’école. Mais chez nous, non, les communes vont pouvoir choisir de revenir à 4 jours. Les parents compenseront. Ou pas.

Il y a une autre mesure qui fait débat. Emmanuel Macron a annoncé vouloir réduire les effectifs des classes en CP et CE1 dans un millier de secteurs défavorisés. Il prévoit douze élèves par classe en éducation prioritaire. Cette mesure ne sort pas de nulle part, nous dit L’Obs . On la trouvait en filigrane dans l’un des tous premiers rapports de l’Institut Montaigne, devenu le think tank officiel du macronisme. Non sans ironie, elle s’appuie également sur les travaux de Thomas Piketty, tête pensante du candidat Hamon, qui, dans une étude statistique publiée il y a dix ans, soulignait que seule une réduction drastique des effectifs pouvait avoir un effet sur la poursuite d’études. Pour créer les 12.000 postes nécessaires, tout en tenant sa promesse de ne placer que des profs expérimentés dans l’éducation prioritaire, le président entend dispatcher 3.000 enseignants à l’intérieur des académies (donc au détriment des écoles les plus favorisées), procéder à 4.000 embauches par concours, et surtout supprimer le dispositif "Plus de maîtres que de classe" (PDMQDC) , qui, à la rentrée 2017, devait mobiliser près de 5.000 enseignants. On affirme, en haut lieu, que la mesure sera bien lancée en CP dès la rentrée de septembre, par redéploiement au sein des établissements REP+ (les plus défavorisés) des enseignants déjà rattachés au dispositif PDMQDC. Une enveloppe de 50 millions a même été prévue pour aider les mairies à réaliser les travaux d’aménagement, "même si cela peut passer par la mise en place de simples cloisons amovibles".
Là aussi, on s’inquiète de la suppression de dispositifs sans les évaluer et de changements brutaux qui remettent en question la continuité dont l’école a tant besoin. Pour Patrick Picard du centre Alain Savary (Ifé)  : “évaluer « plus de maitres que de classes », c’est possible ”. Et il s’indigne : “Une fois de plus, le politique mettra-t-il fin à une « innovation » avant même qu’on puisse comprendre ce qu’elle génère ? Si on en croit les bruits médiatiques, il est possible que « Plus de maitres que de classes » soit le réservoir de postes qui permettrait de réduire les effectifs des CP. Et pourtant, vous témoignez nombreux de ce que PDMQC transforme dans vos réseaux... Allez, soyons positifs, et imaginons qu’on va s’intéresser réellement à ce qui s’est passé depuis trois ans dans les écoles avant de le changer...
Sur ce sujet, on pourra lire l’avis de Sylvain Connac sur le site des Cahiers Pédagogiques. Catherine Reverdy, sur le blog Eduveille, fait aussi le point sur les recherches actuelles. Celles ci ne sont pas unanimes. Mais, comme le résume très bien Aurélie Collas dans Le Monde  : “la suppression du « maître plus » n’en reste pas moins un signal paradoxal, de la part d’un président qui prône l’autonomie mais décrète, dans le même temps, la même solution miracle dans toutes les écoles.
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Passation de pouvoirs
Marie-Christine Corbier, pour Les Échos , Mattea Battaglia pour Le Monde , ou François Jarraud pour le Café Pédagogique se sont procurés le mémorandum adressé à ses successeurs par la ministre sortante, Najat Vallaud Belkacem (téléchargeable à cette adresse ) .
La bientôt ex-ministre commence ainsi : « J’ai toujours pensé que l’École de la République méritait mieux que d’être l’éternelle victime des alternances politiques et c’est la raison pour laquelle j’ai plaidé pour un débat de haut niveau sur l’éducation au cours de la campagne présidentielle. La question reste aujourd’hui entière : sommes-nous capables de nous mettre d’accord sur l’essentiel et de garantir à l’École de la République une politique publique stable dans la durée, sous la forme d’un contrat éducatif avec la Nation, ainsi que le préconise depuis si longtemps l’ensemble de la communauté éducative de notre pays ? Ma conviction est que la politique éducative menée depuis cinq ans constitue un socle solide pour un tel projet.  ». Elle fait donc d’abord un inventaire de ce qu’elle laisse derrière elle. Et elle montre aussi quelques inquiétudes sur les orientations à venir.
« J’apporterai mon appui aux choses qui vont dans le bon sens, tout en menant les combats nécessaires  » précise celle qui se présente à la députation à Villeurbanne (face à un candidat LREM). « Sur l’éducation, il n’y a pas aujourd’hui de ligne rouge par rapport à ce qui est proposé, plutôt des points d’alerte, poursuit-elle. Ce n’est pas la révolution annoncée, globalement on va habiller les choses autrement.  ».
Sur le collège, l’ex-ministre sera « vigilante pour qu’on ne recrée pas des collèges à deux vitesses ou des parcours à deux vitesses au sein des collèges », car ce serait «  à nouveau le collège du grand écart  ».
Sur les rythmes scolaires et la liberté de revenir sur la réforme, Najat Vallaud-Belkacem met aussi en garde contre le «  creusement d’inégalités ». Et s’élève contre la suppression annoncée du fonds de soutien aux communes - elle avait œuvré pour sa pérennisation. Certains élèves auront cinq jours de classe, et d’autres quatre, « alors qu’il y avait un consensus, avant la réforme Peillon, sur les cinq jours d’apprentissage  », regrette-t-elle.
L’ancienne ministre ne partage pas non plus la proposition du nouveau chef de l’Etat de limiter le nombre d’élèves à douze dans certaines classes . Favorable à la baisse des effectifs, elle estime toutefois qu’un groupe de douze «  réduit les interactions entre élèves et ne crée pas l’émulation nécessaire pour tirer la classe vers le haut  ». Mais ce qui la gêne le plus, c’est la suppression du dispositif du «  plus de maîtres que de classes » envisagée pour financer les classes de douze élèves. Une «  erreur », selon Najat Vallaud-Belkacem : «  Ce dispositif a montré ses bénéfices pour les élèves et les enseignants. Ce serait désolant de le détricoter.  ».
Mais, précise t-elle, « J’ai tellement souffert de la façon dont certains anciens ministres de l’Education s’invitaient dans le débat, à coup de grandes leçons de principe, sans prendre le temps d’entrer dans les réformes et d’en comprendre les détails, que je me suis fait la promesse de ne jamais agir avec autant de désinvolture ». Et elle ajoute : « Je ne veux pas être d’office dans le dénigrement des propositions qui sont faites.  »
La Ministre sera interviewée dans l’émission Rue Des Écoles sur France Culture Dimanche 14 mai. Elle fait aussi l’objet de plusieurs billets qui reviennent sur son action. C’est le cas d’une tribune de Claire Nunn sur le Plus de L’Obs et d’un billet sur mon blog qui évoque l’action de celle qui fut la 32ème ministre de l’éducation de la Vème République et la première femme.

