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Bloc-Notes de la semaine du 21 au 27 mars 2016

- Dentifrice - Médias - Implosion - SNES- Cheveux bleus


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C’est le retour du bloc notes après un mois d’absence. Peut-on commenter l’actualité éducative alors que tant d’évènements tragiques (avec une pensée particulière pour Bruxelles) se produisent ? Nous allons quand même tenter de le faire en évoquant les manifestations lycéennes et étudiantes, la semaine de la presse, le congrès du SNES, les cheveux bleus et plusieurs phénomènes qui conduisent à s’interroger sur l’avenir du service public d’éducation.

Dentifrice
Les jeunes c’est comme le dentifrice, une fois que c’est sorti, on a pas le mode d’emploi pour les faire rentrer.
Cette phrase dont on attribue la paternité à Christian Forestier, pilier de l’administration de l’Éducation Nationale, date d’il y a quelques années. Mais elle résume toujours bien les enjeux des manifs lycéennes et étudiantes. Elles sont redoutées et d’une puissance considérable. Et elles sont aussi des manifestations où les journalistes (et les enseignants) peuvent presque observer leurs propres enfants des lycées de centre ville dans une sorte de rite initiatique.
Mais il faudrait ajouter aussi au théorème du dentifrice que ce qui rend ces manifestations si redoutées, c’est qu’on peut y craindre les débordements et les risques de bavures. D’abord parce que bien souvent, les manifestations de jeunes prennent un tour différent selon qu’on se trouve dans un lycée de banlieue ou de centre ville. Et ensuite, parce que l’histoire l’a malheureusement montré, les bavures policières sont possibles.
La mobilisation contre la loi travail a connu jeudi dernier son deuxième jour de manifestation. Si plusieurs observateurs ont noté que les effectifs de manifestants étaient plus faibles, c’est surtout le coup de poing porté par un policier à un jeune lycéen de seconde de 15 ans devant le lycée Bergson à Paris qui a suscité les commentaires et l’indignation.
La scène a été filmée et abondamment diffusée. Sur la vidéo on y voit un jeune homme à terre, entouré par quatre policiers. Ceux-ci remettent le garçon debout, et l’un d’entre eux, après s’être penché vers lui, lui assène brusquement un violent coup de poing. Certes, comme le jeune l’a reconnu ensuite, il jetait des projectiles sur les forces de l’ordre mais la réponse semble disproportionnée. D’ailleurs le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, après avoir pris connaissance “des conditions de cette intervention et notamment de l’interpellation objet de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux” a "immédiatement" demandé au préfet de police de faire diligenter une enquête administrative par l’IGPN.
On notera au passage que le policier qui a frappé est issu d’un commissariat voisin. Ce n’est pas un CRS ni un garde mobile qui contrairement à l’image souvent associée ne sont pas des brutes irréfléchies mais des gens formés et disciplinés. Il faut lire cela comme le fait que les forces de l’ordre habilitées et formées pour faire du maintien de l’ordre dans notre démocratie -les CRS et les gendarmes mobiles- sont débordées par l’état d’urgence et la menace terroriste et que pour combler les manques d’effectifs, on envoie sur des mouvements de masses des policiers qu’on tire d’un commissariat et qui n’ont aucune formation pour faire face à une foule, et encore plus délicat, à une foule de jeunes.
Expliquer n’est pas excuser (!) Et toute violence est inacceptable. Mais ce qui est certain, c’est que cet évènement a déclenché une réaction très vive et à la limite de l’émeute urbaine dès le lendemain et peut faire craindre d’autres débordements dans les futures manifestations. Le “dentifrice” est loin d’être rentré dans le tube...

