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Bloc-Notes de la semaine du 5 au 11 septembre 2016

- Mixité - Élections – Grève et réforme - Butinages -


Dans ce bloc-notes, beaucoup de sujets sont les mêmes que la semaine dernière : le vote des enseignants, les propositions des candidats de la droite, les suites de la rentrée, l’innovation...
Il y a cependant quelques sujets nouveaux. La mixité sociale a été remise sous les projecteurs par Thomas Piketty. Et c’est tant mieux ! Et puis, il y a eu une grève des enseignants contre la réforme du collège. Même si elle n’a pas beaucoup mobilisé, la question de la conduite de la réforme suscite, quant à elle, de nombreux commentaires.

Mixité
Thomas Piketty a remis récemment le thème de la mixité sociale à l’agenda médiatique. Une première tentative le 30 aout avec un billet sur son blog pourtant hébergé par Le Monde n’a pas eu beaucoup de retentissement. Mais le 6 septembre, le même texte , republié sous forme d’une tribune toujours pour Le Monde atteint son but. La Ministre lui répond par l’intermédiaire d’un billet (toujours sur Le Monde) et ses propositions sont commentées et débattues.
Que dit Piketty ? En s’appuyant sur plusieurs études, il constate que « La ségrégation sociale dans les collèges atteint des sommets inacceptables » et dénonce particulièrement la situation de la ville de Paris. Il précise : «  Dans les collèges socialement les plus huppés, il n’y existe quasiment aucun élève défavorisé (moins de 1 %). A l’autre extrême, certains collèges comptent plus de 60 % d’élèves défavorisés. » Parmi les propositions qu’il formule, il souhaite qu’on intégre les collèges privés dans la carte scolaire et aussi qu’on améliore le système Affelnet afin de le rendre plus transparent.
Mais avant d’en venir aux propositions qui ont fait l’objet du débat, attardons nous d’abord sur le constat. Et ce n’est pas la première fois (et pas la dernière...) qu’on le fait. En France, il y a un séparatisme social et géographique que de nombreux géographes et sociologues ont déjà analysé. Rappelons le livre d’Éric Maurin Le Ghetto Français en 2004 qui décrivait déjà ce phénomène. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) avait produit en juin 2015 un rapport avec un constat et des préconisations à partir d’une étude menée par Son-Thierry Ly et Arnaud Riegert. Thomas Piketty s’appuie, quant à lui sur des travaux menés par ses collègues économistes de l’Ecole d’Economie de Paris (et en particulier Julien Grenet ). Toutes ces études montrent que l’absence de mixité sociale se concentre dans certaines régions et dans certains établissements. La ségrégation sociale varie de 1 à 10 selon les départements, avec une forte concentration en région parisienne, dans le Nord de la France et dans les régions lyonnaise et marseillaise. Et l’exemple extrême est évidemment Paris. Car le séparatisme social y est à son maximum et doublé d’une sélection opérée par les établissements eux-mêmes. Mais Piketty, s’en prend surtout au privé, qui, "pratique une exclusion sociale quasi-complète des classes sociales défavorisées". Dans la capitale, où il y a 175 collèges, la quasi-totalité des enfants dit socialement "défavorisés" – c’est-à-dire dont les parents sont ouvriers, chômeurs, ou inactifs – sont dans les établissements publics. Ces enfants défavorisés représentent moins de 1% dans les établissements privés. C’est ce que Piketty qualifie d’"extrême ségrégation sociale". Et il s’en prend à la passivité du gouvernement devant cette situation.
Face à ce constat, Thomas Piketty est pour une solution mécanique, assez brutale. Il propose d’imposer au privé, une procédure commune d’affectation des élèves, avec un système qui fasse en sorte que tous les collèges, publics ou privés, comptent entre 10 et 20%, ou alors, entre 5 et 25% d’élèves défavorisés. Il suggère donc d’imposer ainsi au privé un quota d’enfants socialement défavorisés. Thomas Piketty sait très bien que ça serait toucher à la sacro-sainte ( !) liberté de recrutement des établissements privés.