Le bilan du quinquennat que fait en creux Najat Vallaud Belkacem, on le trouve traité plus précisément par plusieurs médias. D’abord un article de synthèse du journal Le Monde . Mais aussi dans des analyses plus spécifiques développées sur le blog “Lui Président . Avec notamment le point sur les créations des créations des 60.000 postes .
Marie-Caroline Missir prend un peu de hauteur avec un billet de blog qui propose un bilan des cinq années qui se sont écoulées. Mais ce n’est pas la dimension strictement politique qu’elle met en avant mais plutôt les évolutions de fond. Elle évoque successivement la défiance à l’égard de l’école, la territorialisation de l’éducation, la transition numérique, un “consensus naissant” sur l’autonomie et la crainte du communautarisme.
Je me permets aussi de citer trois billets de blog que j’avais consacré l’an dernier au bilan de la refondation au moment de l’“évènement” médiatique qui s’était tenu au Palais Brongniart. Le premier billet s’intitulait : À la recherche du slogan perdu, le deuxième revenait sur la question des postes et le troisième se demandait si, pour l’éducation, “est-ce que ça va mieux . Enfin, dernièrement, sur The Conversation , j’essayais aussi de faire un bilan de l’action menée pendant ces cinq dernières années. Un retour sur cinq ans de politique de l’éducation en cinq mots : refondation, réformes, retards, rythmes… et gouvernance.
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Qui ?
« Emmanuel Macron, choisissez un ministre de l’Education qui connait son sujet ! » c’est l’interpellation que fait Marie Caroline Missir sur son blog Le Mammouthologue Elle cite aussi Claude Thélot «  La seule politique éducative valable ne relève pas du contenu mais du soutien aux acteurs. Il n’y a plus de politique éducative nationale. Le salut viendra des expérimentations et de la capacité d’écoute des acteurs et des innovateurs  »
Des noms circulent : Anousheh Karvar , responsable du pôle éducation au sein de En Marche, Barbara Pompili, Laurent Bigorgne (responsable de l’institut Montaigne), Benoist Apparu , Jean Michel Blanquer . Mais bien malin, celui qui peut prédire avec certitude qui occupera ce poste...
En tout cas, ce (ou cette) ministre de manque pas de conseils ! Jean-Michel Blanquer dans une chronique dans Le Point ou Pierre-Yves Duwoye interviewé par Acteurs Publics ne sont pas avares de recommandations pour celui ou celle qui occupera ce poste. Pour ce dernier, « Le prochain ministre de l’Éducation ne devra pas confondre politique et communication. Il devra écouter ce qui se dit autour de lui et donner aux enseignants un message de confiance, car ce sont eux les acteurs du changement ». Quant à Jean-Michel Blanquer, il appelle à une troisième voie entre "pédagogisme" et "traditionnalisme" et il pense que E. Macron peut l’incarner. Ce n’est pas très rigoureux, me semble t-il, de la part de M. Blanquer que de reprendre ce terme de "pédagogisme" et de caricaturer la pédagogie en parlant de « voir dans l’enfant un petit roi qui construit son savoir ». Dommage…
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Medef
Lors de la campagne des législatives qui démarre, le Medef va investir le champ de l’éducation.
L’organisation présidée par Pierre Gattaz a mis au point un « Manifeste pour l’éducation, l’enseignement supérieur et l’apprentissage » intitulé "Eduquer, mieux former toujours prenant la forme d’un document (téléchargeable ici ) qui sera distribué dès fin mai aux candidats aux législatives, mais pas seulement.
«  Il n’y a pas d’économie forte sans une éducation performante, justifie Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef. Il nous paraît fondamental de mettre ce débat sur la table à un moment important de la vie politique. Il faut des réformes structurelles profondes, il n’y a pas d’autre choix. » On y affirme une finalité :«  Il est urgent de se fixer une réelle ambition pour l’école : que 100 % des élèves soient citoyens et employables à la fin de leur scolarité. »Les propositions s’articulent autour de quatre mesures phares :
1. La maîtrise indispensable d’un socle de connaissance générale de base en y incluant une dimension numérique.
2. La valorisation dès l’enfance de l’envie d’apprendre et de la capacité à agir
3. L’information sur les trajectoires et les parcours possibles
4. Le renforcement de l’implication des entreprises dans la voie professionnelle
Chaque mesure est ensuite déclinée en modalités d’action. Parmi celles-ci, on trouve la priorité au primaire, l’innovation, une plus grande autonomie des collèges et lycées, la simplification du droit de l’apprentissage et « une évolution de la pédagogie » pour « mieux repérer les talents, les aptitudes et les motivations  ».
La concomitance entre ces propositions du Medef et l’élection d’Emmanuel Macron semble fortuite. Il n’en est pas moins vrai qu’elle est néfaste pour les idées défendues par le Medef.
Et puis surtout, on a envie de rappeler à l’organisation patronale, que les entreprises feraient bien d’abord de se préoccuper de l’emploi. Comme le disait avec justesse, un ami sur Twitter : “Les usines qui ferment sont pleines de citoyens 100% employables
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Butinages
Comme d’habitude, quelques liens hétéroclites glanées à l’occasion de mes incursions sur la toile durant les quinze jours qui viennent de s’écouler.