Médias
«  La liberté d’expression, ça s’apprend » était le thème de la 27e Semaine de la presse et des médias dans l’école, qui s’est déroulée du 21 au 26 mars. La couverture des attentats de Bruxelles a sûrement été un choc et un évènement qui a bouleversé le programme de cet évènement annuel marqué déjà l’an dernier par les suites des attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher. Cette semaine vient aussi après la journée d’études consacrée le 9 février dernier aux moyens de lutter contre les théories du complot.
Une des participantes à cette journée, Sophie Mazet, enseignante à Saint-Ouen est interviewée par L’Humanité. Pour elles, il n’y a pas forcément une «  absence d’esprit critique des élèves mais une difficulté à l’utiliser à bon escient » et elle précise “Nous avons tous un esprit critique. Les jeunes ne l’utilisent pas assez et parfois trop. À partir du constat que j’ai réalisé avec cette expérience, j’ai tenté de leur apprendre à se méfier, à accepter le doute critique. Ce qui ne veut pas dire tout rejeter en bloc, de manière irrationnelle. Car c’est justement cette posture qui mène au conspirationnisme : l’information vient des médias « mainstream » (grand public – NDLR), donc je n’y crois pas. Ce n’est pas ce qu’on appelle de l’esprit critique puisqu’ils n’examinent pas. C’est en cela qu’il faut les aider.
La Ministre a accompagné cette semaine en se rendant dans des classes où l’EMI (Éducation aux médias et à l’information) est pratiquée. Elle a annoncé aussi la mise en place à la rentrée prochaine d’un kiosque numérique gratuit dans les collèges et les lycées. Sans publicité, le site lirelactu.fr. proposera d’abord « une quinzaine de titres de la presse quotidienne nationale et étrangère  », puis l’offre sera étendue à «  d’autres titres de presse écrite d’information générale, en particulier à la presse quotidienne régionale et aux hebdomadaires  », selon le ministère. Ce kiosque numérique sera accessible depuis les établissements, afin de lire les articles de la presse du jour en streaming sur ordinateur ou sur tablette, en wifi. Il ne sera pas possible de télécharger ni d’imprimer les différents titres.
Louise Tourret sur Slate.fr pose cependant la question “La presse gratuite à l’école pourra-t-elle concurrencer Snapchat ? ”. Elle évoque son expérience récente : “Il faut dire que, la presse, les élèves la connaissent peu ou mal : certains ignorent parfois le nom des quotidiens les plus connus. Dans le collège de Rep+ où j’ai enseigné en 2015, la grande majorité des élèves de 4ème (13-14 ans) ne connaissaient pas la presse payante (c’est-à-dire qu’ils n’avaient lu personnellement que les gratuits). En leur faisant des cours sur la presse, dont le but était de les faire lire et écrire, j’avais un peu l’impression de leur parler d’un monde étranger et, surtout, que l’idée de s’informer ne les intéressait pas ou peu, à part pour les résultats sportifs et quelques brèves. […] L’initiative est donc vertueuse, mais encore faut-il que les élèves lisent vraiment les journaux mis à leur disposition…

