Ouvrage dirigé par Catherine Tauveron, Hatier 2002.
vendredi
18 février 2005
Voilà un ouvrage bienvenu au moment où les programmes de 2002 pour l’école primaire mettent l’accent sur la littérature, pour tous les cycles. Les auteurs partent du principe que le texte littéraire est « résistant », c’est-à-dire pose délibérément au lecteur des problèmes de compréhension et/ou d’interprétation, que le lire, c’est se livrer à un « jeu interactif » avec lui, et que cela exige des compétences particulières. Comment les faire construire par les élèves, c’est l’objet de ce livre.
Les auteurs (...)
La réussite et les échecs spécifiques de l’apprentissage de la lecture dépendraient de la force des associations qui peuvent se créer entre graphèmes et phonèmes et notamment de la « perception catégorielle », c’est-à-dire de la capacité de catégorisation des sons en classes phonologiques. Cette conclusion arrive au terme d’une discussion serrée des différentes hypothèses avancées par les chercheurs pour expliquer la dyslexie, définie comme une anomalie de la capacité d’identification des mots écrits : (...)
Sous la direction de Gérard Chauveau, Retz, 2001, réédition en 2003
lundi
19 avril 2004
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Gérard Chauveau, on le sait, se réclame de la psychologie cognitive culturelle de la lecture. La proposition générale qui fonde une telle approche est inspirée de Vygotski : l’écriture est « un système particulier de signes » et une « pratique sociale complexe ». Aussi découvrir le principe alphabétique et construire le système des correspondances entre phonèmes et graphèmes ne constitue-t-il qu’une partie de ce qu’il faut mettre en œuvre pour devenir lecteur. Les compétences (...)
Jean Ecalle et Annie Magnan, Armand Colin (Collection U), 2002.
vendredi
6 juin 2003
Chacun se croit autorisé à émettre des avis sur l’apprentissage de la lecture, de fustiger la « méthode globale » ou de vouer aux gémonies les ennemis de l’innovation... et à produire des ouvrages qui ne sont en fin de compte que des rationalisations de préjugés. Le livre de Jean Ecalle et Annie Magnan adopte une tout autre approche. Deux spécialistes de la psychologie cognitive du développement y passent en revue avec rigueur des recherches récentes sur l’apprentissage de la lecture, les unes (...)
Jacques Fijalkow, dont on connaît les travaux sur la lecture et plus généralement sur la « littératie », occupe une position originale parmi les psycholinguistes. Ce livre n’est pas consacré aux processus de lecture et d’apprentissage de la lecture. Ce n’est pas non plus un ouvrage de sociologie de la lecture, pas plus qu’un manuel sur la façon de l’enseigner. C’est une « réflexion sur », un « ouvrage au second degré ». Une interrogation sur les conditions de construction des connaissances sur la (...)
Vingt-cinq contributions souvent substantielles autour d’une expression faussement évidente qui recouvre des questions difficiles. Ce colloque permet d’abord de faire le point sur l’état du marché des théories : on saluera dans bien des contributions le passage d’un fantôme insaisissable, celui de la théorie du texte qui selon les auteurs désigne l’ensemble des théories de la littérature, le fait que l’on puisse théoriser sur les textes, la notion de littérarité des poéticiens et même... la description de (...)
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Le sous-titre désigne parfaitement l’objet de l’ouvrage : Des tests d’intelligence à l’évaluation du « savoir-lire », un siècle de polémiques. Les auteurs partent d’une étude de cas qu’ils détaillent suffisamment pour qu’on en comprenne les pratiques et les enjeux. En 1996, une grande enquête internationale, dans le cadre de l’OCDE, parvenait à la conclusion que 40 % des Français seraient incapables de déchiffrer un texte de quelques lignes et encore plus d’en comprendre le sens. Ils (...)
Anne Jorro, PUF, collection Éducation et formation
mercredi
12 avril 2000
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Anne Jorro s’intéresse ici au texte documentaire (à dominante géographique, historique, scientifique) dont elle cherche à comprendre comment des élèves de l’école primaire s’approprient la compréhension à partir des concepts d’intentionnalité et de conscience, de projet anticipant de compréhension et d’interprétation. La phénoménologie et l’herméneutique sont ici convoquées pour éclairer les mouvements du lecteur, la dimension questionnante forcément personnelle de sa pensée, conduisant (...)
Gérard Mauger, Claude F. Poliak, Bernard Pudal. Nathan, Essais et recherches, 1999, 446 p
lundi
14 février 2000
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Les travaux qui constituent l’objet de cet épais volume (lequel se lit cependant très facilement) participent d’un courant sociologique qui nous semble particulièrement fécond. Comme dans les enquêtes de Baudelot ou les recherches de Hébrard et Chartier, on s’intéresse ici aux pratiques de lecture dans leur complexité et leur richesse, loin des schémas réducteurs et des conceptions " lettrées " et esthétisantes qui isolent l’acte de lire de toute assise sociale et ignorent (...)
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On est plus d’une fois consterné quand on lit dans de bien mauvais livres les procès en sorcellerie qui sont intentés à Philippe Meirieu : n’est-il pas accusé de détruire la culture, brader les savoirs en introduisant dans l’école une " pensée unique " visant à normaliser les comportements et à soumettre ce qui reste de cette noble institution républicaine à la " barbarie douce " ? L’insulte supplée à l’analyse bien souvent, telle l’utilisation répétée du qualificatif " gourou " à (...)
Bernard Lahire, éditions la Découverte, 1999, 370 pages
lundi
14 février 2000
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Un ouvrage iconoclaste, qui fait nécessairement réagir. Le sociologue s’attaque ici au problème de l’illettrisme, ou plus exactement affirme qu’il s’agit d’un problème " fabriqué ". Analysant de nombreux textes, en particulier ceux d’ATD Quart Monde, qui sont à la base de la création du concept, mais aussi de l’AFL, de A. Bentolila, etc., sans craindre ce qu’on peut considérer comme des amalgames (les positions " lettrées " de D. Sallenave n’ont pas grand-chose à voir avec la (...)
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Savez-vous pourquoi les policiers se suicident davantage que la moyenne de la population, et pourquoi le nombre de prisonniers a doublé en vingt ans ? Parce que, dans le premier cas, le métier est particulièrement stressant, et, dans le second, à cause de la fameuse " montée de la délinquance " ? Vous n’y êtes guère. Les réponses sont plus complexes et ont plus à voir respectivement avec la composition sociologique du corps de métier (et par tranche d’âge, puisqu’il est vrai (...)