Il y a d’abord l’émission sur l’enseignement mutuel dans Rue des Écoles. Une pédagogie très ancienne qui pourrait changer l’école d’aujourd’hui. A écouter !

Une interview intéressante dans le contexte actuel est à lire dans L’Obs François-Afif Benthanane, qui agit depuis dix ans à la tête de son association Zup de Co, estime "que la réussite scolaire se joue autant pendant les cours qu’après les cours". Il semble avoir une oreille attentive du côté de la nouvelle équipe au pouvoir puisque dans le projet éducatif d’En Marche figurait la proposition de confier le soutien scolaire aux associations . « […] Nous proposons de prendre les choses différemment : laisser les profs se concentrer sur leur cœur de métier, et confier la responsabilité du soutien scolaire aux associations travaillant dans une démarche entrepreneuriale comme la nôtre. […] dans le contexte budgétaire qui est le nôtre, il serait aberrant de ne pas s’appuyer sur les compétences développées au sein du monde associatif.[…] J’ai la prétention d’affirmer qu’une association comme Zup de Co a une approche professionnelle. Nous ne sommes pas dans une démarche caritative, à tenter de faire "ce que l’on peut" avec trois bouts de ficelle. Nous sommes des entrepreneurs sociaux cherchant à résoudre la question de l’échec scolaire. Cela peut paraître utopique, mais je veux croire qu’en mettant en place une méthodologie rigoureuse, régulièrement évaluée, et en la développant de manière itérative, il y a moyen d’y arriver… Je ne limite pas d’ailleurs notre action au collège, je pense également au primaire, où nous comptons nous développer, en collaborant avec d’autres associations, qui ont fait leur preuve sur l’apprentissage du calcul ou de la lecture… Le monde du soutien scolaire est divers. Il y a des associations, comme celles que vous évoquez qui reposent sur quelques bonnes âmes. Et il y a des initiatives beaucoup plus structurées. […] Notre démarche est coopérative. Il ne faut pas opposer les enseignants et les associations structurées comme la nôtre ; ce serait artificiel. Dans la cinquantaine de collèges où nous intervenons nous travaillons main dans la main avec les enseignants, qui sont directement impliqués dans l’identification des élèves à soutenir. C’est gagnant-gagnant pour les enfants, pour les profs, et in fine pour la société »

Pour finir ce très long bloc-notes, on pourra écouter les propos de Jean-Paul Delahaye tenus lors d’une intervention récente au CESE  : « Notre système éducatif, historiquement n’a pas été organisé pour faire réussir tous les élèves. Nous sommes un système très performant pour trier et pour sélectionner. Il faut qu’on change notre mentalité et notre façon de voir les choses et donc réorganiser notre système éducatif avec cet objectif de réussite de tous les élèves. […]  ». Si ça, c’est pas une feuille de route pour le prochain ministre…

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot

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