implosion ?
Je m’appelle Théo, j’ai 19 ans, et si j’ai décidé d’écrire un article sur l’école française ce n’est pas juste pour la critiquer. Toute ma scolarité, j’ai eu du mal à m’intégrer au système. Au fond de la classe je refaisais le monde en regardant la fenêtre plutôt que le professeur. Mais aujourd’hui cela m’a permis d’avoir du recul sur l’école et sa pédagogie. Ça peut paraître contradictoire mais, en tant qu’ancien élève du fond de la classe, j’ai envie de la réinventer notre école. Notre monde change mais pas notre système éducatif. Voilà 6 raisons de l’améliorer…”. Ce billet de blog qui commence ainsi a été abondamment repris (et critiqué) sur les réseaux sociaux. Il fait suite à la lettre de Zoé parue dans The Conversation ou encore la prestation d’Hippolyte Labourdette au premier TEDxChamps ÉlyséesED qui reprenaient, l’une et l’autre, les mêmes critiques à l’égard d’un système éducatif évoluant peu et tuant la créativité et la curiosité.
Même si ces textes insistent sur des défauts du système déjà pointés par de nombreux pédagogues depuis fort longtemps, ils sont aussi critiqués par certains car ils sont considérés comme illégitimes voire même comme l’émanation d’une forme de complot. Ainsi, le texte de Théo, se termine par un appel à rejoindre le programme de Ticket for Change . Cette plate-forme rassemble des “entrepreneurs sociaux” qui veulent fédérer des “startups sociales” et promouvoir l’entrepreneuriat. “Entrepreneur”..., voilà déjà un terme qui à lui seul, vous catalogue irrémédiablement pour un bon nombre d’enseignants.
Plus largement, ce texte, qui n’émane pas uniquement de Théo mais de groupes plus structurés, est le signe que le modèle unique d’une école structurée sur la base d’un service public dominant (“à la française”) est en train de s’effriter et d’être remis en cause. Il y a une critique, qui aujourd’hui emprunte la voie des interpellations par de jeunes adultes, qui s’exprime de plus en plus fort et propose des alternatives à ce service public présenté, à tort ou à raison, comme “sclérosé” et incapable de se réformer. Ces alternatives peuvent venir du secteur privé ou encore de ce que l’on appelle les entrepreneurs sociaux . Elles prospèrent sur les lacunes et défaillances du système. L’institution est en train de générer ses tumeurs malignes par manque d’audace et de capacité d’innovation interne. On peut prendre le pari que l’éducation nationale comme on la connait en France puisse imploser dans 20 ans si elle ne prend pas la mesure de ce que disent ces textes qui sont des alertes et des évolutions actuellement en cours. La comparaison avec l’étranger nous montre d’ailleurs que le service public tel que nous le connaissons est loin d’être la règle dans le monde.
Un autre signe de cette évolution peut d’ailleurs être lu avec l’annonce de la création d’une école professorale privée faisant concurrence aux Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ). Ce qui était une sorte de “monopole” pour la préparation des concours se voit ici concurrencé par une offre qui se situe clairement dans la mouvance la plus conservatrice. Son directeur est Philippe Nemo (qui donne une interview au site web Contrepoints). Celui-ci n’est pas un inconnu. Il a participé à la fondation de SOS-Éducation et a écrit de nombreux ouvrages dont “Le Chaos Pédagogique” dont le seul titre suffit à le situer. Il veut avec cette école “recréer les conditions d’existence d’un enseignement secondaire d’excellence en France”, en insistant “ sur l’acquisition des compétences académiques” et en déplorant que “trop de formations actuelles mettent l’accent presque uniquement sur la formation pédagogique des étudiants qui aspirent à l’enseignement, au détriment de leur formation académique”.
On peut évidemment se moquer des excès de ce type de déclaration et traiter par le mépris toutes ces initiatives (ou encore le succès des écoles alternatives ). Mais on peut aussi y voir, c’est mon cas, les symptômes d’un système éducatif centralisé et étatique qui risque d’imploser si on ne prend pas en compte ces nouvelles contraintes et la nécessité de faire évoluer les structures. Et cette critique, répétons le, ne s’adresse pas d’abord aux enseignants !