Pour la Ministre interrogée par Le Monde  : “Penser que l’on pourrait imposer autoritairement la mixité sociale, en supprimant au passage une partie de la liberté de choix des parents, c’est entretenir une forme d’illusion qui aboutit à l’immobilisme. ”. Elle estime que la solution doit venir de la mobilisation des acteurs de terrain, plus que de « décisions imposées  ». Et elle rappelle qu’une expérimentation est menée dans vingt cinq territoires pilotes. Cela se situe dans le prolongement du discours tenu en janvier 2015 de “mobilisation de l’école pour les valeurs de la République où elle annonçait (c’était la 8ème mesure) vouloir“renforcer les actions contre les déterminismes sociaux et territoriaux”. Pour Marie-Caroline Missir, sur son blog la position ministérielle marque un revirement de pensée. “En indiquant qu’on ne peut pas imposer la mixité sociale dans les établissements scolaires, la ministre opère un virage à 180 degrés par rapport à toutes les positions affichées par son parti depuis 2012, et notamment François Hollande. ” écrit la journaliste qui constate que “ce discours pointe une autre évolution : ce ne sont pas les chefs d’établissement ou le ministère qui sont placés au centre du jeu dans l’expérimentation mise en place par la ministre, mais les collectivités. Et ceci montre à quel point le paysage éducatif s’est transformé en moins de 10 ans : l’échelle territoriale est devenue le niveau de référence des politiques scolaires”.
En dehors de la réaction ministérielle, le thème de la mixité sociale a suscité de nombreux commentaires. La Croix rappelle qu’elle publiait en mai dernier publiait les résultats d’une étude qui montrait que les collèges privés sont surreprésentés parmi les établissements les plus mélangés socialement. Mais il nous faut signaler que la méthodologie de cette étude avait été fortement contestée au moment de sa publication. 20minutes recense un certain nombre d’initiatives pour favoriser la mixité sociale à l’école. L’analyse la plus intéressante est celle de Marie Duru-Bellat sur AlterEco+ . Pour elle “Le principal outil ne peut être la contrainte… On assiste à un relatif échec de la carte scolaire et, dans le cadre actuel, il vaut mieux rendre les différents établissements également attractifs en rééquilibrant les conditions d’enseignement.”. Elle propose de “trouver les moyens d’affecter des enseignants particulièrement expérimentés dans les établissements les plus défavorisés. Et, ajoute t-elle, apprendre à gérer l’hétérogénéité des classes devrait faire partie de la formation de tous les enseignants.”. Toujours sur AlterEco+, je propose moi aussi une analyse où je rappelle que l’exigence de mixité sociale ne suffit pas . On peut avoir de la mixité sociale à la grille du collège ou du lycée mais, une fois entré dans l’enceinte de l’établissement, trouver des classes de niveau terriblement homogènes scolairement par le jeu des options ou des filières. Il faut donc distinguer la mixité sociale et l’hétérogénéité scolaire et combiner les deux impératifs.
Derrière la question de la mixité sociale (et des classes hétérogènes) il y a des enjeux majeurs. Comment construire du “vivre ensemble ”, comment reconnaitre la différence et l’altérité, quand on se retrouve avec un système qui aboutit à de la ségrégation et privilégie la compétition et la sélection plutôt que la coopération ?

Élections
Le flot de propositions sur l’école ne s’est pas tari au cours de la semaine écoulée. Pour ne pas rester que sur la primaire de la droite signalons que Emmanuel Macron a lui aussi fait part de ses idées pour l’éducation au cours de cette semaine.
