L’expérience décrite ici montre comment un dispositif construit sur la parole organisée permet à chacun de dépasser ses craintes et de partager sa réflexion, pour que la classe soit un lieu où chaque élève prend place et s’inclut dans un collectif d’apprentissage.
« La classe […] doit être un lieu de croissance […] où non seulement le maitre serait le parent, mais tous les élèves. Non pas dans la confusion des générations ou le copinage, mais sur la base d’une “façon d’être”, c’est-à-dire en considérant la (...)
La réflexion sur les projets d’orientation des élèves est souvent bien difficile, parce qu’on s’adresse à des adolescents peu enclins à se projeter sur le long terme, parce qu’on se limite souvent à un questionnement individuel. Entrainons les élèves dans des détours pour leur permettre de mieux de se connaitre, mieux se faire reconnaitre.
Lorsqu’un enseignant de collège est nommé professeur principal, il se trouve mis dans une position particulière où ses savoirs disciplinaires sont de peu de secours. (...)
Faire classe, dans une classe d’accueil, où les élèves viennent de toutes les cultures et parlent difficilement le français.
La classe d’accueil (CLA) dont j’ai la charge depuis de nombreuses années est une classe à géométrie variable : au fil de l’année scolaire, les élèves allophones suffisamment autonomes en français et capables de suivre en classe ordinaire quittent la CLA et sont bientôt remplacés par de nouveaux élèves nouveaux arrivants, débutants en français. Ainsi, en cette rentrée scolaire 2009 (...)
Une expression commune, usuelle, qui mérite d’être interrogée dans toute sa polysémie pour bousculer les malentendus qu’elle véhicule, entre élèves et enseignants, entre enseignants eux-mêmes.
En 2008-2009, pour commencer l’année scolaire avec les 4es, dans le but de resituer ou découvrir, c’est selon, la situation de communication [1], nous travaillions à partir d’un texte de Raymond Devos, Caen.
« Mais comment voulez-vous que je vous dise pour quand si vous ne me dites pas pour où ?
— Comment, vous ne (...)
OUVRAGES
Didier Anzieu, Le groupe et l’inconscient, l’imaginaire groupal, 3e édition, Paris, Dunod, 1999, 260 p.
La référence pour qui s’intéresse à la réalité psychologique des groupes humains. Didier Anzieu y développe la notion d’imaginaire groupal : le groupe a sa psychologie propre, différente, à certains moments, de celle des individus qui le composent ou qui s’y opposent. Il décrit les processus imaginaires qui sous-tendent la vie des groupes, comme l’illusion groupale, la résistance paradoxale (...)