SNES
Cette semaine s’ouvre le ccongrès du SNES-FSU à Grenoble (du 28 mars au 1er avril). Nul doute que de nombreux articles seront consacrés au congrès de ce syndicat qui se présente comme le syndicat majoritaire dans l’enseignement secondaire.
Mais avant même sa tenue, on a eu déjà quelques articles s’intéressant à ce congrès. Ainsi, Luc Cédelle, sur son blog se fait l’écho d’une contribution de trois anciens dirigeants du SNES (lisible sur le site du SNES, il faut le souligner ) très critique à l’égard de l’orientation actuelle du syndicat. Denis Paget, ancien co-secrétaire général de 1997 à 2004, Jean-Marie Maillard, ancien co-secrétaire général jusqu’en 2002,et Elizabeth Labaye, ancienne secrétaire nationale, les trois auteurs affirment : “Plus généralement, le SNES n’a pas suffisamment anticipé la réforme du collège. Des propositions sur l’organisation horaire des enseignements sont, depuis des années, reportées sine die de congrès en congrès. Aucune réflexion d’ensemble n’a été menée pour repenser l’introduction progressive des disciplines ni la forme des programmes. Le congrès de Marseille [en 2014, NDLR] n’avait pas récusé des activités pluri- ou interdisciplinaires, Mais, faute d’en créer concrètement la possibilité, le SNES s’est éloigné de ce mandat et mène aujourd’hui campagne contre l’interdisciplinarité.[…] Travailler sur des projets a toujours une dimension pluri-disciplinaire. L’important c’est surtout que les élèves réalisent une œuvre sur la durée, de façon collective. L’expérience des TPE montre que cela modifie profondément la relation pédagogique. Or, là aussi le SNES n’est pas sans contradictions : d’un côté farouche défenseur de l’enseignant concepteur, de l’autre imploration de programmes programmant de façon minutieuse tous les contenus et toutes les pratiques plutôt que d’affronter les questions d’une gestion collective du curriculum de l’élève en en réclamant les moyens en concertation et les responsabilités. On pourrait en comprendre les mobiles s’il était démontré qu’un système centralisé et pyramidal produisait de l’égalité mais c’est malheureusement le contraire qui se passe car les systèmes qui creusent le moins les écarts en Europe sont précisément ceux qui accordent une grande marge d’initiative aux équipes pédagogiques. […] 
Jamais par le passé nous n’avions construit une stratégie syndicale sur le seul mot d’ordre de l’abrogation d’une réforme comme nous le faisons depuis mai dernier. Nous prenions au moins la précaution de présenter nos contre-propositions, même si c’était toujours un peu à coup de slogans. Aujourd’hui, nous nous contentons d’égrener les vices réels, ou supposés pour certains, de la réforme. Comment souder la profession autour de propositions de changements discutées et partagées si nous nous contentons de dénoncer sans jamais dire ce qu’il faudrait faire ? ”.
La publication hors du cercle interne des contributions au congrès sur le site du syndicat a déclenché deux types de réactions. D’abord, d’après l’AEF, Frédérique Rolet actuelle co-secrétaire générale, aurait répondu que cette contribution est celle “d’anciens militants plus au fait des débats dans la profession”. Puis ensuite dans un deuxième temps, sur les réseaux sociaux, les militants du SNES se sont étonnés qu’on s’étonne d’un débat démocratique au sein d’un syndicat. Cela a même valu une mise au point de Denis Paget, lui même, sur le site du SNES Aix-Marseille. L’actuel membre du Conseil supérieur des programmes précise : “La contribution que j’ai co-signée avec d’autres anciens responsables du SNES n’est en aucun cas une approbation de la réforme du collège comme tente de le faire croire un message aux professeurs adressé par le SE-UNSA. Cette réforme a été imposée autoritairement après un premier mouvement de protestation, sans aucune recherche de consensus ou de compromis avec les organisations syndicales représentatives mises devant le fait accompli. […] Mais ce constat n’exonère pas les personnels, et mon organisation syndicale, de travailler à une réforme absolument nécessaire tant s’accumulent les problèmes pédagogiques, les inégalités et les souffrances multiples qui en découlent chez les jeunes et chez leurs enseignants. C’est à cet effort de réflexion que j’ai exhorté, avec d’autres, le congrès du premier syndicat du second degré et l’ensemble de la profession car l’état de notre système exige, dans l’urgence et dans la durée, de profondes transformations pour que tous nos élèves entrent dans les processus d’apprentissage. Le refus d’une réforme n’a de sens qu’en proposant d’autres solutions plus efficaces”.
Cette interview montre bien qu’on n’a pas été secrétaire général du SNES sans avoir des compétences particulièrement développées en diplomatie et en sens de la synthèse politique. La première partie du texte donne des gages aux militants du SNES qui ont pu être "choqués" par le ton de la contribution de Paget. Ça sent un peu le recadrage. Les militants les plus bornés (ceux qui font partie de la "brigade des tweets haineux" sur Twitter par ex.) arrêteront leur lecture à la fin du premier paragraphe. Le dernier en revanche reprend le ton très vif de la contribution et ne lâche rien sur la critique adressée à son syndicat. C’est ce que retiendront les autres lecteurs. Bien sûr le SNES n’est pas un syndicat monolithique. Il est même organisé en tendances. Mais c’est aussi un moyen de canaliser les oppositions et d’une certaine manière de les tenir à distance. A mon sens, la critique de Paget va au delà de ça dans la mesure où elle émane d’un ancien dirigeant de la tendance majoritaire. Et elle montre bien aussi qu’il y a toujours eu une "sensibilité" (pas un courant ni une tendance) pédago au sein du SNES.
Je sais que ce passage sur les orientations d’un syndicat va me valoir de nombreuses critiques... Il y a chez de nombreux militants, un réflexe systématique d’esprit de corps qui consiste à se sentir attaqué personnellement dès que quelqu’un (qui plus est quand il n’est pas du sérail) critique "son" syndicat. Si il fallait être forcément membre d’une institution pour la “critiquer” ou plus simplement en parler, on ne serait pas rendus ! Imaginez qu’on considère que seuls les membres du PS aient le droit de critiquer la politique de ce parti !