Mais c’est surtout à droite qu’on s’est déchainé . C’est ainsi qu’on a entendu Nicolas Sarkozy affirmer “je veux dire aux enseignants que notre politique éducative commencera par un effort sans précédent de revalorisation de leur condition ”. Ce qui a beaucoup fait rire sur les réseaux sociaux. Ce qui fait moins rire, c’est de lire Bruno Le Maire, dans Libération qui déclare “je combats la vision égalitariste de l’école”. Il propose aussi, de fait, la fin du collège unique avec de l’orientation (c’est-à-dire une sélection) dès la sixième. “Les enfants doivent avoir accès très tôt à des options qui font découvrir les métiers : bâtiment, restauration, commerce, code informatique… ” précise t-il. Il y a évidemment un habillage politiquement correct mais derrière on voit bien que la sélection et l’orientation précoce qu’il préconise sont en fait le résultat d’un système qui refuse de s’adapter et qui renvoie donc à une sorte d’innéisme ("il n’a pas d’affinités" n’est qu’une reformulation de “il n’est pas doué"…) ce qui relève des inégalités sociales et que l’École ne sait pas bien traiter. Ce que propose Le Maire est donc une forme de renoncement à l’ambition démocratique de l’école et, osons le mot, une école de classes. Car au final, la seule question qui vaille c’est de demander à Bruno Le Maire s’il souhaiterait pour ses propres enfants ces "options pros"...
« Républicains » : en arrière toute, et même plus loinc’est ainsi que Claude Lelièvre sur son blog résume le débat à droite. Pour lui, ce n’est même pas du retour en arrière c’est du “jamais vu ”...Pour Najat Vallaud-Belkacem, invitée de LCI, le amrdi 6 septembre, il n’y a "plus aucun filtre" entre la fachosphère et la droite. Quant au Premier Ministre, il accuse la droite de vouloir “saccager l’école .
Ces craintes vont-elles faire revenir les enseignants vers le vote socialiste et vers François Hollande ? Rien n’est moins sûr. Comme la semaine dernière, plusieurs articles abordent cette question. C’est le cas du Monde qui parle d’une “délicate reconquête et évoque surtout le risque de l’abstention. Dans Les Échos, on s’appuie sur une enquête réalisée par Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS, pour le Cevipof et publiée cet été sur la relation entre les enseignants et le PS. On y observe “un affaissement important des intentions de vote en faveur de François Hollande entre janvier 2016 et mai 2016, passant de 30,7 % à 24,3 %.” Avant la présidentielle de 2012, le candidat socialiste était crédité de 44 % des intentions de vote des enseignants au premier tour. “ Les enseignants, qui constituent le cœur de l’électorat socialiste traditionnel, l’abandonnent soit au profit d’un candidat centriste soit au profit d’Alain Juppé” souligne le Cevipof.
Si la grève du 8 septembre (on va le voir) a été peu suivie, il n’y a pas forcément de quoi se réjouir. Le problème, c’est que les enseignants risquent donc de faire la grève du vote : ça ne coûte rien, et le résultat est immédiat. Et là, il y a de quoi s’inquiéter...

Grève et réforme
La grève des enseignants du secondaire le 8 septembre contre la réforme du collège avait des allures de test et de “pari risqué pour reprendre les mots des journalistes. Et la mobilisation a été faible  : le pourcentage de grévistes est compris entre 5% de profs mobilisés (selon le ministère) et 25% (selon le Snes-FSU).
Cela veut-il dire que tout est rentré dans l’ordre et que la réforme du Collège se met en place sans encombres ? Pas tout à fait. Il y a d’abord les chefs d’établissement du SNPDEN qui, même s’ils constatent que la réforme du collège « se met en place sans problèmes », malgré « la subsistance de fortes réticences chez les professeurs », constatent aussi qu’ : « Il y a eu des réactions extrêmement violentes contre cette réforme. . Selon Philippe Tournier, le secrétaire général, en fait, « la révolte des enseignants visait surtout la méthode utilisée par gouvernement pour la mettre en place  ».Il décrit « la faillite de la réforme classique de l’Education Nationale, où l’on décide en haut, avant de faire appliquer par le bas de la pyramide ». Pour le secrétaire général du SNPDEN, « il faut arrêter de traiter les enseignants comme des enfants », mais « être attentif à leurs idées », et «  passer de la culture de la réforme à celle du changement ». Au passage, on aimerait bien que cette bonne résolution soit appliquée par tous ses adhérents dans leurs établissements, mais passons...
