Jean-Pierre Bellon, Bertrand Gardette - Éditions Fabert, 2010, 202 p
lundi
14 mars 2011
Le harcèlement est un mode d’agression difficile à repérer qui consiste en une répétition de petites brimades, moqueries, de petits actes de violence dont chacun peut apparaitre comme de peu d’importance. La forme la plus subtile, la plus invisible, du harcèlement est sans doute l’isolement. On imagine aussi souvent que derrière un mal, il y a un bien : l’agression vise à s’approprier un objet, ou est une réponse à un contexte particulier. La victime est souvent mise en cause : n’est-elle pas trop (...)
L’auteur de cet ouvrage a animé de nombreuses formations sur la prévention de la violence en établissement scolaire, et c’est un condensé de ces expériences qu’elle nous livre ici. Le propos s’appuie sur de brefs exemples de situations scolaires, est enrichi de nombreux outils pour en analyser les logiques, évaluer les réactions face à la violence, soutenir la réflexion pour mettre au point des outils. Dès la réflexion initiale sur la définition des actes violents, l’auteur privilégie une démarche (...)
Revue VEI-Diversité n° 147, décembre 2006, Scérén.
dimanche
6 mai 2007
Curieux titre, qui n’a pas seulement pour but d’éviter un énième « Prévenir la violence scolaire ». Disons d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une sécurité que l’école aurait à faire apprendre (comme la sécurité routière, c’est bien à celle-ci que Éduscol renvoie avant tout en réponse à une recherche sur ce mot). Il s’agit bien de la sécurité au sens de la garantie des biens et des personnes, dans leur intégrité physique et psychologique, garantie que l’école se doit d’assurer. Ce numéro a l’ambition d’élargir le thème de (...)
Dans cet ouvrage, André Legrand explore l’évolution du rapport de l’école à l’intervention judiciaire. « Les questions qui se posent au sein des établissements scolaires ne sont plus hors d’atteinte des tribunaux et cette évolution est très mal perçue dans les établissements scolaires. » Il détaille nombre d’affaires, connues ou peu médiatisées. Il en donne un récit toujours d’une très grande clarté, une mise en perspective historique et surtout, les significations actuelles globales par rapport à la place de (...)
Un nouvel ouvrage de cet éminent spécialiste des violences scolaires, qui sait allier avec à-propos la rigueur du sociologue, l’humour et la pédagogie du vulgarisateur avec les pointes d’agacement ou de révolte du militant. Éric Debarbieux dirige l’Observatoire international de la violence à l’école et poursuit, malgré le peu de moyens dont il dispose, des recherches essentielles sur le phénomène en France, mais aussi ailleurs (un long séjour brésilien, des enquêtes à Djibouti ou en Angleterre), afin de (...)
Pierre Merle, collection Éducation et Formation, PUF 2005.
samedi
4 février 2006
Injures diverses, copies rendues par ordre décroissant, lecture à haute voix des plus mauvaises, répartition géographique des élèves dans la classe en fonction des notes obtenues (une rangée de bons, une rangée de moyens, une rangée de mauvais), la liste est bien plus longue encore. Tous ces éléments peuvent nous sembler aujourd’hui disparus et relever des souvenirs des plus âgés d’entre nous mais le livre de Pierre Merle nous rappelle qu’ils sont encore une réalité. L’humiliation des élèves a seulement (...)
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Dans le même temps où Éric Debarbieux, directeur de l’Observatoire européen de la violence, met en place des conférences internationales sur "la violence à l’école et politique publique" des praticiens agissent. Comment faire devant la violence scolaire ? Ce livre est écrit à quatre voix : un commissaire, un juge des enfants, une clinicienne psychologue à la PJJ, et un proviseur. L’interpénétration de ces diverses institutions dans le domaine scolaire est-elle souhaitable ? Qui y (...)
Bien des lecteurs des Cahiers connaissent l’excellente revue Hommes et Migrations avec qui nous avions d’ailleurs publié le dossier "À l’école l’intégration". Après d’autres publications, elle s’attaque ici à son tour au thème de la violence urbaine. On retrouve ce qu’on appréciait dans les numéros précédents : débat ouvert à plusieurs problématiques et diversité des angles d’observation.
Le débat avance entre deux écueils : celui de la déploration qui ne voit plus le salut que dans une surveillance vigilante (...)
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Enseignants de collège, enseignants de lycée, conseillers principaux d’éducation, chefs d’établissement, nous avons probablement tous connu de ces élèves qui, un jour, disparaissent des salles de classe, de ces élèves dont nous savions les mauvaises fréquentations, dont nous devinions la situation familiale précaire, dont nous craignions la vulnérabilité, etc. Bref, nous pressentions que la rue délinquante allait gagner contre l’école républicaine. Pas toujours, mais parfois. Que (...)
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Nous avions ici parlé en termes très élogieux du premier tome de La violence en milieu scolaire. On lira avec intérêt ce second tome, écrit avec d’autres membres de l’équipe de chercheurs pilotée par E. Debarbieux, même s’il n’a pas un côté aussi novateur que les analyses percutantes proposées dans le tome I.
On retiendra cependant les vigoureuses alertes à propos de la montée des " tensions ethnicisantes " et de la tentation du " tout-répressif ". Certaines pages font froid dans le (...)
Un petit livre collectif, rédigé notamment par des membres de " Non-Violence Actualité " : Chronique sociale, Lyon, 1997, 142 pages
lundi
14 juin 1999
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Il nous montre comment on peut gérer et résoudre des conflits autrement que par des moyens violents et destructeurs. C’est la façon de gérer le conflit qui lui donne une valeur constructive ou destructrice. " Derrière chaque acte violent se cache un conflit latent ou exprimé qu’il faut décrypter si l’on veut tenter de rendre justice et d’avancer vers des solutions. "
On peut à partir de là analyser l’école et réfléchir à une éducation non-violente, une éducation à la résolution (...)
Michel Wievorka, Seuil, L’épreuve des faits, 1999, 345 pages
lundi
14 juin 1999
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L’intérêt majeur de cet ouvrage est de s’appuyer sur les enquêtes menées par les sociologues du CADIS à la RATP (une très riche évocation du travail des " médiateurs Grands Frères "), au Havre, dans la banlieue lyonnaise, à Strasbourg et à Saint-Denis. Ce travail de terrain est le substrat sur lequel s’appuie Michel Wievorka, coordonnateur de l’ensemble, dans ses analyses souvent prudentes et nuancées, qui débouchent implicitement ou non sur des propositions d’action.
Si le livre (...)