Cheveux bleus
Tina, élève de 3e, scolarisée au collège Paul-Eluard à la Seyne-sur-Mer, dans le Var, s’est vu refuser l’accès à sa salle de classe, rapporte Var-Matin le vendredi 25 mars dernier . En cause ? La jeune fille s’est teint les cheveux en bleu, une excentricité qui n’a pas du tout plu à la direction de l’établissement. Pour l’établissement, la direction a agi par principe de précaution. "Il y a deux raisons pour lesquelles nous n’acceptons pas ce genre de particularité. Déjà, c’est pour protéger l’enfant des moqueries. […] Ensuite, si nous acceptions une telle originalité, nous ouvririons la porte à un effet boule-de-neige que nous ne pourrions plus maîtriser”, explique la principale. Cette dernière précise que l’interdiction sera ajoutée dans le règlement intérieur du collège dès la rentrée 2016. La CPE, conseillère principale d’éducation, parle elle d’une "fantaisie capillaire non adaptée pour venir travailler" et demande à ce qu’on "rectifie la couleur". Mais la mère de Tina (bonne élève par ailleurs), a beaucoup de mal à comprendre la réaction de l’établissement : "je ne pense pas que ça lui touche le cerveau et qu’elle se mette à penser comme un schtroumpf [...] maintenant, je n’ai même plus envie qu’elle change de couleur, ce serait baisser les bras et rentrer dans le moule".
Francis Métivier, professeur de philosphie et auteur de nombreux ouvrages consacre une tribune dans L’Obs à cette “affaire”. Il s’indigne : “La plupart des collèges et des lycées ont, dans leur règlement intérieur, une mention de cet ordre : "Une tenue décente au sein de l’établissement est obligatoire". Qu’est-ce qu’une tenue décente ? Ou encore : "Les tenues trop excentriques sont proscrites." Qu’est-ce qu’une tenue "trop excentrique" ? C’est probablement parce que les réponses à ces questions sont relatives et très discutables, et qu’elles résistent à l’absence de réflexion – mais pas aux préjugés – que certaines cultures imposent l’uniforme. Au moins, dans ce cas, on ne se pose pas la question d’une tenue décente. En France, nous n’imposons pas l’uniforme, mais certains "éducateurs" imposent l’uniformité. Ce qui est pire. L’uniforme, vous le quittez une fois arrivé chez vous. L’uniformité, elle, finit par vous coller à la peau.
Nom d’un schtroumpf !

Ce bloc-notes s’est arrêté pendant quelques semaines. La vie est quelquefois ainsi faite que les évènements s’imposent à vous. D’autres urgences m’ont empêché de me livrer à cet exercice du commentaire de l’actualité que je pratique avec constance depuis 2003. J’espère pouvoir reprendre cette activité avec régularité.

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot

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