C’est en substance ce que dit aussi un article de Louise Tourret sur Slate.fr . Le titre (donné par la rédaction en chef) est particulièrement mal choisi : “La réforme du collège complique trop la vie des enseignants ”. D’abord parce que “les” enseignants comme un tout homogène, ça n’existe pas. Il y a plein d’endroits ou des enseignants se sont mis au travail et où la réforme ne leur “complique" pas la vie mais leur donne, certes du travail, mais aussi le sentiment qu’on avance enfin face aux difficultés du système (que semble occulter l’article de Louise Tourret qui parle de "détricotage" comme s’il n’y avait pas de nécessité à réformer mais juste un désir de laisser sa marque). Par ailleurs, le titre ne reflète pas l’essentiel de l’article qui nous parle plutôt de la “conduite du changement" et de la gouvernance de l’éducation nationale. Et sur ce point, on peut être identifié à tort ou à raison comme “pro-réforme" et être d’accord avec l’analyse faite par la journaliste qui convoque aussi Antoine Prost, Anne Barrère, et bien d’autres pour dire que l’injonction verticale n’est pas forcément la meilleure solution. C’est en tout cas, un texte qui a suscité énormément de commentaires sur les réseaux sociaux et en particulier ma page Facebook !
Que dit Louise Tourret ? On peut reprendre le chapô de l’article : “une réforme qui ne remporte pas l’adhésion des enseignants est une réforme vouée à l’échec.” Des historiens (A. Prost) ou des sociologues de l’éducation ont déjà montré les limites des réformes. Ils sont évoqués aussi dans un article de synthèse de Denis Peiron sur La Croix. On pourra compléter aussi la lecture de ce texte avec l’interview la sociologue Anne Barrère dans La Lettre de l’éducation il ya quelques semaines où elle conteste l’expression de “résistance au changement” : “il me semble utile de se rappeler que les sociologues des organisations Michel Crozier et Erhard Friedberg proposaient de rayer cette expression du vocabulaire. Pour eux, elle évoque trop une réaction passive, globale et par défaut, alors qu’il s’agit de stratégies d’acteurs raisonnées, centrées sur la défense de ce qu’ils estiment être, à un moment donné, des enjeux importants. Dans le cas des enseignants, l’emploi de l’expression permet d’oublier qu’il s’agit d’un monde professionnel très diversifié, mais aussi de passer sous silence ces stratégies elles-mêmes diverses. Pour certains, ce sont les propositions pédagogiques qui sont contestables, pour d’autres la réforme vient bousculer des équilibres acquis dans les établissements, pour d’autres encore, l’importance de leur discipline est remise en question. Mais il me semble que le point commun de ces stratégies est la défense de l’autonomie professionnelle, face à une réforme qui certes laisse des marges de manœuvre, mais déplace la mise en œuvre des programmes et fait des directions d’établissement des acteurs importants, ravivant l’inquiétude des enseignants sur un contrôle accru de leur travail pédagogique.
Plusieurs commentateurs de cet article insistent sur la faible préparation et la formation mal maîtrisée dans un certain nombre d’établissements. L’infantilisation et la verticalité sont toujours des réalités de la machine Educ Nat. On peut donc constater (et je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises) que la conduite du changement Top-down et le discours performatif de la technostructure de l’EN trouve aujourd’hui ses limites. Dans le même temps, d’autres commentateurs interrogent : connait-on une seule réforme qui ait remporté l’adhésion des enseignants ? Pourquoi juger de l’efficacité d’un dispositif avant même qu’il soit en place ? Au delà des intérêts et des conditions de travail des enseignants, n’y a t-il pas à prendre en compte l’intérêt général ? N’est-ce pas justement le rôle du pouvoir politique ?
