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N°450 - Dossier "Images"

« Au commencement était l’image »

Atelier d’approche du cinéma avec une classe de CM1, par Annick Bouleau

Annick Bouleau est formatrice depuis une quinzaine d’années. Sa préoccupation est la question des rapports entre le cinéma, la connaissance en général et la transmission des savoirs. Elle est accueillie dans les classes, comme « intervenante », invitée par des institutions ou des associations (qui mettent en place des activités pédagogiques autour du cinéma) à participer à leurs programmes en direction des enseignants.
Ainsi, Annick Bouleau nous propose de réfléchir sur le cinéma à l’école, avec un organisme [2] mettant en place des stages.

Le cinéma est entré à l’école. Mais habite-t-il la classe ?

Depuis un certain nombre d’années déjà, le cinéma, aux côtés des autres genres ou formes d’images, n’est plus seulement considéré comme un moyen accompagnant l’enseignement de disciplines fondées sur la relation entre un objet et une méthode (comme l’histoire, la géographie, la géologie, la sémiologie) mais il est devenu lui-même, en tant qu’objet spécifique (comme la littérature), une (nouvelle) discipline.

De l’école à l’université, on met à profit, justement, les connaissances apportées par les disciplines du premier type (histoire, sémiologie, esthétique, ...) pour produire des savoirs sur les disciplines du second type (comme le cinéma), en vue de les transmettre, de les partager avec les élèves ou les étudiants, tout en étant attentifs à l’aspect sensible, émotionnel de la rencontre avec les films (dans le cas du cinéma).

Le mouvement de la Pédagogie institutionnelle fondée dans l’immédiat après-guerre autour de Fernand Oury, qui se définit à la fois comme une théorie et une pratique de la classe, peut nous apporter d’autres outils conceptuels pour imaginer notre façon de faire exister le cinéma dans la classe.

Ainsi, c’est à partir de certains de ces outils que j’ai pu comprendre davantage ce qui s’était passé lors d’un travail avec une classe parisienne de CM1. Et cela m’a permis, dans un second temps, d’élaborer des propositions « théoriques » : considérer le cinéma, dans la pratique pédagogique, comme opérateur d’une part, comme révélateur, d’autre part.

On peut retrouver ces propositions sur le site d’Ouvrir le cinéma, dans un texte intitulé « Enseigner avec le cinéma. Rencontre avec la Pédagogie institutionnelle », ainsi qu’une analyse et une description de l’atelier « Au commencement était l’image » accompagné des documents produits ou utilisés au cours du travail avec des élèves d’une classe de CM1 parisienne (correspondance avec les élèves, textes et dessins des élèves, notes du maîtres, images et films vus par les élèves).

Ces documents consacrés à l’atelier peuvent être consultés à l’adresse suivante :
http://ouvrir.le.cinema.free.fr/pages/terrain/terrain.html

Le dossier complet (47 pages) ne peut pas être reproduit ici, mais le lecteur intéressé peut le consulter : en voici le sommaire :
- Pour commencer... : La connaissance par familiarité , La familiarité avec son propre regard
- La rencontre avec la Pédagogie institutionnelle : Présentation de la Pédagogie institutionnelle, Les points de repères théoriques ( La classe est un « collectif » - Sens, signification, valeur - La rencontre comme moyen de connaissance) et les liens de l’atelier avec la PI
- Présentation de travaux d’élèves : Ce que les élèves ont produit, Ce qui est marquant dans les écrits des élèves
- Proposition : Enseigner avec le cinéma / enseigner le cinéma

L’adresse de téléchargement de ce dossier est :
http://ouvrir.le.cinema.free.fr/pages/plumes/Enseigner_avec.pdf

Annick Bouleau, présidente de l’association Ansedonia.


[1ansedonia , 48 rue Polonceau - 75018 Paris - tél. : 01 42 52 34 76
http://ouvrir.le.cinema.free.fr/pages/presentation.html

[2ansedonia , 48 rue Polonceau - 75018 Paris - tél. : 01 42 52 34 76
http://ouvrir.le.cinema.free.fr/pages/presentation.html


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