On peut considérer aussi que cette condition nécessaire ne doit pas faire oublier le statut de salarié et de fonctionnaire qui est le nôtre qui touche aux limites de la sacro-sainte (mais si ancienne) “liberté pédagogique”. Connait-on beaucoup d’entreprises où un salarié peut dire face à un changement instauré par la direction «  je la sens pas cette réforme, je ne vais pas l’appliquer, de toutes façons, je ne risque rien  » ? Comme dit un proverbe arabe : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. qui ne veut pas faire trouve une excuse. » Mais il est vrai que l’adhésion ou du moins l’absence d’hostilité est nécessaire dans des métiers où l’engagement des personnes est essentiel. Et pour cela, il faut en effet (et c’est d’ailleurs l’esprit de la réforme) redonner du pouvoir d’agir aux enseignants et faire « la pédagogie de la pédagogie ». Car il faut éviter le phénomène bien français, de la prophétie auto-réalisatrice : Si, dès le départ, on pense que ça ne va pas marcher c’est sûr qu’il y a toutes les chances pour que ça ne marche pas !
Ce pessimisme critique permanent est une bonne partie du malheur français.

Butinages…
Pour finir ce bloc-notes, on peut évoquer brièvement quelques lectures qui ne rentrent pas forcément dans les cases des analyses développées plus haut mais qui méritent d’être signalées.
C’est le cas de la tribune de Bruno Magliulo dans Libération . “Bac Pro : arrêtons le massacre ! ” le titre donne le ton de cette tribune où l’ancien inspecteur s’indigne du sort réservé aux étudiants issus des bacs pros dans le supérieur et propose de repenser l’accompagnement de ces étudiants et retravailler vraiment sur les orientations. Un texte argumenté et avec beaucoup de propositions concrètes.
Des propositions concrètes, on en trouve aussi dans le long texte de Marie Duru Bellat sur le site de l’Observatoire des inégalités. Intitulé “Refonder enfin l’école”, il s’agit en fait d’un extrait d’un ouvrage collectif “Que faire contre les inégalités ? 30 experts s’engagent ” publié par l’observatoire des inégalités. La sociologue spécialiste de l’école détaille ses propositions pour réduire les inégalités à l’école.
Un autre texte qui invite à la réflexion peut être lu dans La Lettre de l’éducation . Il s’agit d’un entretien très intéressant avec François Taddei sur le thème de l’innovation. L’entretien vaut aussi par les questions de Luc Cédelle qui n’élude pas le fait qu’aujourd’hui “innovation” est un mot piégé et rencontre des résistances de la part d’un certain nombre d’enseignants. A la question “Vous êtes de ceux qui, dans le débat éducatif, portent un discours enthousiaste sur le thème de l’innovation. Avez-vous conscience du fait que l’ode à l’innovation peut aussi être anxiogène ? ”, voici ce que le chercheur et directeur du centre de recherches interdisciplinaires répond : «  Qu’on le souhaite ou pas, le changement est là. La question est : Comment s’y adapter ? Cela exige un effort, mais nous n’avons pas la possibilité de décréter le « non-changement ». En revanche, nous pouvons influer sur les modalités du changement et faire en sorte qu’elles nous correspondent. A nous d’en être des acteurs et d’avoir un regard critique, de savoir aussi quelles sont les valeurs fondatrices que nous voulons préserver. Sommes-nous satisfaits du système éducatif tel qu’il est ? Accepte-t-on qu’il y ait autant d’inégalités ? Que toujours plus d’enfants, pour différentes raisons, restent en marge du système ? Une chose est certaine : tout système qui ne sait pas évoluer dans un monde qui change devient obsolète. Si l’on refuse globalement les innovations, elles nous seront imposées. »

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot

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